Sur quel olivier sommes-nous greffés : le sauvage ou le franc ?

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

Le Saint-Esprit, par la bouche de l’apôtre Paul, nous révèle  qu’il existe deux sortes d’oliviers dans la Bible. Nous sommes appelés à nous identifier soit dans l’un ou dans l’autre selon notre origine : païenne ou juive.

Si toi, tu as été coupé de l’olivier sauvage selon sa nature, et greffé contrairement à ta nature sur l’olivier franc, à plus forte raison eux seront-ils greffés selon leur nature sur leur propre olivier.                          Romains 11 : 24

 

L’un se nomme « agri-élaios », ce mot désigne l’olivier naturel ou sauvage, soit les croyants d’origine païenne et l’autre « kalli-élaios » ou l’olivier franc, soit Israël.

La Bible nous dit qu’Israël est le « kalli-élaios » ce qui signifie également « l’olivier le meilleur » parce que sa racine est sainte : Or si les prémices sont saintes, toute la pâte l’est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont Mais si quelques–unes des branches ont été retranchées, et si toi, olivier sauvage, tu as été greffé à leur place, si tu as eu part à la racine, à la sève de l’olivier, ne fais pas le fier aux dépens des branches. Si tu fais le fier, n’oublie pas que ce n’est pas toi qui portes la racine, mais que c’est la racine qui te porte.                                                                                              Romains 11 : 16 à 18

Voilà ce que le Bible nous présente comme différence entre le peuple juif et nous d’origine païenne : qui sont Israélites, à qui appartiennent l’adoption, la gloire, les alliances, la loi, le culte (ou le service dans le temple), les promesses, et les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au–dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen ! Romains 9 : 4 et 5

Lorsque nous acceptons dans nos vies, l’œuvre de Jésus à la croix, Dieu nous coupe de l’olivier sauvage pour nous greffer sur l’olivier franc afin que nous recevions la sève nécessaire à notre croissance.

 

Il aurait été possible de donner, également à ce message le titre suivant : la réconciliation et l’alignement avec Israël.

Notamment en ce qui concerne les fêtes bibliques, telle que la Pâque par exemple.

Si nous employons ce terme de réconciliation, c’est qu’il y a eu rupture, éloignement, abandon, mépris, rejet, division, etc.

Le mot réconciliation signifie : s'attaquer à la cause de la division, de l'inimitié ou du rejet.

Réconciliation signifie également : remettre en état, rétablir, bénir à nouveau, se remettre en accord, en harmonie.

Il est possible de réconcilier une personne avec elle-même, les membres d'une famille naturelle et spirituelle, ou réconcilier deux nations.

 

La cause de cette division avec Israël se nomme : la théologie du remplacement que nous  développerons au cours de ce chapitre. Elle enseigne que Dieu a choisi un autre peuple. La théologie du remplacement se présente comme le nouvel Israël. Elle tire son origine dans des versets de la Bible sortis de leur contexte. La Bible est un ensemble, il est toujours dangereux de ne retenir que les versets qui flattent notre « ego » ou qui cherchent à nous faire croire que Dieu se trompe ou change d’avis.

 

L’alignement signifie : le fait d’avoir une vie alignée sur des principes, sur des repères moraux, spirituels, etc. Ici, cela concerne l’abandon de la Parole de Dieu pour la tradition, l’abandon de la racine nourricière qu’est Israël pour retourner à Babylone; l’abandon de Jérusalem ville de la paix, de la lumière,  "tous y sont nés", pour Babylone, ville de la confusion, de la rébellion, de la tradition et du royaume des ténèbres.

L'alignement avec Israël : nous ne disons pas d’accepter le modèle économique, politique ou le mode de vie d’Israël. Ici, nous parlons de la parole de Dieu, de notre obéissance et de notre compréhension à nous chrétiens issus du paganisme. Même si certains Juifs ont rejeté Jésus comme messie d’Israël, cette attitude ne nous confère aucun droit de supériorité ou de remplacement. Jésus est venu d’abord pour les Juifs et notre Dieu, le Dieu de la Bible reste fidèle à ses promesses, malgré l’infidélité d’une partie de son peuple.

