La voie royale passe par la croix de Jésus

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

 Il y aura là un chemin frayé, une route, qu’on appellera la voie sainte ; nul impur n’y passera ; elle sera pour eux seuls ; ceux qui la suivront, même les insensés, ne pourront s’égarer. Sur cette route, point de lion ; nulle bête féroce ne la prendra, nulle ne s’y rencontrera ; les délivrés y marcheront.  Les rachetés de l’Eternel retourneront, ils iront à Sion avec chants de triomphe, et une joie éternelle couronnera leur tête ; l’allégresse et la joie s’approcheront, la douleur et les gémissements s’enfuiront.                                                                                    Esaïe 35 : 8 à 10

 

Cette voie qu’on appelle sainte a été ouverte par Jésus avec son sang, pour retourner vers le Père.

Après la désobéissance d'Adam et Ève, tous les chemins d'accès entre le Père et nous se sont fermés : C’est ainsi qu’il chassa Adam ; et il mit à l’orient du jardin d’Eden les chérubins qui agitent une épée flamboyante, pour garder le chemin de l’arbre de vie.                                                                        Genèse 3 : 24

 

À la suite de cet événement, un grand désert s'est ouvert entre Dieu et nous, un grand vide. Là, nous ne trouvons aucun chemin ni voie de communication. C'est un désert entièrement  hostile, rempli de solitude. Un désert qui sert de gîte au chacal. Il est constitué de terres desséchées, rempli de mirages. Un désert où les mains deviennent languissantes, les genoux chancellent, les cœurs sont troublés, découragés. Nous y trouvons également des sourds, des boiteux, des muets.

 

Pendant des siècles, les différentes religions ont essayé de tracer une voie pour retourner vers ce Dieu devenu lointain, étranger. Elles ont imaginé toutes sortes de prières, de rites. Elles ont présenté toutes sortes d’offrandes, de sacrifices, pour apaiser ce Dieu en colère. Malgré toutes les bonnes volontés ou les initiatives manifestées, aucune n'a obtenu une faveur quelconque venant de Dieu.

 

 Nous étions tous errants comme des brebis, chacun  suivait sa propre voie.  

                                                                                                                         Esaïe 53 : 6

 

La voie royale passe par la croix de Jésus

 

Jésus a ouvert cette voie qui nous permet d'accéder à nouveau vers le Père. Les hommes auraient aimé eux-mêmes, par leurs propres efforts,  percer une voie comme le tunnel sous la Manche, pour les conduire jusqu'à Dieu. Évidemment chacun le sien, en pensant et en démontrant à chacun qu'ils ont tracé le meilleur, le plus rapide. Bien sûr avec une pointe d'orgueil, d'autosatisfaction dans le cœur. La rivalité, la jalousie, poindrait son nez. C'est ainsi que Caïn a tué son frère Abel. Il se trouvait que son frère réussissait mieux que lui dans sa relation avec Dieu.

 

Toutefois, pendant que toutes ces luttes intestines se manifestaient dans le cœur des hommes,  Dieu a dévoilé sa solution : se révéler dans la personne de son Fils qui se présenterait sous l’aspect d’un bébé fragile et plus tard comme un homme ordinaire.

 

Oui, Il n’avait rien pour frapper les regards, ni beauté, ni éclat, il n'avait rien pour nous plaire.                                                                                           Esaïe 53 : 2b

 

Pendant que les hommes manifestaient le désir de monter vers Dieu, Dieu choisit de descendre afin de se révéler, et de nous attirer vers lui. Nous avons cette possibilité de nous laisser attirer vers lui et d'accéder au trône de la grâce, en satisfaisant à une condition : passer par la croix de Jésus,  le chemin unique pour se rendre vers le Père.

 Jésus lui-même s'est laissé élever sur la croix pour attirer tous les hommes à lui, afin de les conduire au Père. Pour cela, il fallait que Jésus remonte d'abord vers son Père, afin d’offrir son sang en purification ou en expiation de nos péchés.

 

Quand a-t-il accompli cela ? Après sa résurrection

 

 Jésus lui dit : Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.                                                 Jean 20 : 17

Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir ; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n’est pas construit de main d’homme, c’est–à–dire qui n’est pas de cette création ; et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang, ayant obtenu une rédemption éternelle.

                                                                                                         Hébreux : 9 : 11 et 12

Le sacrifice de Jésus nous ouvre une autre voie nouvelle : la communion fraternelle. Nous étions tous devenus ennemis de Dieu et les uns des autres. C’est ce que nous allons développer maintenant. Pour cela, Jésus n'a pas craint de devenir notre frère :

 Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul. C’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères, lorsqu’il dit : J’annoncerai ton nom à mes frères, Je te célébrerai au milieu de l’assemblée.  

