Le Père émonde le sarment afin qu'il porte plus de fruit

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

Le Père émonde le sarment afin qu'il porte plus de fruit

 

Tout sarment qui porte du fruit, il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit.                                    

                                                                                                                                    Jean 15 : 2

Émonder en grec se dit « kathairos » et signifie : purifier, nettoyer, enlever les impuretés, enlever les pousses inutiles, purifier par le feu, libérer des désirs corrompus du péché, de la culpabilité.

Pourquoi le Père émonde-t-il seulement les sarments qui portent du fruit ?

 Afin qu’il en porte encore plus.

Dans le naturel, le sarment qui a fructifié s'est développé en longueur et par de nombreuses ramifications. Sans émondage l'année suivante les sarments ne produisent que de petits raisins représentants guère d'intérêts pour la production du vin. L’émondage limite la croissance démesurée du bois, pour régulariser la production des raisins en qualité et en quantité. Dans le but d'obtenir des raisins plus gros qui contiennent plus de jus ou de vin.

L’émondage se pratique après les vendanges et généralement pendant le repos de la végétation soit à la fin de l'hiver, quand les grandes gelées, en principe ne sont plus à craindre et avant que la sève du printemps commence à faire éclore de nouveaux bourgeons. Sinon lorsque la sève commence à monter, après l’émondage le sarment va « pleurer » des gouttes vont tomber sur la terre.

Ici, Jésus fait allusion à un émondage dans le naturel afin de nous permettre de mieux comprendre l’émondage spirituel, son utilité et sa nécessité.

Dans le développement que nous donne Jésus nous constatons une progression.

  1. Ne pas porter du fruit. Ce sarment ne sera pas émonder mais retranché

  2. Porter du fruit

  3. Porter encore plus de fruit

  4. Porter beaucoup de fruit

    Il commence par le  sarment qui ne produit pas le fruit. Jésus nous en donne un exemple dans la parole des talents que nous trouvons dans : Il en sera comme d’un homme qui, partant pour un voyage, appela ses serviteurs, et leur remit ses biens. Il donna cinq talents à l’un, deux à l’autre, et un au troisième, à chacun selon sa capacité, et il partit. Celui qui n’en avait reçu qu’un alla faire un creux dans la terre, et cacha l’argent de son maître. Celui qui n’avait reçu qu’un talent s’approcha ensuite, et il dit : Seigneur, je savais que tu es un homme dur, qui moissonnes où tu n’as pas semé, et qui amasses où tu n’as pas vanné ; j’ai eu peur, et je suis allé cacher ton talent dans la terre ; voici, prends ce qui est à toi. Son maître lui répondit : Serviteur méchant et paresseux, tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, et que j’amasse où je n’ai pas vanné ; il te fallait donc remettre mon argent aux banquiers, et, à mon retour, j’aurais retiré ce qui est à moi avec un intérêt.  Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.

                                                                                       Matthieu 25 : 14 et 15- 24 à 27 et 30

    Jésus dit à cet homme : «  serviteur méchant » Dans la Bible méchant signifie: qui est hostile à Dieu, impie, envieux, traite, qui agit méchamment, qui est sous l’influence du malin ou du diable. Cet homme n’a jamais choisi Jésus comme son Seigneur et son Sauveur. Jésus le nomme serviteur et non ami, d’autres traductions emploient le terme « esclave » qui convient mieux pour  désigner cet homme sous l’emprise des ténèbres.

    Voici un passage du livre de Job qui nous décrit le méchant : Ils laissent courir leurs enfants comme des brebis, et les enfants prennent leurs ébats. Ils chantent au son du tambourin et de la harpe, Ils se réjouissent au son du chalumeau. Ils passent leurs jours dans le bonheur, et ils descendent en un instant au séjour des morts. Ils disaient pourtant à Dieu : Retire-toi de nous ; Nous ne voulons pas connaître tes voies.  Qu’est-ce que le Tout–Puissant, pour que nous le servions ? Que gagnerions-nous à lui adresser nos prières ?              Job 21 : 11 à 15

     

    Nous ne voulons rien retrancher de la parole ou y ajouter ne serait qu’un iota, encore moins mettre la confusion dans les pensées des lecteurs. Toutefois nous croyons qu’il y a une différence entre la personne qui volontairement refuse de porter du fruit pour le royaume de Dieu et le sarment attaché à Jésus qui ne porte pas de fruit.

    Il le retranche, ce verbe employé dans ce contexte nous semble pas convenir, car en grec nous trouvons le verbe «  airo » qui signifie : soulever, supporter, élever les mains… en voici un exemple : et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; Et ils te porteront (airo) sur les mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.

                                                                                                                                Matthieu 4 : 6

    (Airo) signifie, dans un sens moral : libérer de toute culpabilité, de tout mélange avec ce qui est faux.