Nous parlons de l'Israël spirituel et non de l'Israël naturel, bien que nous devions  bénir ce-dernier, si nous voulons être bénis par Dieu.

Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi.                                           Genèse 12: 3

 

Nous retenons bien les principes de la bénédiction : je bénirai ceux qui te béniront. Dans cette promesse l'Eternel implique les descendants naturels et spirituels d'Abraham : Il en est de même pour la bénédiction « je maudirai ceux qui te maudiront ».

Voici des versets qui confirment ce que nous venons de dire :

Comme Abraham crut à Dieu, et que cela lui fut imputé à justice, reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d’Abraham. Aussi l’Ecriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi ! Ainsi, ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant.               Galates 3 : 6 à 9 

                                                                                                                                                       

Bien sûr cette bénédiction s'adresse plus particulièrement à ceux qui croient dans l'œuvre de Jésus accomplie sur la croix. Jésus représente la promesse suprême de la descendance d'Abraham qui est devenu le père des croyants en Christ.

L'Eternel a d'abord confié sa parole ainsi que ses promesses au peuple juif. Annonçant aux Juifs et aux Grecs la repentance envers Dieu et la foi en notre Seigneur Jésus–Christ                                                                                    Actes 20:21

 

Les Juifs d'abord et  les Grecs ensuite, ou pour les païens dont nous sommes. Les Grecs ou les païens représentent tous les peuples qui n'avaient pas connu la mise à part par Dieu comme le peuple juif.

Quand Jésus a envoyé ses disciples au début de leur mission il leur adressa cette recommandation : Tels sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes : N’allez pas vers les païens, et n’entrez pas dans les villes des Samaritains ; allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël.                                                                               Matthieu 10 : 5 et 6 

                                                                                                                                                               

Lorsque Jésus a donné cette mission avec cette recommandation à ses disciples, il n'avait pas encore connu la mort et la résurrection.

Voici ce que la Bible dit de nous, païens : C’est pourquoi, vous autrefois païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu’on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l’homme, souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde.

                                                                                                          Ephésiens 2 : 11 et 12

 

Sans Jésus-Christ. Chaque être humain a besoin d’un Sauveur. Sans Christ nous sommes perdus. – Sans les droits de citoyen. Etre un vrai ‘SDF’ spirituel, c’est être ‘Sans les Droits de Fraternité’! Ne pas appartenir au peuple de Dieu, c’est avoir un sentiment de non-appartenance dans cette vie, se sentir seul dans la foule. – Sans les alliances fondées sur les promesses divines. Une promesse sûre produit la sécurité. Sans l’alliance de Dieu, l’homme demeure dans l’insécurité et l’angoisse. – Sans espoir. L’espoir est un ingrédient vital pour le cœur de l’homme.

 Un espoir différé rend le cœur malade, mais un désir accompli est un arbre de vie.                                                                                                            Proverbes 13 :12

                                                                                                                                                                                                           

Sans Dieu. L’homme sans Dieu n’a pas de sens. Etre bien dans sa peau, c’est être en communion intime avec Lui. C’est l’ultime élément essentiel pour la vraie vie.

 Israël est le peuple choisi par Dieu pour attendre la venue du Messie, d'un sauveur. La Bible précise que c'est dans la tribu de Juda que Jésus devait naître, prendre un corps humain.

Ensuite Jésus précise : le salut vient des Juifs.                                        Jean 4 : 22b

 

La théologie du remplacement nous enseigne que Dieu a abandonné ou même rejeté son peuple choisi : Israël, à cause de sa désobéissance. Comme si nous, croyants qui venons des nations, nous étions plus obéissants ou plus méritants. C’est un mensonge grossier et de l’orgueil, avec Dieu nous ne méritons rien. Dieu nous donne tout par grâce ainsi qu’à Israël.

 

Dieu n’a pas rejeté son  peuple

 

Je dis donc : Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Loin de là ! Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d’Abraham, de la tribu de Benjamin.