                                                                                                             Hébreux 2 : 11 et 12

 

Plusieurs versets dans les épîtres de Jean nous parlent de la communion fraternelle. Certains même nous donnent des conseils précieux. Ils nous permettent de comprendre et de nous montrer les bonnes  attitudes pour la vivre : Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité.

 Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui–même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché.                                                                     Jean 6 et 7

 

Nos choix de vie, nos attitudes, doivent refléter la lumière de Dieu, comme lui-même est lumière. Car les ténèbres viennent tout droit de l'enfer. Si nous ne nous tenons pas en vérité les uns avec les autres, la Bible déclare que nous sommes des menteurs. Nous appartenons au père du mensonge.

 Bien–aimés, ce n’est pas un commandement nouveau que je vous écris, mais un commandement ancien que vous avez eu dès le commencement ; ce commandement ancien, c’est la parole que vous avez entendue.

 Toutefois, c’est un commandement nouveau que je vous écris, qui est vrai en lui et en vous, car les ténèbres se dissipent et la lumière véritable paraît déjà.

 Celui qui prétend être dans la lumière, et qui hait son frère, est encore dans les ténèbres.

Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et aucune occasion de chute n’est en lui.  Mais celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux

                                                                                                                  1 Jean : 2 : 7 à 11

 

Maintenant, regardons un exemple de la communion fraternelle que nous présente la Bible : Abraham, dans sa relation avec Lot, son neveu. Rappelons que Lot signifie : voile. Nous remarquons que l’Eternel changera le nom d’Abram en Abraham, seulement après cette séparation avec son neveu.

 

 Lot, qui voyageait avec Abram, avait aussi des brebis, des bœufs et des tentes. Et la contrée était insuffisante pour qu’ils demeurent ensemble, car leurs biens étaient si considérables qu’ils ne pouvaient demeurer ensemble.

 Il y eut querelle entre les bergers des troupeaux d’Abram et les bergers des troupeaux de Lot. Les Cananéens et les Phérésiens habitaient alors dans le pays.

 Abram dit à Lot : Qu’il n’y ait point, je te prie, de dispute entre moi et toi, ni entre mes bergers et tes bergers ; car nous sommes frères.

 Tout le pays n’est-il pas devant toi ? Sépare-toi donc de moi : si tu vas à gauche, j’irai à droite ; si tu vas à droite, j’irai à gauche.          Genèse 13 :5 à 9

 

Abraham et Lot possèdent de grands troupeaux. L'herbe commence à manquer, l'eau également, pour satisfaire les besoins de tous leurs animaux. Les bergers de l'un et de l'autre commencent à se disputer. Certainement que des noms d'oiseaux sont échangés. La haine commence à envahir les cœurs. Les bâtons des bergers se lèvent d'une manière menaçante, peut-être même que des coups ont déjà été échangés.

 

Lot reste indifférent devant cette situation. Par contre, Abraham, attentif à la situation, la désapprouve dans son cœur et l’exprime par ces paroles : Qu’il n’y ait pas de disputes entre toi et moi, ni entre tes bergers et mes bergers, car nous sommes frères. En réalité, sur le plan naturel, Lot est le neveu  d’Abram. Comme Jésus vis-à-vis de nous, comme nous l’avons vu précédemment, Abraham ne craint pas d'appeler Lot son frère.

 

Nous regardons l'état de cœur d'Abram, cet homme de foi et de paix. Par rapport à son neveu, il est l'aîné et donc il aurait pu revendiquer ce droit d'aînesse auprès de son neveu. Abram pouvait dire à Lot : « Je suis l’aîné, tu me dois le respect, je choisis de me diriger vers la partie riche, j'en ai le droit. Toi le plus jeune, tu prends le côté opposé, la partie la moins riche ».

 

Non, Abram, comme Jésus, n'a jamais rien revendiqué pour lui. Abram offre à son neveu la liberté de choisir : si tu vas à gauche, j'irai à droite, si tu vas à droite, j'irai à gauche. Dieu aussi nous a créés avec la liberté de choisir entre les richesses de ce monde et lui faire confiance, dans une attitude de foi.

 

Abraham, dans son cœur, est animé par l'esprit de ces versets que nous lisons dans l'évangile de Mathieu

 

 Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par–dessus.

 Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui–même. A chaque jour suffit sa   peine.                                      Matthieu 6- 33 et 34

 

Abraham a foi dans Yahvé Tsikénou, le Dieu de la justice, dans El-Shaddaï, le Tout suffisant, Yahvé-Jiré, l’Eternel qui pourvoit

 

Il est le Dieu qui "fait jaillir des sources d’eau dans le désert, des ruisseaux dans la solitude. Il change les mirages en étang. Et la terre desséchée en source d'eau".

Abraham est en accord avec ce principe biblique : avant de gagner, il faut savoir perdre. Jésus lui-même adoptera cette attitude avant de sortir vainqueur.

 

Lot n’a pas dit : Tonton, c’est à toi de choisir d’abord. Lot lève les yeux vers la vallée verdoyante et non vers Dieu. Il a oublié qu’il était au bénéfice de la bénédiction d’Abraham.

Bien sûr, Lot choisit la partie la plus riche, la plaine du Jourdain. Devant ses yeux se présentent de l'herbe et de l'eau sans retenue, pour ses animaux. Mais derrière ce choix se cache un piège : les villes de Sodome et Gomorrhe. La Bible nous dit que rapidement Lot se retrouva dans la ville de Sodome. Sodome est la racine de sodomite.

 

 Les gens de Sodome étaient méchants, et de grands pécheurs contre l’Eternel.

                                                                                                                          Genèse 13-13

Posons-nous la question suivante : A la place de Lot qu’aurais-je choisi ? A la place d’Abraham, qu’aurais-je choisi ? Qu’il n’y ait pas de contestations ?

 L’Eternel dit à Abram, après que Lot se fut séparé de lui : Lève les yeux, et, du lieu où tu es, regarde vers le nord et le midi, vers l’orient et l’occident ;  car tout le pays que tu vois, je le donnerai à toi et à ta postérité pour toujours. Lève–toi, parcours le pays dans sa longueur et dans sa largeur ; car je te le donnerai.                                                                                  Genèse 13 : 14 à 15 et 17

 

Nous constatons que c’est seulement après sa séparation avec Lot, que Dieu permet à Abraham de rentrer dans sa destinée.

Abraham ne tient pas rigueur à Lot de son choix, il n'a pas d'amertume, de rancune.

 

 Abraham va délivrer Lot lors de la prise de Sodome

 

Des rois ennemis livrent une bataille contre le roi de Sodome et ses alliés. Ils sont vaincus, emmenés prisonniers avec le bétail, les femmes et les enfants. Lot se retrouve captif avec eux.

Dès qu'Abraham l’apprend, Il arme 318 hommes pour aller au secours de son neveu. Il aurait pu se contenter de dire : il paie la conséquence de son mauvais choix, qu’il se débrouille, c’est le jugement de Dieu sur sa vie. Non, il part  à son secours.

 

 Dès qu’Abram eut appris que son frère avait été fait prisonnier, il arma trois cent dix–huit de ses plus braves serviteurs, nés dans sa maison, et il poursuivit les rois jusqu’à Dan.                                                                                                                      Genèse 14 : 14 et 16

 

Il ramena toutes les richesses ; il ramena aussi Lot, son frère, avec ses biens, ainsi que les femmes et le peuple.

Dans ces versets, nous retrouvons la notion de frère. Son frère, apparaît deux fois dans ces deux versets.

C'est un exemple et un modèle de communion fraternelle que la Bible nous présente. Il nous montre que dans certaines situations, nous aurons à combattre en faveur du frère ou de la sœur en difficulté :

Pour vous, bien–aimés, vous édifiant vous–mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint–Esprit, maintenez-vous dans l’amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus–Christ pour la vie éternelle.  Reprenez les uns, ceux qui contestent ;  sauvez en d’autres en les arrachant du feu ; et pour d’autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu’à la tunique souillée par la chair.                                                                      Jude 20 à 23

 

 

  A nouveau Abraham va intervenir en faveur de son neveu Lot

 

 Le péché de Sodome et Gomorrhe s'intensifie. L'Eternel décide de les détruire par le feu.

L’Eternel confie son projet à son ami Abraham. Aussitôt, ce dernier pense à son neveu Lot. Il plaide sa cause devant Dieu. Abraham ne craint pas de marchander le salut de son neveu : Mais Abraham se tint encore en présence de l’Eternel. Abraham s’approcha, et dit : Feras-tu aussi périr le juste avec le méchant ?                                                                                         Genèse 18 : 23

 

A la suite de l’intercession d’Abraham, l’Eternel, avant la destruction de Sodome, envoie des anges arracher Lot à la destruction.