    Porter, soulever nous semble plus être en accord avec le cœur du Père, envers un sarment qui ne porte pas de fruit. Un sarment qui est tombé à terre, son fruit va pourrir. Il a besoin d’être porter, soulever, supporter. N’oublions pas que chaque sarment symbolise un chrétien.  Le Père ne nous condamne pas quand nous tombons. Mais il arrive que nous ayons besoin d’être aidé pour nous relever, nous avons besoin de secours, d’être guéri par exemple. : Si cet homme vient à tomber, il ne reste pas à terre, car le Seigneur le prend par la main.                                                                                                     BFC Psaumes 37 : 24

    L’Eternel soutient tous ceux qui tombent, et il redresse tous ceux qui sont courbés.                                                                                                        Psaumes 145 : 14

    Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi.                                                                                                                           Jean 6 : 37

    Toutefois, nous n’oublions pas et le rappelons s’il était nécessaire que nous comparaîtrons tous, un jour, devant le tribunal de Christ : Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps.                                                                                                            2 Corinthiens 5 : 10

    Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère ? Ou toi, pourquoi méprises-tu ton frère ? Puisque nous comparaîtrons tous devant le tribunal de Dieu.                                                 Romains 14 : 10

    Assurément, ces deux versets s’adressent à des chrétiens. Le tribunal de Christ ne décide pas du salut, cela a été réglé par le sacrifice de Jésus pour nous et par notre foi en lui. Nous devons considérer le tribunal de Christ comme jugeant nos œuvres. Au tribunal de Christ les croyants seront récompensés sur la base de leur service pour Christ selon : Or, si quelqu’un bâtit sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l’œuvre de chacun sera manifestée ;  car le jour la fera connaître, parce qu’elle se révélera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu’est l’œuvre de chacun.  Si l’œuvre bâtie par quelqu’un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l’œuvre de quelqu’un est consumée, il perdra sa récompense ; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu.                                                                                                            1 Corinthiens 3 : 12 à 15

    C’est pourquoi demeurons ferme dans l’épreuve : Heureux l’homme qui supporte patiemment la tentation ; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l’aiment.                                                                               Jacques 1 : 12

     

    Maintenant nous allons prendre un premier exemple d’émondage : le prophète Jonas.

     

    L’Eternel le choisit pour aller prêcher la repentance à la ville de Ninive. Car sa méchanceté est montée jusqu’à moi dit l’Eternel.  Toutefois l’Eternel est plein de compassion pour les habitants de Ninive, il désire les arracher à la mort éternelle plutôt que de les détruire.

    Jonas est en désaccord avec l’Eternel, il est sans compassion pour les âmes qui se perdent et notamment envers les habitants de Ninive. Ils les jugent trop pécheurs pour bénéficier de la miséricorde de Dieu. Il aurait préféré appliquer sa propre justice. Il se sentait zélé pour cela plus que d’aller prêcher la repentance. Pour lui, ils méritaient le feu du châtiment plutôt que la miséricorde. Voilà ce qu’il dit à l’Eternel : Ceux qui s’attachent à de vaines idoles, éloignent d’eux la miséricorde.                                                               Jonas 2 : 9

     

    Volontairement, Jonas prend une direction opposée à Ninive, il résiste à l’Eternel et s’embarque sur un bateau. L’Eternel fait souffler une tempête, le bateau risque de sombrer. Les marins s’aperçoivent de la désobéissance de Jonas et de la cause de la tempête, ils crient à l’Eternel : Alors ils invoquèrent l’Eternel, et dirent : O Eternel, ne nous fais pas périr à cause de la vie de cet homme, et ne nous charge pas du sang innocent ! Car toi, Eternel, tu fais ce que tu veux. Puis ils prirent Jonas, et le jetèrent dans la mer. Et la fureur de la mer s’apaisa.                                                                                                     Jonas 1 : 14 et 15

    L’Eternel fit venir un gros poisson qui avala Jonas où il resta trois jours et trois nuits. Dans le ventre du poisson il va connaître le brisement, l’émondage à cause de sa désobéissance, de sa propre justice. Il voit la mort venir, les paroles qui suivent le dénotent. Dans le ventre du poisson Jonas crie à l’Eternel : Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Eternel, et il m’a exaucé ; Du sein du séjour des morts j’ai crié, et tu as entendu ma voix. Tu m’as jeté dans l’abîme, dans le cœur de la mer, et les courants d’eau m’ont environné ; Toutes tes vagues et tous tes flots ont passé sur moi. Je disais : Je suis chassé loin de ton regard ! Mais je verrai encore ton saint temple. Les eaux m’ont couvert jusqu’à m’ôter la vie, L’abîme m’a enveloppé, Les roseaux ont entouré ma tête. Quand mon âme était abattue au–dedans de moi, Je me suis souvenu de l’Eternel, et ma prière est parvenue jusqu’à toi, dans ton saint temple.                                           Jonas 2 : 2 à 5

    Le salut vient de l’Eternel. L’Eternel parla au poisson, et le poisson vomit Jonas sur la terre.                                                                                                 Jonas 2 : 10 et 11

    L’Eternel ne change pas son plan de salut pour les habitants de la ville Ninive. A nouveau il commande à Jonas d’aller prêcher la repentance.

