Dieu, prends ma vie, je mets fin à mes jours…

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

 

Je suis né en 1956. J'ai grandi dans une famille sans grands problèmes et il serait faux de dire que j'ai vécu une enfance malheureuse. Dans le village où j'ai grandi, il y avait tant d'églises de toutes dénominations, qu'elles devaient certainement être plus nombreuses que les bistrots. Elles ne m'intéressaient pas, je préférais les bistrots. Passionné de bagnoles comme la plupart des garçons de mon âge, j'ai fait un apprentissage de mécanicien sur autos pendant quatre ans, pensant trouver ma voie…Durant mon apprentissage, un nouvel apprenti, Philippe, commença lui aussi ce métier. On s'entendait bien, même si chacun avait sa passion. Si lui, était passionné par les autos et la musique, (il est devenu chanteur…), de mon côté je préférais faire la fête, boire plus que raison, fumer de la drogue et à toucher à tout ce qui pouvait me procurer du plaisir, ces passions allaient me conduire vers la souffrance et le malheur. J'ai terminé mon apprentissage et mes illusions d'avoir entrepris le plus beau métier du monde se sont vite estompées et ont fait place à la dure réalité : « Quoique tu fasses il faut bosser pour gagner ta croute ». Alors j'ai quitté le monde de l'automobile et j'ai perdu de vue mon ami Philippe, que j'allais retrouver bien des années plus tard dans des circonstances aussi étonnantes qu'imprévues…

En 1980, je me suis marié, en pensant que c'était pour la vie. Nous avons eu trois enfants, les plus beaux du monde. J'étais émerveillé de la naissance des mes trois enfants: ils devenaient ma raison de vivre. Mon caractère curieux, une soif de vivre quelque chose de grand et de fort m'ont conduit sur les chemins, de la drogue, du sexe, de l'alcool et des sciences occultes ….. J'ai lu des tas de livres là-dessus. Je suis allé voir des gourous, des sectes. J'ai fait des expériences qui m'ont terrifié et j'ai acquis un certain pouvoir que je ne savais pas venir tout droit de l'enfer. Tout cela me passionnait et me faisait peur à la fois. Je savais que ces choses n'étaient pas bonnes mais je les faisais quand même. Je ne faisais pas le bien que je voulais faire et je faisais le mal que je ne voulais pas faire…C'était terrible…Tout ça n'arrangeait rien à notre couple qui battait déjà de l'aile…. j'en souffrais terriblement, mais je ne savais que faire… j'étais désespéré… Un jour, en 1991, la mère de mes enfants m'a annoncé qu'elle me quittait. Tout était fini. Une tristesse indéfinissable s'emparait de mon cœur, mais elle fut bien vite remplacée par une consolation : je pourrais enfin vivre librement, faire la fête comme je l'entendais, fumer tous les pétards que je voulais et boire à ma guise : Maigre consolation qui allait m'entraîner rapidement dans les profondeurs des ténèbres et de la détresse. Seul dans mon appartement, je pleurais toutes les larmes de mon corps sur cette vie gâchée et perdue qu'était la mienne. Seule la présence de mes enfants me donnait la force de continuer à vivre et à continuer. Mais à continuer quoi ???



Un après-midi d'août 1992, alors que je chargeais ma voiture pour partir en vacances avec mes enfants, une voiture s'arrête près de moi et qui vois-je, mon ami, Philippe, l'autre apprenti. Après toutes ces années, le voilà qui réapparaissait dans ma vie. Quand je lui ai dit que j'étais sur le point de divorcer, il m'a regardé droit dans les yeux et m'a dit : « Jésus peut changer ta vie ! » Mes amis, quelle audace, quelle folie, me dire ça en pleine rue, à moi, l'incroyant, l'infidèle, le rebelle. Non mais ça va pas la tête ? Il a eu de la chance que j'avais les mains occupées…. Non mais des fois…! Il m'a encore dit qu'avec Jésus, on pouvait tout recommencer…Moi, recommencer ? Ça va pas ??? Je vis une galère et lui me parle de recommencer…. ? Non merci j'en avais déjà bien assez comme ça ! Puis rentré de vacances, je suis allé chez lui car il m'avait invité pour partager son repas. Bien sûr, je m'attendais à entendre parler de Jésus au moins durant une heure, mais j'en ai entendu parler durant DEUX heures….Deux heures durant lesquelles Philippe m'expliquait qui était Jésus, ce qu'il faisait. Il me témoignait de choses vécues avec Lui. Quand je suis reparti, j'étais quand même perplexe : et si c'était vrai tout ça ? Philippe avait suscité en moi le désir de prier et de connaître Jésus. Je commençais à prier, à méditer, je fumais et buvais un peu moins : Dieu m'aidait quand même un peu dans ma galère. Mon esprit était occupé par autre chose que par mes crises de lamentations sur moi-même. Mais, le mercredi soir 14 octobre 1992, tout est revenu comme avant : la drogue, l'alcool, les désirs sexuels, le désespoir. Je n'en pouvais plus, j'étais à bout de souffle.



