Dégageons les parfums du royaume de Dieu

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

mots clés: parfum- feu- Saint-Esprit- vie- mort- pureté- coeur

Aujourd'hui, nous sommes ses sacrificateurs, dans le monde, porteur du parfum de Christ, et non plus ce qu’il symbolisait.  Nous répandons ce parfum là où nous sommes, là où nous allons. À condition d'avoir le feu de Dieu en nous, c'est-à-dire le Saint-Esprit et son feu et bien sûr d’avoir accepté Jésus comme le Sauveur et le Seigneur de notre vie.

Car nous ne falsifions point La parole » ou nous ne galvaudons pas la Parole, ou « nous ne falsifions pas la parole  (version Darby)                                                         2 Corinthiens 2 -- 17

 Falsifier vient d'un mot grec « kapeleuo» qui vient de «kapelos» et signifie : revendeurs, faire du commerce  avec la parole de Dieu, corrompre, galvauder, frelater, faire un gain sordide en fournissant n'importe quoi, les colporteurs avaient l'habitude de falsifier leurs produits pour l'amour du gain. Certains agissent de même avec la Parole de Dieu

 C'est-à-dire que nous devons annoncer la parole de Dieu en toute sincérité et comme venant de Dieu. Nous sommes responsables devant lui. Nos vies doivent être alignées sur la Parole de Dieu, en la mettant en pratique.

À partir de ce moment-là, le parfum qui se dégage de nos vies, ou plutôt le parfum que le Saint-Esprit libère de nos vies, sera un parfum de vie, qui provoque la vie, pour ceux qui acceptent la vérité de l'Évangile. Et un parfum de mort, qui provoque la mort, pour ceux qui le refusent, avec toute l'hostilité que cela soulève. Nous le répétons, ce parfum nous le dégagerons seulement si nous avons accepté la purification par le sang de Jésus. Ensuite nous aurons besoin du feu du Saint-Esprit pour libérer ce parfum agréable aux narines du Père.

Voici une autre précision à retenir : 2 Corinthiens 2 -- 14 « et qui répand par nous en tout lieu l’odeur de sa connaissance » cela signifie que plus notre connaissance de Jésus sera grande, plus nous le connaitrons, plus nous sommes en intimité avec lui, en communion avec lui, plus notre parfum sera fort : Par la libération de sa Parole, de sa sagesse, de son amour qui se manifeste en actes, en choix de vie.

 

 La réaction devant ce parfum dépend de la pureté, de la qualité du  parfum qui émane de nous  

 

-Un accueil joyeux, enthousiaste pour ceux qui se laissent interpeller par le message de la vie.

-Un accueil hostile pour ceux qui sont enfermés dans les captivités du péché ou qui refusent de l’abandonner. Cette hostilité peut les conduire à persécuter, à désirer  la mort de ceux qui portent ce parfum de Christ.

 

Ce parfum de vie ou de mort, nous le libérons soit individuellement, soit dans le corps de Christ.  Car Christ nous invite à monter dans son char de vainqueur, son char royal. Jésus invite et installe son Epouse à ses côtés, dans son char triomphal. Nous ne sommes plus comme la foule romaine, sur les trottoirs, positionnés en spectateur, mais les participants dans le char du vainqueur, avec les autorités et les dominations, dépouillées, liées et traînées derrière ce char.

 

Relisons ce passage de Corinthiens dans la version  parole vivante:

 

   Je ne puis que remercier Dieu : partout où nous allons en suivant le char triomphal de Christ, il nous fait remporter des victoires dans la communion avec lui. En tous lieux, il se sert de nous et de notre travail pour répandre, comme un parfum, la connaissance de Christ (ou, pour employer une autre image :) cet encens offert par lui et qui monte comme une agréable odeur vers Dieu. Nous le sommes à la fois pour ceux qui se laissent sauvés et pour ceux qui continuent à courir sur le chemin de la perdition. Pour ceux-ci, c'est une odeur fatale qui vient de la mort et y conduit, elle fait pressentir leur fin et le jugement. Pour les autres, c'est un parfum vivifiant qui mène à la vie nouvelle et éternelle.

 Et qui donc est à la hauteur d'un tel ministère ?

 Quel homme est capable d'assumer pareille responsabilité ?

