La foi et la médecine

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

Par Rusty Wright    

       Les médecins incluent une bonne parole à leur métier.

« Arrêtez-vous ! s'exclama la patiente âgée. Je sais que Dieu déteste les bâtards ! »

L'étudiant chrétien en médecine qui essayait de partager sa foi pour la première fois était quelque peu troublé. Il venait de dire à la malade que Dieu l'aimait, cependant sa formation ne l'avait pas prédisposé à faire face à une pareille opposition. Conçue à la suite d'un viol, cette dame de soixante-deux ans avait vécu avec la mauvaise conception selon laquelle la Bible affirmait que « Dieu déteste les bâtards.»

S'étant ressaisi, l'étudiant continua et lui lu une déclaration écrite par Jean, un croyant du premier siècle, dans le Nouveau Testament :

« mais à tout ceux qui l'ont reçu, à tout ceux qui ont cru en Son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. »

« - Qui donc est votre père ?  lui demanda l'étudiant à la fin de la visite.

   - Dieu est mon père ! » répondit-elle avec un grand sourire.

 

Le personnel médical tout comme cet étudiant, a, le plus souvent, l'envie d'apporter de l'assistance spirituelle à leurs patients, mais il s'empêche de le faire par peur de semer la confusion en ceux-ci ou de les offenser.

Néanmoins, les médecins chrétiens et les employés des services médicaux découvrent qu'ils peuvent avec discrétion et de manière sensible partager leur foi avec les malades pendant que ceux-ci traversent des moments de grande douleur.

Conduit par le Dr Yang Chen et son épouse, Alice, le réseau médical stratégique -MSN - a formé des professionnels de la médecine à travers le monde à être sensibles aux besoins spirituels des patients.

 

I/ DE L'INFORMATION SOLIDE

Le succès du MSN reflète la tendance actuelle. Selon une étude de l'Académie Américaine des Médecins de Famille, publiée en 1996, 99% des médecins croient qu'il existe un rapport important entre l'esprit et la chair.

En réalité, des études menées récemment sur les liens possibles entre la religion et les maladies physiques/psychologiques et les pronostics sont révélatrices. Par exemple, le sondage mené en juin 1996 par Time /CNN, révèle que 64% des Américains, « étaient de l'avis que les médecins devraient prier avec les patients qui le leur demandent. » De plus, des études menées en février 1996 pour USA Weekend montrent que 63 % des médecins pensent qu'ils doivent s'entretenir avec leurs patients sur la foi.

A travers des conférences dénommées: Formations et Stratégies pour l'Evangélisation Médicale  ou tout simplement  METS , le MSN offre une formation spécialisée afin d'aider les professionnels de la santé à faire face aux questions spirituelles de manière habile et sensible. Ainsi, les participants aux METS apprennent à recueillir une « histoire spirituelle », en s'entretenant avec les patients intéressés sur leurs réactions à la maladie, leurs sentiments, craintes, et sources d'énergie. En effet, de nombreux entretiens révèlent un grand désir de connaître Dieu chez les malades.

« En étant que médecins nous sommes formés à poser des questions avant de formuler notre diagnostique et de proposer le traitement. » dit le Dr Chen.

« Poser les bonnes questions constitue la voie essentielle par laquelle nous atteignons la racine du problème médical du patient. » l'objectif du MSN n'est pas de forcer des patients intéressés, mais de leur présenter la bonne nouvelle avec amour.

Le Dr Chen raconte l'histoire d'un stagiaire du METS qui demanda à un patient :

«- Y a-t-il un détail à propos de votre maladie qui suscite en vous des craintes ou des soucis par rapport à l'avenir ?

  - Ouais, demain je subirai une chirurgie du cœur et je me demande si je passerai l'éternité avec Dieu. » répondit le patient

Pendant un instant, le médecin ahuri demeura bouche bée; et puis se souvint du résumé du message du salut qu'il avait dans sa poche. Il s'en servit pour présenter Christ au malade.

