Il existe différentes sortes de visions

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

Il existe différentes sortes de visions

(Kenneth Hagin)

1) La vision spirituelle

Il y a ce que le Seigneur appelait la vision spirituelle : on a une vision en esprit, autrement dit on voit en esprit.

Ainsi en fut-il de Paul sur le chemin de Damas. Alors qu'il était en route, bien déterminé à persécuter les chrétiens, une lumière d'un éclat supérieur à celui du soleil l'enveloppa soudain... Il entendit une voix qui lui disait :

"Saul, Saul ! Pourquoi me persécutes-tu ? "Qui es-tu Seigneur ? demanda-t-il. Et le Seigneur répondit : "Je suis Jésus que tu persécutes..."                                      Actes 9:4-5

En faisant le récit de cette expérience, Paul précise qu'il était aveugle, que ses yeux étaient dans l'incapacité de voir. Ce n'est donc pas avec ses yeux de chair qu'il vit le Seigneur. Non, il le vit dans la dimension spirituelle.

Dans le même chapitre des Actes, le Seigneur s'adresse à Ananias, simple disciples de jésus à Damas : Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananias. Le Seigneur lui dit dans une vision : Ananias ! Il répondit : Me voici, Seigneur ! Et le Seigneur lui dit : Lève–toi, va dans la rue qu’on appelle la droite, et cherche, dans la maison de Judas, un nommé Saul de Tarse. Car il prie, et il a vu en vision un homme du nom d’Ananias, qui entrait, et qui lui imposait les mains, afin qu’il recouvre la vue. Actes 9:1o à 12


Ananias sortit ; et, lorsqu’il fut arrivé dans la maison, il imposa les mains à Saul, en disant : Saul, mon frère, le Seigneur Jésus, qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m’a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint–Esprit.
                                                                                                                                            Actes 9:17


Ananias confirme bien que Jésus est apparu à Saul et que Saul l'a vu, tout aveugle qu'il fût. Cette vision était d'ordre spirituel. Paul a vu Jésus avec les yeux de l'esprit. Tel est le premier genre de vision, au niveau le plus élémentaire.


2) La vision en extase

Dans le second type de vision d'un degré plus élevé, on tombe en extase, m'expliqua Jésus. Par exemple, lors du premier séjour de Paul à Jérusalem : De retour à Jérusalem, comme je priais dans le temple, je fus ravi en extase, et je vis le Seigneur qui me disait : Hâte–toi, et sors promptement de Jérusalem, parce qu’ils ne recevront pas ton témoignage sur moi.                                                                  Actes 22:17-18

Notons-le bien : Paul dit qu'il fut ravi en extase.

Quand on est en extase, toute activité sensorielle est momentanément suspendue. On n'a plus conscience du lieu où l'on se trouve, ni de tout ce qui est du domaine sensible. Cela ne veut pas dire que l'on est inconscient. On est simplement plus conscient des réalités spirituelles que physiques.
Le dixième chapitre des Actes nous relate la vision de Pierre, où le Seigneur lui ordonna d'aller porter l'Evangile aux païens. Pierre était allé prier sur la terrasse et là, il eut une extase : Il eut faim, et il voulut manger. Pendant qu’on lui préparait à manger, il tomba en extase.  Il vit le ciel ouvert, et un objet semblable à une grande nappe attachée par les quatre coins, qui descendait et s’abaissait vers la terre

                                                                                                                                                   Actes 10:10

Il vit le ciel ouvert. Il voyait dans le domaine spirituel. Il est clair, d'après la Parole de Dieu, que Pierre comme Paul furent ravis en extase, et pénétrèrent dans le monde spirituel. Tel est le second degré de vision.


3)  la   vision ouverte :

Le troisième type de vision représente vraiment le degré supérieur, et pourrait s'appeler vision ouverte, en ce sens que les organes des sens fonctionnent normalement. On a les yeux ouverts. On est en pleine possession de ses moyens physiques et, en même temps, on voit dans la dimension spirituelle.