L’amour fraternel ne représente pas une nouvelle doctrine que nous annonçons mais une nécessité. L’amour fraternel correspond à une des clés que Jésus nous confie avec les clés du royaume. Les chrétiens ont tendance à se focaliser sur un aspect de la vie chrétienne : par exemple certains sur la relation avec le Père, d’autres sur Jésus ou le Saint-Esprit.

 

Ce type de relation symbolise le bras horizontal de la croix. Souvenons-nous que la croix est constituée de deux bras. Les deux sont imbriqués, incrustés l’un dans l’autre.

Certes, la communion verticale doit se vivre intensément. Toutefois, elle ne trouvera sa plénitude que si nous vivons la communion fraternelle. Si nous pensons être chrétiens pour nous-mêmes, nous nous séduisons, nous sommes dans l’erreur et l’autosatisfaction.

 

Jésus se tenait dans la communion avec le Père et dans la communion fraternelle

 

Dans la lettre adressée aux sept Eglises de l’Apocalypse, une seule ne reçoit pas de reproches de la part de Jésus, l’Eglise de Philadelphie, dont le nom signifie : amour fraternel ou communion fraternelle. C’est l’Eglise du temps des réveils.

 

Actuellement, les prophètes tirent la sonnette d’alarme pour nous avertir que nous sommes au temps de l’Eglise de Laodicée : l’Eglise de la tiédeur.  Laodicée, signifie : justice du peuple…et non justice de Dieu.

Cette Eglise se croit riche. Mais elle dort sur ses lauriers. Jésus lui dit : tu te crois riche, mais tu n’es riche que de richesses naturelles. Tu ne désires, tu ne recherches plus les richesses spirituelles, celles qui ne sont pas visibles. Repens-toi.

Suis-je bien positionné dans le corps de Christ ? Suis-je bien édifié sur la pierre angulaire, c'est-à-dire Jésus ?

La qualité de la relation que nous développons et pratiquons dans la communion fraternelle représente la qualité de la relation que nous avons avec le Père. L'amour ne conduit pas au péché. L'amour veut et désire le bien de l'autre.

 

Si je suis la cause de la chute du frère ou de la sœur, cela signifie que tout en croyant l'aimer je me trompe, je me séduis moi-même. L'amour est gratuit, il ne désire rien obtenir. Si je désire obtenir quelque chose du frère ou de la sœur, c'est que je cherche à combler un besoin, un manque que Dieu seul peut combler.

 Dans cette situation je me mens, je suis aveugle, je vois en lui ou en elle le moyen de combler des besoins. La source de ce manque est due sans doute à des émotions blessées ou à la convoitise.

 

Si nous aimons vraiment un frère, une sœur, nous ne le ou la détournerons pas de sa communion avec Jésus, ni de sa communion avec le Père ni de sa communion avec le Saint-Esprit. Nous l'aiderons à se préserver du péché, nous l'aiderons à grandir. Attention à nos motivations et nos paroles, ne cherchons pas dans les autres ce que Dieu seul peut combler et satisfaire dans nos vies.

 

Dieu nous donne un bien durable. Ce que nous obtenons du frère ou de la sœur, pour combler nos besoins ou nos désirs, sera passager, furtif. Cela risque d'être comme une eau qui ne désaltère pas, ou qui éveille un désir grandissant. Dans ce cas, nous allons souffrir et faire souffrir.

 

Les obstacles à la communion fraternelle

 

Bien sûr, certains penseront spontanément à l'égoïsme, à la jalousie. D'autres se rappelleront des blessures du passé, causées par le rejet, la trahison, etc. Souvenons-nous que Jésus a connu et porté tout cela sur la croix pour nous offrir en échange la guérison. Dans la nature, de nouvelles épines se forment chaque année. Dans le domaine spirituel c'est le même principe. Regardons bien ce qui se passe dans le naturel et nous saurons voir dans le spirituel, avec l'aide du Saint-Esprit, pour interpréter ou réinterpréter ce que nous vivons.

 

Il y a des victoires que nous obtiendrons seulement dans la communion fraternelle. La Bible nous en donne un exemple: Amalek vint combattre Israël à Rephidim.  Alors Moïse dit à Josué : Choisis-nous des hommes, sors, et combats Amalek ; demain je me tiendrai sur le sommet de la colline, la verge de Dieu dans ma main.  Josué fit ce que lui avait dit Moïse, pour combattre Amalek. Et Moïse, Aaron et Hur montèrent au sommet de la colline. Lorsque Moïse élevait sa main, Israël était le plus fort ; et lorsqu’il baissait sa main, Amalek était le plus fort. Les mains de Moïse étant fatiguées, ils prirent une pierre qu’ils placèrent sous lui, et il s’assit dessus. Aaron et Hur soutenaient ses mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre ; et ses mains restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil.  Et Josué vainquit Amalek et son peuple, au tranchant de l’épée.                                                                             Exode 17 : 8 à 13

 

Josué représente chacun d’entre nous, quand nous sommes dans les problèmes, dans la tentation par exemple. Il nous appartient de mener le combat dans la vallée, comme Josué : personne ne devait prendre sa place pour obtenir la victoire. C’était à lui de combattre jusqu’à la victoire complète.

