Se reconstruire

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

Par Sébastien

Lorsque l'on a été détruit psychologiquement, affectivement, la voie de la guérison peut être plus ou moins longue.
Elle peut paraître incertaine dans des moments d'abattement.
Cependant, Dieu invite ses enfants meurtris à s'accrocher à l'assurance qu'il a préparé une sortie à cet état de grande souffrance.
Il restera des cicatrices, mais les rayons de son « soleil de grâce réchaufferont encore l'âme qui aura appris qu'il peut encore y avoir de la paix, de la joie, et même des projets, après une telle épreuve.

Se donner le temps de guérir est important.


Il ne faut pas forcer les choses. Ce n'est parce que d'autres nous disent que l'on est plus heureux en pardonnant, en se relevant, en allant de l'avant, qu'ils nous pressent, parfois à coups de bonnes intentions et de passages bibliques, qu'il faut précipiter la cicatrisation. L'Esprit de Dieu s'adapte à chaque enfant de Dieu et lui vient en aide pour qu'il puisse être consolé et affermi. Son opération est mystérieuse et ses résultats, si on lui laisse libre d'agir, arrivent aux temps opportuns, aux moments voulus par Dieu.

Dans une autre situation, mais qui peut donner une idée sur l'attitude à suivre, le prophète Élie comprend qu'il faut accorder du temps à Naaman pour qu'il chemine, pour qu'il grandisse spirituellement parlant, afin qu'il puisse devenir un témoin de Dieu véritable et complet là où il vit.
C'est pourquoi, quand Naaman s'excuse de ne pas pouvoir être encore assez fort pour rejeter les formes de l'idolâtrie, alors que son cœur y est opposé, l'homme de Dieu, sage et avisé, lui dit : « Va en paix. » (2 Rois 5.19).
C''est là une belle confiance qu'Élisée place en son Dieu pour que cet homme soit gardé et transformé, peu à peu, dans ce nouveau chemin.

Les amis de Job commencent bien en se taisant sept jours et sept nuits (Job 2.13).
Hélas ! Ils estiment devoir, une fois ce très court délai passé, bousculer les choses, creuser, gratter, dans l'illusion de venir en aide, alors qu'ils ne font qu'approfondir la plaie béante de leur ami.

Être bien entouré est donc primordial. Le Seigneur Jésus est le premier à se tenir à côté de son racheté brisé, écrasé, oppressé, par la douleur, par le mal-être.
Même si le ressenti de sa présence est parfois absent, il est précieux de mettre devant soi les promesses quant à l'assurance de ses soins divins.

L'Éternel est près de ceux qui ont le cœur brisé, et il sauve ceux qui ont l'esprit dans l'abattement.                                                                                    Psaume 34.18

Il guérit ceux qui ont le cœur brisé, et il panse leurs blessures.      Psaume 147.3

L'esprit du Seigneur, l'Éternel, est sur moi, car l'Éternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux; il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers la délivrance.                                                                                                           Ésaïe 61.1


Jésus se tient à côté, tout à côté, de son racheté qui est en peine.
Il est là pour le délivrer de la prison de ses souffrances, de ses peurs, de ses sentiments confus. Il restera jusqu'au bout du chemin de la guérison et plus loin encore ... quoiqu'il arrive, il ne manquera pas dans ses soins d'amour.

Être entouré de proches au sein de la famille, dans l'église locale, est également d'un grand secours. Il peut être difficile d'être avec d'autres quand l'envie de se replier sur sa douleur prend le dessus, mais l'effort de ne pas vouloir s'isoler est bénéfique dans la mesure où l'entourage ne se montre pas trop étouffant.

S'occuper pour ne pas laisser les pensées et les comportements néfastes submerger l'esprit, noyer le cœur et vider le corps de son énergie, est nécessaire.
Sans vouloir trop entreprendre dans l'espoir de s'en sortir en se faisant violence ou dans l'idée de s'épuiser pour un peu oublier, il est bon d'être utile, de reprendre des responsabilités, de trouver un nouveau centre d'intérêt, afin de retrouver une raison au quotidien.
Un petit commencement peut être justement la porte qui mène à ce que le Seigneur a préparé pour la suite.

Que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l'approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l'objet de vos pensées ...          Philippiens 4.8

       ... et de votre reconstruction avec toute l'aide de Dieu !
 

Sébastien .

Publié dans la grâce de Dieu

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