C'est ce genre de vision que j'ai expérimenté, lorsque Jésus est entré dans ma chambre d'hôpital. J'ai entendu ses pas. Je l'ai vu pénétrer dans la chambre aussi distinctement que n'importe quelle autre personne. Je l'ai vu s'asseoir à côté de mon lit. J'ai entendu sa voix aussi nettement que n'importe quelle voix humaine.

Au cours de cet entretien au sujet de mon ministère et des dons de révélation, Jésus évoqua les prophètes de l'Ancien Testament, appelés "voyants", qui connaissaient et voyaient les choses surnaturellement.
Il me remit en mémoire l'épisode où le jeune Saül cherchait les ânes de son père. (1 Sa 9). Lorsque Saul s'enquit d'eux, on lui suggéra d'aller consulter le prophète qui saurait certainement où ils se trouvaient. Saul s'en vint donc voir le prophète Samuel, et s'entendit dire que les ânes étaient retrouvés depuis trois jours, et qu'on était maintenant parti à sa recherche. Samuel avait une connaissance surnaturelle de ces faits : Les ânesses de Qish, père de Saül, s’égarèrent ; Qish dit à Saül, son fils : Prends avec toi l’un des serviteurs, je te prie, et va rechercher les ânesses. Ils étaient arrivés au pays de Tsouph, lorsque Saül dit à son serviteur qui était avec lui : Viens, retournons, de peur que mon père, cessant de penser aux ânesses, ne soit en peine de nous. Il lui répondit : Il y a justement dans cette ville un homme de Dieu, un homme considéré ; tout ce qu’il dit arrive. Allons–y maintenant ; peut–être nous indiquera–t–il le chemin que nous devons prendre.                                                                                                 1 Samuel 3- 5 et 6

Samuel demanda ensuite à Saul d'attendre, car il avait aussi une parole de sagesse concernant le dessein de Dieu à son égard. Et c'est alors que Saul fut oint comme premier roi d'Israël.

Samuel ne connaissait pas, bien entendu, le lieu où se trouvaient tous les ânes égarés d'Israël. Ils pouvaient être nombreux à l'époque ! Mais Dieu avait un plan en lui faisant cette révélation à ce moment précis : cela concernait le futur roi d'Israël.

Je fis halte, un jour, avec un pasteur, pour visiter sa nouvelle église en construction. La visite terminée, nous nous dîmes au revoir, et, au moment où nous prenions place dans nos voitures respectives, la Parole de Dieu me fut adressée, me demandant d'avertir ce pasteur qu'il ne vivrait plus très longtemps, à moins qu'il ne se corrige sur trois points : son régime alimentaire, ses affaires financières, et son manque d'amour envers les frères.

J'allais le lui dire, lorsque quelqu'un monta s'asseoir près de lui, et commença à lui parler. Je revins donc dans ma voiture, et me mis à tenir ce raisonnement : il n'acceptera probablement pas ce conseil venant de moi. Puisqu'il n'a pas une attitude d'amour envers les frères, il pourrait même me donner une gifle. J'en étais là de mes réflexions, éludant le vrai problème, quand le pasteur partit, sans que je lui aie transmis ce que le Seigneur m'avait communiqué pour lui.

Je ne l'ai jamais revu : il est mort trois ans après cet incident.
Partout où je passe, je lis les Ecritures concernant les dons des ministères.

D'abord : Et Dieu a établi dans l’Eglise premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont le don de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues.                                               1 Corinthiens 12:28

...ici il est dit que c'est Dieu qui a établi ces ministères dans l'Eglise.