Selon le Dr Chen, au cours des stages pratiques organisés dans le cadre des conférences METS, environs 75 p% de patients n'ayant pas encore une relation personnelle avec Christ -et à qui l'occasion est offerte pendant la visite d'appendre comment en établir une- indiquent avoir placé leur foi en Christ au cours de l'entretien. Le Docteur affirme en plus que les résultats suivent la même tendance quelqu'en soit le type d'établissement hospitalier y comprit les hôpitaux des vétérans, les hôpitaux départementaux et privés, et les centres hospitaliers universitaires.

 

II/ PARLONS

 

Tout le monde ne reçoit pas Christ sur le champ, certes ; cependant, des professionnels de la médecine formés peuvent semer la semence. Bob et Diana Mason, associés du MSN en tant que facilitateurs des conférences et partenaires dans l'édification spirituelles des étudiants en médecine et des professionnels des services médicaux à l'Université de Loma Lindaau sud de la Californie, relatent l'histoire de Georgia, une infirmière, et son époux Bill face à un patient sceptique.

"- Qu'est ce qui vous soutient dans votre maladie ?  demanda Bill. 

- De la bonne bière,  répondit le malade."

Bill l'interrogea ensuite sur sa relation avec Dieu.

"-J'ai une très bonne relation avec Dieu- expliqua l'homme- Il ne me dérange pas ; et moi aussi je le laisse tranquille. "

Sentant que l'homme était rempli d'amertume, Bill et Georgia écoutèrent ses expériences de la guerre et ses déceptions.

Et puis Georgia lui demanda:

" -Croyez-vous que votre mère était amère ?

- Pas du tout, répondit le malade. Elle était croyante. 

- Croyez-vous que votre mère priait pour vous ? se risqua Georgia avec délicatesse. 

- Absolument.

- Aimeriez-vous recevoir cette brochure ?

- Je ne la lirai pas. C'est une perte de temps.

- La liriez-vous pour votre mère ?

- Ouais, vous pouvez me la laisser. "

La semence fut ainsi semée.

Une autre fois le Dr. Chen accompagnait un ophtalmologue du Tennessee qui partagea sa foi avec un malade, transféré tout juste des services des soins intensifs après une intervention chirurgicale. En voyant tout près de là, le frère apparemment sexagénaire du malade , le Dr. Chen lui demanda s'il avait jamais entendu le message sur comment connaître Dieu personnellement.

" Vous savez - répondit le frère en question - toute ma vie je n'ai cessé de chercher la réponse à cette question. J'ai un beau frère pasteur à qui un jour j'ai demandé, 'Je veux vraiment prier et m'approcher de Dieu, mais j'ignore comment le faire. Voudriez-vous me montrer comment le faire ?' Le pasteur m'a répondu, ‘Continuez tout simplement votre quête, l'un de ces jours vous finirez par trouver.' "

« Je suis camionneur - poursuivit le frère à l'attention du Dr Chen-. Souvent lorsque je suis sur l'autoroute et que j'aperçois une synagogue, une église ou une mosquée, je m'arrête pour m'y rendre et méditer pendant 15 minutes dans l'espoir d'y trouver une sorte de réponse. » Ce jour-là, son frère et lui trouvèrent la réponse.

 

III/ LE CORPS ET L'ÂME

 

En fait, c'est avec beaucoup de zèle que le Dr Chen encourage ses pairs à réfléchir sur leur cercle d'influence :

«  Les professionnels de la médecine représentent une influence clé dans la société en raison de leur rôle et de leurs relations. Nous possédons une plate-forme unique pour rendre ministère. L'essence du ministère de guérison a été façonné par le Grand Docteur Lui-même : Il a guéri le corps et l'âme. Le mot grec, sozo, signifie à la fois guérir et sauver. En d'autres termes, en Jésus, la guérison et salut étaient inséparables. »

«  Pour le professionnel chrétien de la médecine, la guérison ne saurait être une simple science, poursuit le Dr Chen, ou encore un service humanitaire au nom du Christ. Nous n'aurons l'authenticité que lorsque nous intégrons notre foi chrétienne à notre oeuvre de guérison. »

Il remarque en plus que des nombreux professionnels chrétiens de la médecine se sentent mal préparés pour faire un rapport entre le message du Christ et les besoins de leurs patients et collègues. D'autres sont intimidés par un environnement professionnel parfois hostile.