 Dieu n’a point rejeté son peuple, qu’il a connu d’avance. Ne savez-vous pas ce que l’Ecriture rapporte d’Elie, comment il adresse à Dieu cette plainte contre Israël : Seigneur, ils ont tué tes prophètes, ils ont renversé tes autels ; moi seul, je suis resté et ils cherchent à m’ôter la vie ?

Mais quelle réponse Dieu lui donne-t-il ? Je me suis réservé sept mille hommes qui n’ont point fléchi le genou devant Baal.                                Romains 11: 1 à 4

 

La première église était juive, les apôtres étaient juifs, Jésus a pris chair dans le sein d'une jeune fille juive. Si Dieu avait rejeté son peuple il n'aurait pas choisi l'apôtre Paul lui-même juif, pour lui confier la révélation contenue dans 12 livres de la Bible. L'apôtre Paul disait lui-même : je suis juif de la tribu de Benjamin.

Par la bouche de Moïse, nous savons qu’Israël va désobéir et qu’il sera dispersé : L’Eternel vous dispersera parmi les peuples, et vous ne resterez qu’un petit nombre au milieu des nations où l’Eternel vous emmènera.  

                                                                                                             Deutéronome 4 : 27

 

 Après, Dieu promet de le rassembler

 

Car l’Eternel aura pitié de Jacob, Il choisira encore Israël, Et il les rétablira dans leur pays ; Les étrangers se joindront à eux, Et ils s’uniront à la maison de Jacob.                                                                                                            Esaie 14 : 1 

 

Aujourd’hui, nous en voyons l'accomplissement : Le 15 mai 1948 fut proclamé l'État indépendant d'Israël par les Nations Unies. Maintenant, les Juifs dispersés dans les nations rentrent dans le pays chaque jour.

 

 Les mensonges de la théologie du remplacement

 

La théologie du remplacement est établie sur le doute de l'amour de Dieu et de sa fidélité pour son peuple à cause de ses péchés et de son infidélité

Si Dieu a rejeté Israël, cela  constitue un réel échec de sa part et ce serait contraire à sa parole : Ainsi parle l’Eternel, qui a fait le soleil pour éclairer le jour, qui a destiné la lune et les étoiles à éclairer la nuit, qui soulève la mer et fait mugir ses flots, Lui dont le nom est l’Eternel des armées : si ces lois viennent à cesser devant moi, dit l’Eternel, la race d’Israël aussi cessera pour toujours d’être une nation devant moi. Alors je rejetterai toute la race d’Israël, à cause de tout ce qu’ils ont fait, dit l’Eternel.                     Jérémie 31 : 35 à 37b

 

La théologie du remplacement tente de nous faire croire que Dieu a deux justices : une pour son peuple juif et une autre pour nous les païens.

Quoi donc ! Sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché, selon qu’il est écrit : il n’y a point de juste, pas même un seul.                      Romains 3 : 9 et 10

 

Cette théologie manifeste de l'orgueil, de l'aveuglement. Elle met en danger. Elle nous amène dans les malédictions : je maudirai ceux qui te maudiront.

Tout Israël n'a pas rejeté Jésus le Messie promis.

Quoi donc ? Ce qu’Israël cherche, il ne l’a pas obtenu, mais les élus l’ont obtenu, tandis que les autres ont été endurcis.

Je dis donc : Est-ce pour tomber qu’ils ont bronché ? Loin de là ! Mais, par leur chute, le salut est devenu accessible aux païens, afin qu’ils soient excités à la jalousie.                                                                                             Romains 11 : 7 et 11

Nous avons à nous repentir de la théologie du remplacement et de tout l’antisémitisme ambiant. La doctrine du remplacement enseigne que Dieu a abandonné ou répudié Israël à cause de la désobéissance d’une partie d’Israël.

En réalité, nous constatons que tout au long de l’histoire d’Israël, Dieu s’est toujours conservé un petit reste. Dieu est fidèle à ses promesses.