Le quatorzième chapitre de 1 Corinthiens traite du discours du prophète, et également des langues et de leur interprétation :  En  est–il qui parlent en langue, que deux ou trois au plus parlent, chacun à son tour, et que quelqu’un interprète ;  s’il n’y a point d’interprète, qu’on se taise dans l’Eglise, et qu’on parle à soi–même et à Dieu. Pour ce qui est des prophètes, que deux ou trois parlent, et que les autres jugent ; et si un autre qui est assis a une révélation, que le premier se taise.                           1 Corinthiens 14:27-30


Et si un autre qui est assis a une révélation, que le premier se taise.
La plupart des églises du Plein Evangile ou Charismatiques permettent la libre expression du don des langues et d'interprétation, dans leurs réunions, mais beaucoup d'entre elles sont restées méfiantes à l'égard du ministère de prophète. Cependant, tout cela figure dans le même chapitre de la Bible. Si l'on omet l'un, pourquoi pas l'autre ?

A ce propos, le Seigneur m'a dit que, si une église n'acceptait pas mon ministère de prophète, je devrais poursuivre mon chemin en secouant contre elle la poussière de mes pieds, car le temps est court, et il faut faire vite, en ces derniers jours. Il me cita : Car c’est le moment où le jugement commence par la maison de Dieu. Or si c’est par nous qu’il débute, quelle sera la fin de ceux qui refusent d’obéir à la bonne nouvelle de Dieu ? Et si le juste n’est sauvé que difficilement, que deviendra celui qui est impie et pécheur ?                                                                                                                         1 Pierre 4:17-18

Et il ajouta que, si une église n'acceptait pas le ministère de prophète, c'est qu'elle n'acceptait pas sa Parole, et que, si un pasteur refusait ce message, le jugement viendrait sur lui.

Quant à moi, lorsque je recevrai une révélation ou un message pour un pasteur, je devrai le transmettre. Que le message soit destiné à toute une assemblée ou à une seule personne, je devrai le transmettre.
D'aucuns pensent que la prophétie individuelle n'est pas scripturaire. Autrement dit, ils ne croient pas qu'un prophète puisse recevoir un message à l'intention d'une personne. Luc raconte pourtant : Nous partîmes le lendemain, et nous arrivâmes à Césarée. Etant entrés dans la maison de Philippe l’évangéliste, qui était l’un des sept, nous logeâmes chez lui. Il avait quatre filles vierges qui prophétisaient. Comme nous étions là depuis plusieurs jours, un prophète, nommé Agabus, descendit de Judée,  et vint nous trouver. Il prit la ceinture de Paul, se lia les pieds et les mains, et dit : Voici ce que déclare le Saint–Esprit : L’homme à qui appartient cette ceinture, les Juifs le lieront de la même manière à Jérusalem, et le livreront entre les mains des païens.                                                           Actes 21:8-11

L'un des aspects du ministère de prophète est de parler au nom de Dieu. Dans les Ecritures citées ci-dessus, Agabus n'a pas dit à Paul de ne pas aller à Jérusalem. Il lui a simplement prédit ce qui allait s'y passer. Et les évènements ont confirmé son message.
Ce don permet d'aider les gens, en les préparant aux évènements qui vont survenir. Bien des fois, le Seigneur m'a donné des révélations en ce sens, et cela a été une aide et une bénédiction pour les personnes concernées. Combien avons-nous besoin de ce genre de manifestation de l'Esprit de nos jours !

"Si une personne, une église ou un pasteur n'accepte pas le message que je t'aurai donné pour eux, tu n'en seras pas responsable, me dit Jésus. Ils en porteront eux-mêmes la responsabilité. Certains serviteurs de Dieu n'accepteront pas, et s'écrouleront morts, en chaire."

Je le raconte à contrecœur, mais c'est vraiment arrivé dans un lieu où je prêchais. Deux semaines après la mission, le pasteur est tombé mort en chaire. J'avais quitté cette église en pleurant. J'en ai parlé au pasteur de ma mission suivante, et c'est exactement ce qui est arrivé très peu de temps après. Quelle explication donner à cela ? C'est que cet homme avait refusé le message que le Saint-Esprit m'avait chargé de lui transmettre.