Certes pas ceux, et ils sont nombreux, qui falsifient la parole de Dieu ou font de sa prédication une affaire rentable. Nous ne sommes pas de leur nombre, car si nous annonçons la parole, c'est en toute sincérité, comme des hommes qui n'ont pas à craindre la lumière du jour : nos intentions sont pures, nous agissons en envoyés de Dieu, proclamant sa parole telle qu’elle vient de lui, nous nous savons responsables devant lui, nous tenant en sa présence et nous vivons par la force de Christ dans la communion avec lui et comme membres de son corps.                                                                                                     2 -- 14 à 17

 Ajoutons encore une remarque, ce passage nous dit : « partout où nous allons en suivant le char triomphal de Christ » ceci ne contredit pas ce que nous avons dit ci-dessus concernant la place de l'Epouse dans le char du vainqueur. La Bible nous dit que « nous sommes assis dans les lieux célestes en Christ » elle dit aussi que nous devons suivre Christ et nous tenir dans ses voies, tant que notre marche sur terre n’est pas terminée.

 

Voici une application de ce parfum répandu, que nous donne Jésus dans les Évangiles de Mathieu, Marc et Jean.

 

Matthieu 26 --6 à 15 : Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, une femme s'approcha de lui, tenant un vase d'albâtre, qui renfermait un parfum de grand prix. Et pendant qu'il était à table elle répandit le parfum sur sa tête. Les disciples voyant cela, s'indignèrent, et dire : à quoi bon cette perte ?

On aurait pu vendre ce parfum très cher, et en donner le prix aux pauvres. Jésus, s'en étant aperçu, dit :

 Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? Elle fait une bonne action à mon égard, car vous avez toujours des pauvres avec vous, mais vous ne m'avez pas toujours. En répandant ce parfum sur mon corps, elle l'a fait pour ma sépulture. Je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme, ce qu'elle a fait. Alors l'un des 12, appelé Judas Iscariot, alla vers les principaux sacrificateurs, et dit : que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai ? Et ils lui payèrent 30 pièces d'argent.                  Matthieu 26 --6 à 15

 

L'évangile de Marc 14- 3 nous donne quelques compléments : « et ayant rompu ou brisé son vase contenant un parfum de nard de grand prix ». Ce détail est important. L'évangile de Jean 12-3 nous donne également quelques renseignements complémentaires : cette femme qui offre ce parfum de grand prix ou parfum de nard à Jésus se nomme Marie et il nous est dit que la maison fut remplie du  l'odeur du parfum : un parfum d’amour et d’adoration.

L’évangile de Luc nous précise la situation de cette femme nommée Marie : Une femme pécheresse.

 Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum,  et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait ; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les embrassa, et les oignit de parfum.                                                                          Luc 7 : 37 et 38 

 

 Il nous est donné également des précisions sur les motivations de Juda : un de ses disciples, Judas Iscariot, fils de Simon, celui qui devait le livrer dit : pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum 300 deniers pour le donner aux pauvres ?

Il disait cela, non parce qu’il se mettait en peine des pauvres, mais parce qu'il était voleur, et que, dans la bourse, il prenait ce qu'on y mettait.

 Voilà ce que relatent ces trois évangiles dans ces passages : Jésus se rend à Béthanie dans la maison d'un lépreux, nommée Simon, ce dernier invite Jésus à partager son repas. Jésus s'y rend avec  ses 12 disciples. Lazare, que Jésus avait ressuscité des morts, s'y trouvait aussi en qualité d'invité. Pendant ce repas une femme, non invitée et nommée Marie, rentre dans la maison de Simon. Elle casse son vase d'albâtre qui contient un parfum de grand prix, du nard. Elle le répand sur Jésus. Voilà le décor de cette histoire planté.

Jésus accepte l'invitation d'un Pharisien et de plus lépreux. La lèpre symbolise, dans la Bible, le péché. Elle dégage des odeurs désagréables, nauséabondes de la chair rongée par la maladie, des odeurs de putréfaction. Elle rend impur les personnes qui en sont atteintes. En Israël les lépreux étaient exclus de la société. Comme le péché nous exclut de la présence de Dieu. C'est une maladie répugnante et contagieuse. Voilà le parfum que Jésus respire en rentrant dans cette maison.

 

Ce lépreux, nommé Simon, dégage un parfum de mort et certainement que toute sa maison en est imprégnée, malgré tous les soins de son épouse. Il reçoit l'auteur de la vie, celui qui dégage les parfums du royaume de Dieu. Simon ne saura pas saisir la grâce qui lui est offerte à cause de l'esprit religieux, l’esprit d’incrédulité, d’orgueil qui  l’anime. Par contre Marie repartira chez elle, ses péchés pardonnés :

 

 C’est pourquoi, je te le dis (Simon), ses nombreux péchés ont été pardonnés, car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu.