Les partisans de la théologie du remplacement se sont autoproclamés « le nouvel olivier franc ou le nouvel Israël ». Cette théologie est purement humaine et diabolique.

 

La chute d’Israël est devenue notre source de salut pour un temps, afin que le salut soit annoncé aux païens. Avant nous étions exclus : Souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde                                                                                                        Ephésiens 2 : 12

 

Leur mise à l’écart a été la réconciliation du monde, leur réintégration sur l’olivier franc sera comme une résurrection.

 

Car si leur mise à l’écart a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon le passage de la mort à la vie.

 Or, si les prémices sont saintes, la masse l’est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi.  Mais si quelques–unes des branches ont été retranchées, et si toi, qui étais un olivier sauvage, tu as été greffé à leur place, et rendu participant de la racine nourricière de l’olivier, ne te glorifie pas aux dépens de ces branches. Si tu te glorifies, sache que ce n’est pas toi qui portes la racine, mais que c’est la racine qui te porte.

Dieu n'a pas abattu l'olivier franc pour élever l'olivier sauvage. Dieu a greffé des branches de l’olivier sauvage, contrairement à leur nature sur l'olivier franc.                                                                                                Romains 11 : 15 à 18

 

Israël est-il un peuple déicide ? C’est un stéréotype dangereux. Dieu est esprit, comment peut-on tuer un esprit, le Dieu tout puissant ? Ce sont bien les Romains qui ont crucifié Jésus. Certes sa mort a été demandée par les responsables juifs, d'autres ont crié : crucifie-le ou qu'il soit crucifié! Combien étaient-ils ? Est-ce que le peuple entier était là ? Non.

Ces accusations sont étonnantes car Jésus dit : Ma vie, nul ne  la prend, je la donne…

 

Les deux oliviers dans le naturel

 

Les plants, nés d'une olive ou d'une bouture au-dessous de la greffe, ainsi que les scions poussant au-dessous du tronc, donnent une variété sauvage qu'il faut greffer. Les meilleurs oliviers retournent à l'état sauvage s'ils manquent de soins. L'olivier sauvage  est un arbuste produisant un fruit minuscule et sans valeur.

Le scion prélevé sur un olivier sauvage et enté sur une variété greffée ou cultivée, est l'image que l'apôtre Paul prend pour représenter la greffe des chrétiens issus du paganisme  sur le tronc du peuple de Dieu, l’olivier franc.

 

Mais si quelques–unes des branches ont été retranchées, et si toi, qui était un olivier sauvage, tu as été greffé à leur place, et rendu participant de la racine nourricière de l’olivier, ne te glorifie pas aux dépens de ces branches. Si tu te glorifies, sache que ce n’est pas toi qui portes la racine, mais que c’est la racine qui te porte. Si toi, tu as été coupé de l’olivier sauvage selon sa nature, et greffé contrairement à ta nature sur l’olivier franc, à plus forte raison eux seront-ils greffés selon leur nature sur leur propre olivier.

                                                                                                    Romains 11:17 : 18 et 24

 

En arboriculture le procédé est différent. On greffe sur l'olivier sauvage un rameau pris sur l'olivier franc : Israël.

Sauvage sur le plan spirituel signifie : sans Dieu, celui qui ne vit pas selon les principes du royaume de Dieu, celui qui est en dehors des lois et des alliances de Dieu.

Après l'échec du jardin d'Éden, Dieu se choisit un peuple pour apporter au monde la révélation divine et le sauveur promis. En appelant Abraham, Dieu lui promet qu’il possédera pour toujours un pays et que ses descendants seront une nation privilégiée, mise à part. Ils deviendront le canal d'une bénédiction pour toutes les familles de la terre.

L'alliance faite avec Abraham est confirmée sur le mont Sinaï : Maintenant, si vous écoutez ma voix, et si vous gardez mon alliance, vous m’appartiendrez entre tous les peuples, car toute la terre est à moi ; Vous serez pour moi un royaume de sacrificateurs et une nation sainte. Voilà les paroles que tu diras aux enfants d’Israël.                                                                                Exode 19: 4 à 6

 

Moïse prit la moitié du sang, qu’il mit dans des bassins, et il répandit l’autre moitié sur l’autel. Il prit le livre de l’alliance, et le lut en présence du peuple ; ils dirent : Nous ferons tout ce que l’Eternel a dit, et nous obéirons.