 

Mais seul, il en était incapable. Dans une bataille comme celle-ci, sachons qu’elle se livre à deux niveaux :

Au niveau naturel, sur le terrain, comme Josué dans la plaine.

Au niveau spirituel dans les lieux célestes. Il est alors nécessaire de nous tenir sur la montagne.

Josué ne peut se tenir dans la plaine et sur la montagne en même temps. La victoire se trouve dans la stratégie de Dieu. Elle s’obtient obligatoirement dans le modèle de la victoire de la croix avec ses deux bras, l’un vertical, l’autre horizontal.

 

Moïse qui se tient sur la montagne commence à intercéder en faveur de Josué. Tant que Moïse lève ses mains vers Dieu, Josué se tient dans la victoire sur ses ennemis.  Il ne s’agit pas de gagner une bataille, mais une guerre qui doit passer par l’extermination de l’adversaire. Quand Moïse se fatigue, ses mains se baissent et Josué est obligé de céder le terrain conquis. L’ennemi redevient le plus fort.

Aaron et Hur, un de chaque côté, viennent au secours de Moïse, et l’aident à garder ses mains levées. Mais avant, ils décident de le faire asseoir sur une pierre.

 

 Les mains de Moïse étant fatiguées, ils prirent une pierre qu’ils placèrent sous lui, et il s’assit dessus. Aaron et Hur soutenaient ses mains, l’un d’un côté, l’autre de l’autre ; et ses mains restèrent fermes jusqu’au coucher du soleil.

                                                                                                                          Exode 17-12

 

Ici, le mot pierre, en hébreu, est le même mot que la Bible utilise pour parler de la pierre angulaire rejetée par les hommes : ce terme désigne Jésus. Autrement dit, Aaron et Hur ont fait asseoir Moïse en Jésus. Pourtant Moïse avait le bâton avec lequel il a ouvert la Mer Rouge. Sur la montagne, Moïse a bien levé son bâton comme pour ouvrir la mer. Mais dans la situation présente, il n’a pas obtenu le même résultat.

Pourquoi ? Dieu désirait lui apprendre une nouvelle stratégie. Dieu veut nous apprendre de nouvelles stratégies. Pour détruire un ennemi, la prière ne suffit pas, il faut combattre, sans omettre toutefois la prière, la louange, la proclamation de la parole. Demandons et combattons selon les plans de Dieu. Envisageons d’autres stratégies selon les circonstances. Par exemple, que se serait-il passé si Moïse, Aaron et Hur étaient descendus dans la plaine pour combattre aux côtés de Josué ?

Ils auraient mené un combat dans la chair. Quelle était la nature de leur ennemi ? Spirituelle.

 

La chair peut-elle gagner un combat contre un ennemi spirituel ?

 

Non, évidemment et d’autre part c’était le combat de Josué. Il aurait été privé de la victoire. Moïse, Aaron et Hur se seraient retrouvés dans la compassion charnelle, dans un rôle de faux sauveurs, et connu l’échec total. Avant de combattre, identifions la nature de notre ennemi, ici Amalek représente Satan lui-même.

 

Envisageons la stratégie contraire consistant à se tenir tous les quatre sur la montagne, implorant, criant à Dieu d’arrêter cet ennemi qui leur bloquait la route. Le peuple dans la vallée aurait été sauvagement massacré. La Parole nous dit que le secours nous vient de l’Eternel. Oui c’est vrai, cependant nous aurons toujours à exercer notre foi en étant actif, en menant le combat contre l’adversaire, comme dans l’exemple donné ci-dessus.

Il  nous est donné pour nous montrer combien nous avons besoin les uns des autres, de notre complémentarité. Mais chacun à notre place, et en nous tenant dans la stratégie de Dieu.

Dieu ne nous demande pas de gagner un combat pour le frère ou la sœur. Mais de les aimer et de les aider à gagner leur combat.

 

C’est ainsi que nous nous stimulerons et que nous marcherons sur la voie royale.

 

  

 

 

 

Publié dans Le bénéfice du sang

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