C'est alors que je décidai d'en finir avec la vie. Même mes enfants ne me retenaient plus. Plus rien ne me retenait. Le trou dans lequel j'étais tombé était trop profond. Il n'existait pas de corde assez longue pour venir me chercher et il n'existait pas de lumière assez forte pour chasser les ténèbres qui m'entouraient…C'était la fin. Je quitterai ce monde sans aucun regret. J'avais tout essayé, même Dieu. Alors, la peur au ventre, les yeux pleins de larmes comme jamais, je suis tombé à terre sur mes genoux, j'ai levé le poing vers le ciel et j'ai adressé cette prière à Dieu : « Dieu, si tu existes, si tu es aussi puissant que le dit mon copain Philippe, alors je te pose un défi. De ma vie je n'en veux plus, alors prends-la ou je mets fin à mes jours. Je te donne jusqu'à samedi midi. Amen. » Puis j'ai attendu. Il ne s'est rien passé. J'avais perdu mon défi. J'avais osé défier Dieu et il ne m'avait pas répondu. Tout était dit. Samedi à midi, je mettrai fin à mes jours. Mais, le lendemain, Philippe me téléphonait et m'invitait à l'accompagner dans son église à l'occasion d'une soirée d'évangélisation donnée par un prédicateur de passage. C'est bien la première fois que j'allais mettre les pieds dans une église évangélique, sans aucun soupçon de ce qui m'attendait ….

C'était la première fois que j'entendais prêcher l'Évangile. Le gars parlait de l'amour de Jésus mort sur une croix pour payer les fautes de chacun, pour payer MES fautes. Il disait aussi que Jésus allait revenir et que l'on devait être prêt et que si on ne l'était pas, il serait trop tard. Il disait encore que Jésus pouvait changer les vies. J'étais profondément touché par ses paroles, comme hypnotisé. Tout mon être vibrait. Quelque chose que je ne connaissais pas est venu sur moi. C'était bon. Merveilleux. J'étais troublé jusqu'au plus profond de mon être. J'avais envie de pleurer, mais j'étais bien trop orgueilleux pour lâcher mes larmes au milieu de toutes ces personnes. Puis il a fait un appel : « Que ceux qui veulent donner leur cœur au Seigneur Jésus lèvent la main et s'avancent. » Sans réfléchir, comme poussé par je ne sais quoi, j'ai levé la main et une force invisible m'a poussé à m'avancer. Le prédicateur a prié pour moi et en me regardant droit dans les yeux m'a dit : « Toi, ta vie va changer… » Ce soir là, j'ai été délivré instantanément de la drogue et de l'alcool.



Le lendemain, en regardant dehors, il me semblait que le décor avait changé. Le ciel, les oiseaux, les arbres avaient changé. Mais en fait c'est moi qui avais changé. Mon désir de suicide a été effacé de ma mémoire. Je ne voyais plus le monde comme avant. Tout avait changé. Je priais Dieu et enfin ma vie avait un sens. A mon tour je parlais de Jésus autour de moi. Parfois, on se moquait de moi, parfois on m'écoutait. Je n'avais plus que ça en tête : parler de Jésus. A tous ceux que je rencontrais, je leur parlais de Jésus. Je leur racontais les merveilles qu'il accomplissait dans ma vie. Je leur disais que s'il agissait dans la mienne, il n'y avait aucune raison qu'il n'agisse pas dans la leur. Et il le faisait : j'ai vu des gens donner leur cœur au Seigneur. J'ai vu des gens être guéris, retrouver un sens à leur vie, j'en ai vu d'autres se moquer et rire de moi. Mais cela m'était égal. Je revenais d'un trou trop sombre et trop profond pour me soucier de leur moquerie. L'amour de Dieu qui avait chassé les ténèbres qui m'entouraient était si fort en moi, que je ne voulais plus me taire.



Puis en 1995, après que Dieu m'ait restauré, j'ai rencontré Angéline que j'ai épousé l'année suivante. Elle est née en 1959 et, délaissée par le père de ses enfants, elle est restée seule avec ses deux enfants durant neuf années avant que nous nous rencontrions. Nous avons la même passion pour Jésus, dès lors nous n'avons qu'un seul but: parler de Lui. Nous tentons de saisir toutes les occasions de témoigner de l'amour de Dieu autour de nous. Nous avons eu l'occasion de témoigner, dans les églises, les groupes de jeunes et même plusieurs fois à la télévision. Ensemble, nous avons vu des miracles se produire sous nos yeux. Une femme a été guérie de la gangrène, une autre a retrouvé l'usage de son œil perdu. Bien sûr, il n'est pas toujours facile de vivre dans une famille recomposée, mais là encore nous voyons la main de Dieu agir et nous ne pouvons qu'encourager les personnes concernées à placer leur confiance en Lui, à ne regarder qu'à Lui, à Lui faire confiance quelles que soient les circonstances. En 2006, afin de témoigner que Dieu agit encore aujourd'hui au plus grand nombre, nous avons créé le site internet.



En avril 2008, j'ai quitté mon activité lucrative pour répondre à l'appel de Dieu pour le servir à temps plein. C'est ainsi qu'un mois plus tard, nous avons été invités en Afrique pour une tournée d'évangélisation et d'enseignements. Depuis nous y sommes retournés plusieurs fois, et à chaque fois Dieu a confirmé la prédication de sa parole par des signes et des miracles qui nous accompagnaient. Nous partirons encore pour une autre mission, mais cette fois en terre canadienne, convaincus que Dieu nous y appelle pour y accomplir ce à quoi Il nous appelle : témoigner encore et toujours….

MichelBeguelin

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Publié dans Témoignages

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