                                                                                                                    Exode 24: 6 et 7

 

L'apôtre Paul résume la grâce accordée au peuple choisi : De même aussi dans le temps présent, il y a un reste selon l’élection de la grâce. Or, si c’est par grâce, ce n’est plus par les œuvres ; autrement la grâce n’est plus une grâce. Et si c’est par les œuvres, ce n’est plus une grâce ; autrement l’œuvre n’est plus une œuvre.                                                                                          Romains 11 : 5 et 6

 

Jamais nous ne serons trop reconnaissants envers Israël de nous avoir donné les quatre cinquièmes de la Bible et par-dessus tout la connaissance du vrai Dieu et de notre Rédempteur et Sauveur Jésus-Christ.

Car si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, il ne t’épargnera pas non plus. Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu : sévérité envers ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu envers toi, si tu demeures ferme dans cette bonté ; autrement, tu seras aussi retranché.

                                                                                                         Romains 11 : 21 et 22

 

Une des conséquences de la théologie du remplacement et de la rupture avec Israël est l’abandon des fêtes bibliques. Par exemple la Pâque est devenue Pâques, fête babylonienne.

En l'an 306, l'empereur romain Constantin se convertit au christianisme, à la suite d'une vision. C'était un adorateur du dieu Soleil. Après sa conversion, il conserva un certain nombre de rites et de croyances païens, qu’il pratiquait.

Il a introduit ces rites et croyances dans le christianisme, comme du levain de mensonge, de fausseté, dans une pâte. Nous disons qu’il a apporté des pains avec levain ou une nourriture corrompue.

 

 À cette époque, les chrétiens étaient fortement persécutés. Constantin promet de leur donner la liberté de culte, ainsi qu'aux autres religions. Il déclare religion d'État, le mélange qu'il pratique : le paganisme et le christianisme ou le catholicisme.

En plus, il mélange la politique, le paganisme avec le catholicisme. Cela conforte la position et  l'autorité du pape établi à Rome.

Nous trouvons dans les évangiles un exemple de ce type de personne, comme l’empereur Constantin, avec les Hérodiens. Jésus demande à ses disciples de se méfier de leur levain.

Les Hérodiens sont des Juifs qui collaborent avec Hérode, représentant de l’empereur romain de l’époque. Rome occupe Israël, impose ses lois. A cette époque, l’empereur de Rome est considéré comme un dieu. Il reçoit des honneurs et l’adoration, comme un dieu. Les Hérodiens participent à cette idolâtrie. En réalité, ils adorent d’autres dieux. Voilà pourquoi Jésus demande à ses disciples de se méfier du levain  d’Hérode. D’ailleurs, Jésus ne craint pas de qualifier Hérode de renard, c'est-à-dire d’être rusé.

 

« Vous célébrerez la Pâque, non avec un levain de malice et de méchanceté » ou de ruse, de tromperie.

En 325 se tient le Concile de Nicée. Il est convoqué par l'empereur romain, Constantin. Au cours de ce concile, qui s'est déroulé sur plusieurs années, l'Eglise décide d’abandonner ses racines avec Israël.

 Elle se dissocie d'Israël. C'est-à-dire qu'elle se coupe de ses racines avec l'olivier franc. N’oublions pas que pour nous, païens, notre origine vient de l’olivier sauvage, selon ces versets :

 Mais si quelques–unes des branches ont été retranchées, et si toi, qui étais un olivier sauvage, tu as été greffé à leur place, et rendu participant de la racine nourricière de l’olivier. Ne te glorifie pas aux dépens de ces branches. Si tu te glorifies, sache que ce n’est pas toi qui portes la racine, mais que c’est la racine qui te porte.