Certains pensent que nous n'avons plus besoin de ce ministère de prophète en ce temps de grâce du Nouveau Testament, puisque, tous, nous avons le Saint-Esprit. (Nous avons une mesure de l'Esprit quand nous naissons de nouveau).

Dans l'Ancien Testament, fit remarquer Jésus, les laïques n'avaient pas le Saint-Esprit. Seuls, les prêtres, les rois et les prophètes recevaient son onction pour assumer leurs charges. Mais le fait d'avoir reçu le SAINT-ESPRIT n'empêchait pas les rois et les prêtres d'aller consulter les prophètes. Car on peut très bien avoir le SAINT-ESPRIT et ne pas exercer les dons de révélation.

Le témoignage intérieur

Au cours de cet entretien sur le ministère du prophète, le Seigneur me rappela également une lettre d'invitation à une réunion, que j'avais reçue la veille de mon accident. Elle provenait d'une église importante. Bien que je n'aie demandé aucune rémunération, on m'avait promis une généreuse somme d'argent. Et justement, j'avais grand besoin d'argent à ce moment-là. (Comme il faut être vigilant pour ne pas agir en fonction de ce qui nous arrange !) J'avais décidé d'écrire à ce pasteur que j'acceptais sa proposition. Mais, chaque fois que je pensais à ce projet, j'éprouvais comme un malaise au niveau de l'esprit. J'ai compris, par la suite, que c'était un avertissement pour m'inciter à ne pas y aller. C'était comme un feu rouge placé là par le Saint-Esprit. Le Seigneur ne voulait pas que je me rende dans cette église, car le pasteur n'aurait pas accepté mon ministère, et j'aurais perdu mon temps. Au cours de cette vision, Jésus me le confirma. "Ne va pas dans cette église".

Il me remit ensuite en mémoire une autre invitation venant d'une petite église. Le pasteur m'avait demandé de venir, "si jamais Dieu m'y conduisait..." Je l'avais presque oublié, mais cela me revenait à la pensée, de temps en temps dans la prière. J'en éprouvais chaque fois un sentiment agréable, comme un feu vert en esprit : j'étais poussé à y aller. Jésus m'expliqua que c'était le témoignage intérieur de l'esprit, l'intuition de l'esprit. Dieu ne nous conduit pas en se servant du ministère de prophète, mais il nous conduit habituellement par le Saint-Esprit, au travers du témoignage intérieur de notre esprit. Et c'est à la portée de tout croyant.

Assis près de mon lit, le Seigneur me dit : "Si tu apprends à suivre ce témoignage intérieur, je t'aiderai dans tous les domaines de ta vie. Si mes enfants veulent bien m'écouter, je les rendrai prospères. Je ne suis pas opposé au fait qu'ils soient riches, je suis opposé à ce qu'ils éprouvent de la convoitise".

J'ai appris à suivre ce témoignage intérieur. Cela m'a apporté de grandes bénédictions dans toutes les sphères de mon existence. Je priais un jour, avec un pasteur, au sujet d'une décision qu'il avait à prendre. Il ne m'avait pas précisé exactement de quoi il s'agissait. Pendant la prière, je me mis à réciter à haute voix un psaume qui était un message pour lui. Ce psaume exprimait ce qu'il avait pensé et espéré. Il reprenait mot à mot ce qu'il venait de dire à sa femme. Ce pasteur avait un témoignage intérieur dans son cœur, mais il n'en était pas certain. Ce message lui apportait la confirmation dont il avait besoin, et le déchargeait d'un grand fardeau.

Jésus termina la conversation par ces mots : "Sois fidèle, accomplis pleinement ton ministère, car le temps est court."

Il se leva ensuite, contourna le lit, se dirigea vers la porte, l'ouvrit et sortit, la laissant légèrement entrebâillée.

J'entendis le bruit de ses pas s'éteindre progressivement dans le corridor, tout comme je les avais entendus s'approcher une heure et demie auparavant.

 

Publié dans Parolevivante

Commenter cet article