Suis-je dans l’humilité ou la modestie?

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

Alors que quelques heures auparavant, Pierre avait déclaré à Jésus : « Jamais je ne t’abandonnerai, je suis prêt à aller avec toi et à mourir pour toi» ; maintenant, pour sauver sa vie, il se retrouve « dans le camp de ceux qui crucifient Jésus, le mettent à mort. »

Il se chauffe même à leur feu, le faux feu, le feu de la mort. Attention à nos déclarations charnelles. Pourtant Jésus l’avait prévenu.

Jésus lui dit : Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois.

Pierre lui répondit : Même s’il me fallait mourir avec toi, je ne te renierai pas. Et tous les disciples dirent la même chose.                                                                                           Matthieu 26:34-35

En fait, Pierre n’avait pas identifié la nature de l’ennemi qu’il aurait à combattre. Pierre était prêt à s’engager dans un combat charnel, naturel, mais pas dans un combat spirituel. Nous le constatons par ce verset :

Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du souverain sacrificateur, et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus.

                                                                                                                             Jean 18:10

 

Pierre a bien utilisé une épée, mais pas la bonne : celle du naturel, pour combattre dans le naturel, mais pas l’épée à double tranchant de la Parole de Dieu, pour combattre un adversaire spirituel.

Pourtant Jésus lui avait donné le nom de l’ennemi qu’il aurait à combattre, mais Pierre n’en a pas tenu compte, ou refusé d’entendre, dans son emportement :

Le Seigneur dit : Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment.                                                                                             Luc 22:31

Le même danger nous guette, si nous avons une porte ouverte dans nos vies qui donne un accès à Satan. Dans la vie de Pierre, l’emportement, l’orgueil se tenaient à sa porte et Jésus désirait lui apprendre l’humilité ou l’éveiller à l’humilité. Ne jetons pas la pierre à Pierre, nous sommes de la même nature.

Le mot humilité vient du latin « humus » L’humus  représente la partie la plus riche et la plus active d’un sol, pour l’alimentation des végétaux. Elle rend assimilables les éléments nutritifs, pour les mettre à la disposition des végétaux. L’humus se crée, en partie, par la décomposition ou le passage par la mort, de la matière organique.

 

L’humus retient l’eau dans le naturel, et l’eau de la parole dans le spirituel. Les sols sableux en sont dépourvus. C’est la raison pour laquelle ils ne retiennent pas l’eau dans le naturel, ni l’eau de la parole dans le spirituel ; c’est pourquoi nous ne pouvons pas bâtir dessus : Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison : elle est tombée, et sa ruine a été grande.                                                                        Matthieu 7 : 26 et 27

Ils sont sans fondements stables. Ne parle-t-on pas de sable mouvant, ou de bancs de sables mouvants? Ils se présentent comme des pièges mortels pour les baigneurs, dans la Loire par exemple. Cette image nous est donnée dans le naturel, pour comprendre, et nous élever dans le spirituel, nous permettre de voir avec nos yeux spirituels. Il en est de même pour tous ceux ou celles dont la vie n’est pas établie sur la Parole de Dieu, c'est-à-dire le roc qu’est Jésus.

L’humus, nous le trouvons dans le quatrième terrain de la parabole du semeur, sol profond. Il ne faut pas confondre l’humilité avec la modestie. La modestie se manifeste vers l’extérieur, elle se fait remarquer. Elle est une manifestation de l’âme. L’humilité se tient cachée à l’intérieur, dans le cœur, comme l’humus dans la terre.

Comme Jésus nous le dit de lui-même : «  Car je suis doux et humble de cœur. » L’humilité ou « l’humus » nous permet d’accueillir la Parole de Dieu  avec douceur et de la garder.

Pierre va apprendre l’humilité en mourant à lui-même, et Jésus le rétablira dans son appel, après sa résurrection. « L’humus » va se former dans sa vie. Le manque d’humilité est une des racines qui nous amène dans la tiédeur. Le manque d’humilité nous conduit à brûler d’un feu charnel, du faux feu, et non du feu de Dieu ou du Saint-Esprit.

 

L’humus ou l’humilité nous ramène au figuier stérile :

 

Il dit aussi cette parabole : Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint pour y chercher du fruit, et il n’en trouva point.

Alors il dit au vigneron : Voilà trois ans que je viens chercher du fruit à ce figuier, et je n’en trouve point. Coupe-le : pourquoi occupe-t-il la terre inutilement ? Le vigneron lui répondit : Seigneur, laisse-le encore cette année ; je creuserai tout autour, et j’y mettrai du fumier. Peut-être à l’avenir donnera-t-il du fruit ; sinon, tu le couperas.                                                               Luc 13:6-9

Cette parabole nous met en présence d’un figuier, qui présente un beau feuillage, mais ne produit pas de fruit. Pourtant son appel et sa destinée, c’est de produire des figues. Mais ce figuier ne répond pas à l’attente de celui qui l’avait planté.

