Quel feu brûle sur les autels de mon cœur ?

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

Quel feu brûle sur les autels de mon cœur ?

 Le titre de ce message contient deux éléments importants que nous allons étudier et que l’on doit trouver dans chacune de nos vies : le feu et l’autel. Il ne peut y avoir de feu sans autel et la présence d’un autel, normalement, appelle le feu. Un autel consacré à l’Eternel où brûle le feu divin.

Autel, en Hébreu se dit : « mizbesch » sa racine vient d’un mot qui signifie immoler, égorger, sacrifier. Ce qui nous amène à l’ultime sacrifice, celui de Jésus sur l’autel du mont Golgotha ou la croix.

De tout temps des hommes ont élevé un autel dédié à un dieu ou une divinité. Le premier autel que trouvons dans la Bible est érigé par Noé après le déluge quand il sortit de l’arche. Il marque une reconnaissance et l’Eternel l’agrée par l’arc en ciel, signe d’une alliance : Noé bâtit un autel à l’Eternel ; il prit de toutes les bêtes pures et de tous les oiseaux purs, et il offrit des holocaustes sur l’autel.

L’Eternel sentit une odeur agréable, et l’Eternel dit en son cœur : Je ne maudirai plus la terre, à cause de l’homme, parce que les pensées du cœur de l’homme sont mauvaises dès sa jeunesse ; et je ne frapperai plus tout ce qui est vivant, comme je l’ai fait.                                                        Genèse 8 : 20et 21

J’ai placé mon arc dans la nue, et il servira de signe d’alliance entre moi et la terre.                                                                                                          Genèse 9 : 13

Dans la signification du mot feu nous trouvons : ardent, étincelant, brûler, embrasé, être embrasé.

La première manifestation du feu de L’Eternel nous la trouvons également comme signe d’une alliance : Et l’Eternel lui dit : Prends une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois ans, une tourterelle et une jeune colombe. Abram prit tous ces animaux, les coupa par le milieu, et mit chaque morceau l’un vis–à–vis de l’autre ; mais il ne partagea point les oiseaux.                                                                                            Genèse 15 : 9 et 10

Quand le soleil fut couché, il y eut une obscurité profonde ; et voici, ce fut une fournaise fumante, et des flammes passèrent entre les animaux partagés. En ce jour-là, l’Eternel fit alliance avec Abram.                  Genèse 15 : 17 et 18a

 

La Bible nous présente  deux sources de feu : celui de l'Eternel et celui de la chair.

Le premier, nous trouvons son origine dans l'arbre de  vie qui est Jésus. Il nous baptise d'Esprit-Saint et de feu.

Le deuxième provient de la désobéissance et de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. C'est à dire de l'adversaire, Satan lui-même et de la chair.

En Dieu il y a du feu, nous citons plusieurs références : La voix de l’Eternel fait jaillir des flammes de feu.                                                                             Psaume  29:7

Le mont Sinaï était tout en fumée, parce que le SEIGNEUR y était descendu dans le feu ; sa fumée montait comme celle d’un fourneau, et toute la montagne tremblait avec violence.                                                                                Exode 19 : 18

L’Eternel se manifeste à Moïse dans le feu : L’ange de l’Eternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d’un buisson. Moïse regarda ; et voici, le buisson était tout en feu, et le buisson ne se consumait point.                                                                                                                     Exode 3 : 2

 

Récemment, lorsque nous avons écouté le DVD sur le transhumanisme, l'auteur nous a parlé de Prométhée et de la société prométhéenne. Dans la mythologie grecque Prométhée est présenté comme le dieu du feu. Son nom signifie « transmetteur de feu aux humains » Bien sûr il s’agit d’un faux feu ou d’un feu diabolique qui fait suite aux paroles du serpent adressées à Adam et Eve : vous serez comme Dieu.

L’un de ces deux feux brûle sur l'autel de nos cœurs, c'est à chacun d'entre nous de discerner lequel de ces deux feux nous anime.

Dans le tabernacle, construit par Moïse sur l’ordre de l’Eternel, il y avait deux autels : l’autel des sacrifices et l’autel des parfums. Bien sûr ces deux autels  étaient consacrés à l'Eternel par le sang et l'onction d’huile.

Moïse prit la moitié du sang, qu’il mit dans des bassins, et il répandit l’autre moitié sur l’autel.                                                                                      Exode 24:6

Tu oindras l’autel des holocaustes et tous ses ustensiles, et tu sanctifieras l’autel ; et l’autel sera très saint.                                                          Exode 40:10

Nous remarquons que le sang précède toujours l’onction ou l’huile qui est un symbole du Saint-Esprit. Le Saint-Esprit vient dans un cœur et y demeure à condition que le sang de Jésus soit présent et honoré. C'est-à-dire dans un cœur purifié et consacré, ensuite le Saint-Esprit le sanctifie afin de glorifier Jésus.

Le feu de l’Eternel est tombé sur le premier holocauste offert par les sacrificateurs : Le feu sortit de devant l’Eternel, et consuma sur l’autel l’holocauste et les graisses. Tout le peuple le vit ; et ils poussèrent des cris de joie, et se jetèrent sur leur

face.                                                                         Lévitique 9 24

Quelques siècles plus tard, lors de la consécration du temple construit par Salomon, l’Eternel a renouvelé son feu sur le premier holocauste offert : Lorsque Salomon eut achevé de prier, le feu descendit du ciel et consuma l’holocauste et les sacrifices, et la gloire de l’Eternel remplit la maison.

                                                                                                          2 Chroniques 7 : 1

Dans le premier exemple nous constatons que le feu de l’Eternel se voit, il provoque la joie. Dans le deuxième exemple, il amène la gloire. Elle était si intense que les sacrificateurs ne purent tenir dans le temple.