Le MSN offre des enseignements, la formation des disciples et des leaders de même que les opportunités de servir à l'étranger. « L'accent de nos missions comprend un engagement solide à intégrer la transformation spirituelle au changement social, dit le Dr Chen. Le réseau cherche à travailler en partenariat avec des particuliers et des organisations partageant la même vision globale. »

Le personnel du MSN est convaincu que des professionnels des services sanitaires bien formés peuvent avoir un impact en apportant des réponses spirituelles claires à une personne à la fois.

 

L'AVIS DE  YANG CHEN SUR LA FOI ET LA MEDECINE

Docteur : Comment un médecin peut-il établir l'équilibre entre ce qu'il lui a été enseigner à la faculté de médecine (« gardez-vous d'imposer votre foi/réligion sur vos patients ») et ce que vous encouragez – allier complètement la médecine au ministère ?

 

Yang Chen : Les médecins doivent se rendre compte que les soins spirituels constituent une partie intégrante des soins dont ont besoins les malades et non quelque chose sans rapport avec la tâche du médecin. Il existe une abondante littérature sur l'impact positif de l'intervention spirituelle. En effet, davantage des facultés de médecine intègrent dans leur processus de formation, « les cours de soins spirituels. » Des nombreuses études démontrent que la plupart des malades désirent voir leurs besoins spirituels pris en compte par les médecins. On peut, en réalité, soutenir que la non reconnaissance dcs besoins spirituels des malades et le refus de les aborder en ce qui concerne les patients qui le désir et à qui cela pourraient être bénéfique constitue une forme de négligence. Les médecins voulant connaître comment aborder les questions spirituelles peuvent recevoir une formation formelle dans le domaine tandis que ceux qui s'accommodent mal à l'idée peuvent ne serait ce que adresser les patients à leurs collègues compétents en la matière.

 

Docteur : Que peut faire un médecin lorsqu'il est réprimandé pour avoir partager sa foi, et peut-être mettant ainsi en cause sa carrière ?

 
Yang Chen : Dans mon expérience, lorsqu'ils sont aborder avec douceur et discrétion, la plupart des patients sont reconnaissants de l'intérêt que porte leur médecin sur leur bien être spirituel. Il existe des manières discrètes de discerner l'ouverture spirituelle chez le patient et d'obtenir de sa permission avant d'aborder le sujet en profondeur. Néanmoins, le médecin désireuse de dispenser les soins spirituels doit s'apprêter au conflit spirituel. Elle devrait se familiariser avec les principes de l'éthique et de la littérature scientifique sur l'importance de l'intervention spirituelle. Le médecin devrait également être prête à présenter ses arguments de manière logique et rationnelle pour parer à toute éventualité.

Le présent article est paru pour la première fois dans le numéro de Septembre/octobre1998 du PhysicianMagazine. © 1998 Rusty Wright. Il est utilisé sous permission.

 

A PROPOS DE L'AUTEUR

Rusty Wright est orateur associé et écrivain à Probe Ministries, conférencier international, auteur et journaliste d'agence primé ayant animé des conférences dans six continents. Il est titulaire d'une licence en psychologie et d'un Master Degree en Théologie des Universités de Duke et d'Oxford respectivement.

QU'EST-CE QUE LE PROBE

 

Probe Ministries est un ministère à but non lucratif dont la mission consiste à assister l'église à travers le renouvellement de la pensée des croyants en les dotant d'une perspective chrétienne du monde et à l'édifier afin qu'elle atteigne le monde pour Christ. Probe accompli sa mission à travers des conférences Jeux de la Pensée pour jeunes et adultes, notre programme radio quotidienne de 3 minutes et demi, notre vaste site web : www.probe.org et le ProbCenter à l'Université de Texas à Austin.

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Rusty Wright

 

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