Si toi, tu as été coupé de l’olivier sauvage selon sa nature, et greffé contrairement à ta nature sur l’olivier franc, à plus forte raison eux seront-ils greffés selon leur nature sur leur propre olivier.

                                                                                                Romains 11 : 17 :18 et 24

 

Toute plante que n’a pas plantée mon Père céleste sera déracinée.

                                                                                                                   Matthieu 15 :13

 

C’est le cas pour Babylone. Babylone ressemble à un chêne de Basan, dont nous parle la Bible, c'est-à-dire à l’orgueil, l’indépendance vis-à-vis de Dieu et d’Israël.

Babylone sera déracinée et subira la colère de Dieu, comme tous ceux qui vivent selon ses principes.

 En choisissant de se couper de l’olivier franc, l’Eglise s’est rebellée contre la Parole de Dieu ou Dieu lui-même. Elle a décidé de se retrancher, à la suite de ce concile de Nicée,  de l’olivier franc, ou d’Israël, sur lequel nous avons été greffés, contrairement à notre nature sauvage ou païenne.

 En effet, Jésus est mort pour abattre le mur de séparation entre nous (païens) et les Juifs. Des deux, Dieu en a fait un seul homme nouveau.

Par ce choix de l’empereur Constantin,  du concile de Nicée et des suivants, à nouveau il y a brisure, rupture, à nouveau le mur de séparation est rétabli : Mais maintenant, en Jésus–Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ. Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié.

Ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions ; il a voulu créer en lui–même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et les réconcilier avec Dieu l’un et l’autre en un seul corps, par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.

Il est venu annoncer la paix à vous qui étiez loin, et la paix à ceux qui étaient près ; car par lui les uns et les autres nous avons accès auprès du Père, dans un même Esprit. Ainsi donc, vous n’êtes plus des étrangers, ni des gens du dehors ; mais vous êtes concitoyens des saints, gens de la maison de Dieu.

                                                                                                           Ephésiens 2 : 13 à 19

 

Le concile de Nicée a rétabli ce mur de séparation, entre Israël et nous, les nations. Ce concile et ceux qui ont suivi, résultent d’initiatives humaines, sauf le concile de Jérusalem, dont nous parlent les versets suivants : Car il a paru bon au Saint–Esprit et à nous de ne vous imposer d’autre charge que ce qui est nécessaire, savoir, de vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de la débauche, choses contre lesquelles vous vous trouverez bien de vous tenir en garde. Adieu.             Actes 15 :28 et 29

 

Jésus élève des colonnes

 

Dieu enlève, abat, renverse les murs, les séparations, les divisions. Les religions bâtissent des murs avec des briques, qui cloisonnent, enferment. Avec ces murs, elles établissent des dénominations.

Jésus nous destine à devenir des colonnes dans le temple de son Père. Une colonne ne coupe pas la communication, elle laisse libre la circulation. Elle représente un soutien solide et un appui.

 

 Celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus ; j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau. Que celui qui a des oreilles entende ce que l’Esprit dit aux Eglises.                                                                                 Apocalypse 3 :12 et 13

 

Dès maintenant nous sommes appelés à devenir des colonnes : Mais, si je tarde, tu sauras comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Eglise du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité.

                                                                                                                  1 Timothée 3 :15

Si nous faisons le tour d’une colonne, peu importe la direction dans laquelle nous la regardons, devant, derrière, à droite, à gauche, elle est toujours pareille.

C'est la qualité première que l'on devrait retrouver dans nos vies de chrétien. Malheureusement, beaucoup de chrétiens sont encore versatiles, inconstants, fluctuants en fonction de leur humeur.

Une colonne ne  bouge pas, elle reste en place ! Ce sont les merveilleuses qualités spirituelles que Dieu désire trouver dans nos vies :

 La stabilité,

 La constance

 La fidélité.

Voilà trois qualités à développer, qui caractériseront nos vies de croyants.

 

Avec le mur reconstruit, le « tout est accompli » de Jésus sur la croix, se retrouve fortement amputé de son œuvre merveilleuse, glorieuse, rédemptrice.