Avec l’autel des parfums le feu utilisé devait provenir uniquement du feu de l’autel des sacrifices ou le feu du l’Eternel.

 

Aujourd’hui le tabernacle de Moïse, ainsi que le temple de Salomon ou temple de pierre n’existent plus. Nous sommes au temps des temples de chair. Nous, qui avons accepté Jésus comme sauveur et Seigneur et qui sommes réconciliés avec le Père, nous sommes devenus le tabernacle vivant ou le temple de chair où réside la présence de Dieu, sa gloire ainsi que son feu.

Dans notre cœur se trouve également deux autels : l'autel du sacrifice et l'autel des parfums. Que devons-nous y offrir aujourd’hui puisqu’il n’y a plus besoin de sacrifice de sang. La réponse se tient dans un verset pour l’autel des sacrifices : Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable (ou spirituel selon les traductions)                                                                                           Romains 12 : 1

Et dans ce verset pour l’autel des parfums : Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est–à–dire le fruit de lèvres qui confessent son nom.                                                                                                    Hébreux 13 : 15

Attention au feu profane ou à la contrefaçon : Les fils d’Aaron, Nadab et Abihu, prirent chacun un brasier, y mirent du feu, et posèrent du parfum dessus ; ils apportèrent devant l’Eternel du feu étranger, ce qu’il ne leur avait point ordonné. Alors le feu sortit de devant l’Eternel, et les consuma, ils moururent devant l’Eternel.                                                 Lévitique 10 : 1 et 2

Quel est l’origine du feu utilisé par les fils d’Aaron ? l’alcool : L’Eternel parla à Aaron, et dit : Tu ne boiras ni vin, ni boisson enivrante, toi et tes fils avec toi, lorsque vous entrerez dans la tente d’assignation, de peur que vous ne mouriez, ce sera une loi perpétuelle parmi vos descendants, afin que vous puissiez distinguer ce qui est saint de ce qui est profane, ce qui est impur de ce qui est pur.                                                                         Lévitique 10 : 8 à 10

Aujourd’hui, cette contrefaçon du feu de Dieu existe toujours. Il se manifeste par l’alcool, la colère, la désobéissance à la Parole de Dieu, la pratique de l’idolâtrie, le culte du moi, l’amertume, le non pardon, le jugement, la malédiction que nous attirons sur nos vies par nos paroles négatives, l’attachement que l’on porte à Star Wars, par exemple, etc.

 

Le feu de Dieu ne vient pas sur un autel dressé pour un faux dieu

 

 Elie dit aux prophètes du Baal : Choisissez-vous un taureau, préparez-le les premiers, car vous êtes les plus nombreux ; invoquez le nom de votre dieu, mais ne mettez pas le feu. Ils prirent le taureau qu’on leur donna et le préparèrent ; et ils invoquèrent le nom du Baal, depuis le matin jusqu’à midi, en disant : Baal, réponds–nous ! Mais il n’y eut ni voix ni réponse. Et ils sautaient devant l’autel qu’on avait fait.  A midi, Elie se moqua d’eux ; il dit : Criez à pleine voix, puisqu’il est dieu ! Il doit penser à quelque chose, ou bien il est occupé, ou encore il est en voyage ; peut–être qu’il dort et qu’il va se réveiller ! Ils crièrent à pleine voix et ils se firent, selon leur règle, des incisions avec des épées et avec des lances, jusqu’à ce que le sang coule sur eux. Lorsque midi fut passé, ils se mirent à faire les prophètes jusqu’à l’heure de la présentation de l’offrande. Mais il n’y eut ni voix, ni réponse, ni signe d’attention.                                                        1 Rois 18 : 25 à 29

 

Le feu de Dieu ne descend pas sur un autel brisé

 

Elie dit alors à tout le peuple : Approchez-vous de moi ! Tout le peuple s’approcha de lui. Et Elie rétablit l’autel de l’Eternel, qui avait été renversé. Il prit douze pierres d’après le nombre des tribus des fils de Jacob, auquel l’Eternel avait dit, Israël sera ton nom ; et il bâtit avec ces pierres un autel au nom de l’Eternel. Il fit autour de l’autel un fossé de la capacité de deux mesures de semence.                                                                   1 Rois 18 : 30 à 32

Au moment de la présentation de l’offrande, Elie, le prophète, s’avança et dit : Eternel, Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël ! que l’on sache aujourd’hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur, et que j’ai fait toutes ces choses par ta parole ! Réponds-moi, Eternel, réponds-moi, afin que ce peuple reconnaisse que c’est toi Eternel, qui es Dieu, et que c’est toi qui ramènes leur cœur ! Et le feu de l’Eternel tomba, et il consuma l’holocauste, le bois, les pierres et la terre, et il absorba l’eau qui était dans le fossé. Quand tout le peuple vit cela, ils tombèrent sur leur visage et dirent : C’est l’Eternel qui est Dieu ! C’est l’Eternel qui est Dieu !                                        1Rois 18 : 36 à 39

Avec ces paroles prononcées par le peuple, nous constatons que le feu de Dieu donne le discernement, la crainte de Dieu et la révélation du vrai Dieu.

 

Dans le tabernacle dressé par Moïse, il fallait entretenir le feu, mettre du bois en quantité suffisante afin qu’il ne s’éteigne jamais et enlever les cendres chaque matin. Comme nous l’avons constaté ci-dessus a été renouvelé lors l’inauguration du temple érigé par Salomon.

Il en est de même dans nos vies, notre feu a besoin d’être renouvelé. Attention à la routine, à la tiédeur qui constamment cherche à pointer leur nez.

 

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