Les feuilles nous parlent de l’apparence, ainsi que des œuvres de la chair. La solution que propose le vigneron, ou Jésus, consiste à creuser autour du pied de cet arbre afin d’y enfouir du fumier. C’est vrai que le fumier, dans le domaine naturel, enfoui en terre, est un élément excellent, actif pour favoriser l’action de l’humus.

 

Retenons bien : « Je creuserai » nous démontre que l’humilité est bien intérieure, cachée, mais active. Elle vient de l’extérieur et son action est dirigée vers l’intérieur.

 

« Je creuserai » nous montre également qu’il ne s’agit pas d’une initiative personnelle, mais bien de l’œuvre d’une personne extérieure : Le Saint-Esprit. L’arbre s’abandonne à ce travail. Il doit en être de même pour chacun d’entre nous, si nous désirons ce travail intime dans nos vies, tout comme un bon terrain se laisse bêcher, travailler, sans adresser de remarques sur la méthode ou les outils employés.

 Cette œuvre est précédée d’une intercession : « Attends encore un an » C’est l’œuvre de notre avocat : Jésus. Tout cela nous confirme que l’humilité ne se tient pas dans l’apparence ou la modestie.

C’est vrai qu’il nous faut une belle dose d’humilité pour accepter de recevoir une dose de fumier, les crottes des vaches ou d’autres animaux. Ceci désigne la mort à soi même, comme Jésus est mort sur la croix, sous le poids des crottes de nos péchés.

 

Ici, il s’agit du fumier de la grâce qui travaille en profondeur dans nos vies. La grâce crucifie, met à mort notre chair et ses désirs vaniteux, orgueilleux, le désir de produire des feuilles pour se faire remarquer. La chair cherche aussi à utiliser les feuilles afin de se fabriquer des ceintures, qui se substituent à la perte de la gloire de Dieu.

 

L'Eglise d’Éphèse et l’Eglise de Laodicée ont des faiblesses communes. L’Eglise d’Éphèse, dont le nom signifie : relâché, ou relâchement, se relâche. Elle aussi produit des œuvres que Jésus connaît.

« Mais ce que j'ai contre toi c'est que tu as abandonné ton premier amour. »

 

Nous paraphrasons l'avertissement de Jésus de la manière suivante : Tu n’es plus amoureuse de moi comme au début. Tu ne m'aimes plus autant qu'au début de notre rencontre, tu m'as oublié, délaissé, tu as attaché ton cœur à d'autres valeurs, d'autres objectifs pour lesquels tu te passionnes, pour lesquels tu brûles, souvent des œuvres charnelles qui flattent l’égo.

A cette Eglise Jésus donne la solution pour lui permettre de retrouver son premier amour : Souviens-toi donc d'où tu es tombé, repens-toi et pratique tes premiers œuvres, sinon je viendrai à toi et j'ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes.                                                               Apocalypse 2:5

 

Le chandelier représente l’Eglise. Je l’ôterai signifie: Je fermerai l’Eglise.

Perdre son premier amour pour Jésus: Jésus considère cela comme une chute. Souvenons-nous que le véritable amour vient d’en haut, puisque c’est Dieu qui nous a aimés le premier. Perdre le premier amour consiste à cesser de lever les yeux vers Jésus, pour regarder vers le bas, et aimer avec l’amour charnel, émotionnel, qui fait vibrer les sens et non plus l’esprit. Cet amour ouvre la porte à la convoitise.

Soit comme les aigles, nous sommes transportés par le vent du Saint-Esprit, soit nous devenons comme les poules, nos yeux fixés vers le bas à chercher une nourriture terrestre

.

« A moins que tu ne te repentes » Jésus, dans son amour, ne condamne jamais. Il nous donne la solution. C’est nous qui nous condamnons en refusant de lui obéir, de changer en appliquant son plan.

Si nous nous repentons sincèrement, Dieu nous pardonnera promptement. Mais si nous ne regardons pas la vérité sur notre péché en face, nous ne pourrons pas nous repentir. La repentance demande de l’humilité, car Dieu nous pardonne seulement à cause du sang de Jésus, et non par nos excuses ou nos œuvres.

 

 

Commenter cet article

Perac 18/10/2016 03:51

Merci pour ces messages qui nous permet de rentrer dans une profondes réflexion, et aussi un enseignement approfondi gloire a jesus notre rocher éternelle soyer béni.