 L’apôtre Paul nous en parle, il appelle cette attitude : marcher en ennemi de la croix :

 Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore en pleurant.   

                                                                                                                  Philippiens 3-18

 

L’abandon de la croix conduit à l’idolâtrie

 

Voici une autre conséquence d’avoir rejeté les principes de Dieu et sa volonté ou sa parole : nous avons perdu la crainte de Dieu. Et la perte de la crainte de Dieu nous condamne à nous mettre sous l’autorité de faux dieux, et de les adorer.

La célébration de Pâques, au lieu de la Pâque, nous en donne un exemple. Quand nous nous éloignons de la lumière, de la source de vie, ou de la racine nourricière, nous ouvrons la porte à la confusion, à la religion, à la tradition, et même à l’idolâtrie.

 Nous devenons hostiles à Dieu et nous perdons la crainte de Dieu.

 

Ce fut pour le Messie Jésus l'humiliation suprême ... que d'être ainsi rejeté par son peuple comme objet de haine, condamné comme un blasphémateur à mourir hors du camp : Fais sortir du camp le blasphémateur ; tous ceux qui l’ont entendu poseront leurs mains sur sa tête, et toute l’assemblée le lapidera.  

                                                                                                                   Lévitique 24:14

 

Or, ceux qu'il a rachetés, par la foi en son sacrifice, obtiennent le pardon de leurs péchés et la réconciliation avec Dieu. Ils ont le devoir sacré de porter son opprobre et de le suivre jusque dans ses humiliations et dans sa mort, pour s'offrir comme lui tout entier à Dieu. Dans un sens, le Messie est mort pour que nous ne mourions pas ; dans un autre sens, il est mort afin de nous rendre capables de mourir avec lui : Car l’amour de Christ nous presse, parce que nous estimons que si un seul est mort pour tous, tous donc sont morts ; et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux–mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux.

                                                                                                         2 Corinthiens 5:14  15  

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         

Notre destinée sera dans la nouvelle Jérusalem

 

Cette cité permanente est celle dont Dieu est l'architecte et le constructeur, elle est étroitement associée à Jésus, le médiateur d'une nouvelle Alliance.

Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur.

Mais vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, des myriades qui forment le chœur des anges, de Jésus qui est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l’aspersion qui parle mieux que celui d’Abel.

                                                                                              Hébreux 11:10 et 12:22 : 24

 Cette nouvelle Jérusalem est entourée d'une muraille infranchissable si ce n'est par les douze portes marquées aux noms des douze tribus d'Israël.

Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu. Son éclat était semblable à celui d’une pierre très précieuse, d’une pierre de jaspe transparente comme du cristal.

 Elle avait une grande et haute muraille. Elle avait douze portes, et sur les portes douze anges, et des noms écrits, ceux des douze tribus des fils d’Israël.

                                                                                                      Apocalypse 21 : 10 à 12

En elle se trouve le fleuve de « l'eau de la vie» et sur ses rives, l’arbre dont le fruit permet de vivre éternellement

Entreront par ces portes ceux qui auront lavé leurs vêtements (leurs cœurs) dans le sang de Jésus, l’Agneau donné par Dieu afin de sauver, de purifier ceux qui se tournent vers lui, qu'ils soient Juifs ou originaires des Nations.

 

Comment ceux et celles qui rejettent Israël rentreront-ils dans la ville, en passant par l’une ou l’autre de ces portes, en professant la théologie du remplacement ?

C’est notre éternité qui est en jeu et vraiment posons-nous la question suivante : sur quel olivier suis-je greffé ?

En conclusion comprenons bien ceci : Si notre Dieu et Abba céleste prend soin de nous greffer sur l’olivier franc, Israël, c’est bien parce que Son plan vis-à-vis de Son peuple n’a pas changé. Considérons cela comme un don de la grâce de notre Dieu, car il agit ainsi par pure grâce afin que nous ne puissions nous enorgueillir.

 

 

 

 

Publié dans Le bénéfice du sang

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