 Et il dit à la femme (Marie) : Tes péchés sont pardonnés.

A ce moment voici les pensées qui montent dans le cœur de Simon : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est et de quelle espèce est la femme qui le touche, il saurait que c’est une pécheresse. »                                 Luc  7 : 47 et 48 

Pourtant cette même femme  va changer l'odeur ou le parfum de la maison de Simon : Marie, en offrant son parfum de nard qu'elle  répand sur Jésus,  toute l'ambiance de la maison en est bousculée et provoquent des réactions inattendues : chacun des participants de ce repas réagit selon l’état de son cœur. Les desseins des cœurs sont révélés.

Une livre de parfum représente un coût de 300 deniers, cela équivaut à une année de salaire. À cette époque les jeunes filles d'Israël, se préparaient, par des achats successifs, un vase de parfum de nard, pour le jour de leur mariage. Ce parfum était répandu dans la chambre nuptiale pour la parfumer et honorer son époux.

Le nard se récolte sur les pentes de l'Himalaya,  environ entre 3500 et 4100 mètres d'altitude, d'où le grand prix de ce parfum. Par son geste, Marie qui casse son vase d'albâtre afin d'en répandre le contenu, renonce à son propre mariage et reconnaît en Jésus le véritable Epoux. L’offrande de Marie, est une offrande d'amour adressée à Jésus et un geste d'adoration. Elle montre que pour elle seul Jésus est digne d'adoration. Elle y met tout son cœur, tout son amour, c'est sa vie qu'elle offre à Jésus. Et Jésus reçoit ce parfum ou cette adoration avec joie, avec reconnaissance :

 je vous le dis en vérité, partout où cette bonne nouvelle sera annoncée, dans le monde entier on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu'elle a fait.                              Matthieu 26 – 13

Maintenant examinons les réactions que provoque ce parfum répandu dans la maison d'un lépreux : chacune des personnes présentes va dégager un parfum différent à cause du geste de Marie. Son acte d’adoration agit comme un révélateur, un feu contenu dans les cœurs qui se libère.

-- Marie : c'est un acte d'adoration envers Jésus, un acte d'amour, de reconnaissance.

-- Jésus (nous sommes à quelques jours de la Pâque) en répandant ce parfum sur mon corps dit Jésus, elle l'a fait pour ma sépulture. Nous savons que Marie se tenait souvent aux pieds de Jésus, certainement qu'elle avait retenu, que Jésus avait annoncé sa mort prochaine.

- Simon le lépreux est indigné : Si cet homme (Jésus) était prophète, il saurait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il saurait que c’est une pécheresse.

- les disciples s'indignent aussi : on aurait pu vendre ce parfum très cher, et en donner le prix aux pauvres. Ils ne sont pas animés par les pensées du royaume. Nous retrouvons chez eux les réflexes de « Messieurs bonnes œuvres » qui volent la gloire et l’adoration à Dieu. C'est une attitude de contrôle sur la vie des autres dans leur relation avec Dieu. Pour les disciples l'amour envers les pauvres est plus important que l'amour pour Jésus.

Enfin Judas : Nous rappelons qu'il est le trésorier de l'équipe, et voleur. Il prenait ce qu'on mettait dans la bourse. Là devant le geste de libéralité et d’adoration de Marie, il meurt d'envie ou de convoitise de posséder ce parfum. Il veut vendre ce parfum, enfin d'en prélever une part pour lui.

Pour lui c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Nous retrouvons là l'attitude du diable. Il cherche à détourner l'adoration qui est destinée à Jésus. Finalement Judas plein d’amertume dans le cœur et fou de rage, décide de livrer Jésus aux pharisiens pour 30 pièces d'argent.

 Alors l'un des 12, appelé Judas Iscariot, alla vers les principaux sacrificateurs, et dit : Que voulez-vous me donner, et je vous le livrerai ?

 Et ils lui payèrent 30 pièces d'argent. Depuis ce moment, il cherchait une occasion favorable pour livrer Jésus.                                                                                                Matthieu 26 -- 14 à 16

Voilà ce qu'a provoqué le parfum de nard, de grand prix, offert par Marie dans la maison de Simon le lépreux. Voilà ce que provoque le parfum dont nous sommes porteurs et que nous dégageons.

 

 

Publié dans Le bénéfice du sang

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