     La parole de l’Eternel fut adressée à Jonas une seconde fois, en ces mots : Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et proclames-y la publication que je t’ordonne !                                                                                                      Jonas  3 : 1 à 2

    Après ce brisement et cet émondage, Jonas se rend à Ninive prêcher la repentance. Certes, il obéit en apparence, mais son cœur n’a pas changé envers les habitants de Ninive. Sa prédication est simple : il crie encore 40 jours et Ninive sera détruite. Son message est entendu et les habitants crurent à Dieu. Ils publient un jeûne et même le roi est touché par l’appel à la repentance : Et il fit faire dans Ninive cette publication, par ordre du roi et de ses grands ; Que les hommes et les bêtes, les bœufs et les brebis, ne goûtent de rien, ne paissent point, et ne boivent point d’eau ! Que les hommes et les bêtes soient couverts de sacs, qu’ils crient à Dieu avec force, et qu’ils reviennent tous de leur mauvaise voie et des actes de violence dont leurs mains sont coupables ! Qui sait si Dieu ne reviendra pas et ne se repentira pas, et s’il ne renoncera pas à son ardente colère, en sorte que nous ne périssions point ?                                                      Jonas 3 : 7 à 9

    Dieu se repend d’avoir pensé détruire la ville à cause des péchés de ses habitants : Dieu vit qu’ils agissaient ainsi et qu’ils revenaient de leur mauvaise voie. Alors Dieu se repentit du mal qu’il avait résolu de leur faire, et il ne le fit pas.                                                                                                                          Jonas 3 : 10

    Dieu sauve les habitants de Ninive de la destruction, cela déplut à Jonas et il fut irrité : Il implora l’Eternel, et il dit : Ah ! Eternel, n’est-ce pas ce que je disais quand j’étais encore dans mon pays ? C’est ce que je voulais prévenir en fuyant à Tarsis. Car je savais que tu es un Dieu compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et qui te repens du mal.  Maintenant, Eternel, prends-moi donc la vie, car la mort m’est préférable à la vie.                       Jonas 4 : 2 et 3

    Jonas sort de la ville et se construit une cabane en carton afin de s’abriter du soleil. Dieu, dans sa grande miséricorde et sa grâce infinie, va inviter Jonas à réfléchir sur son attitude de cœur. Il fit pousser un ricin en une nuit afin que Jonas puisse avoir de l’ombre pour abriter sa tête et lui ôter son irritation. A la vue du ricin qui ne lui a rien coûté, Jonas éprouva une joie, plus que le salut des habitants de Ninive. Alors Dieu va continuer patiemment d’émonder Jonas : Mais le lendemain, à l’aurore, Dieu fit venir un ver qui rongea le ricin, et le ricin sécha. Au lever du soleil, Dieu fit souffler un vent chaud d’orient, et le soleil frappa la tête de Jonas, au point qu’il tomba en défaillance. Il demanda la mort, et dit : La mort m’est préférable à la vie. Dieu dit à Jonas : Fais-tu bien de t’irriter à cause du ricin ? Il répondit : Je fais bien de m’irriter jusqu’à la mort.

     Et l’Eternel dit : Tu as pitié du ricin qui ne t’a coûté aucune peine et que tu n’as pas fait croître, qui est né dans une nuit et qui a péri dans une nuit. Et moi, je n’aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle se trouvent plus de cent vingt mille hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des animaux en grand nombre !                                                                Jonas 4 : 7 à 11

    C’est l’occasion de nous poser la question suivante : suis-je comme Jonas ?

     Est-ce que je pense que Dieu est trop patient, trop miséricordieux envers certaines personnes qui font le mal ?

    Laissons-nous Dieu être Dieu ?

    Quelques soient nos réponses, Jésus n’hésite pas à citer Jonas à deux reprises afin de répondre aux scribes et pharisiens qui lui demande  un signe ou de faire un miracle : Il leur répondit : Une génération méchante et adultère demande un miracle ; il ne lui sera donné d’autre miracle que celui du prophète Jonas. Car, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. Les hommes de Ninive se lèveront, au jour du jugement, avec cette génération et la condamneront, parce qu’ils se repentirent à la prédication de Jonas ; et voici, il y a ici plus que Jonas.                                  Matthieu 12 : 39 à 41

    Jésus utilise l’expérience de Jonas pour prédire sa résurrection, trois jours après sa mort. Les scribes et les pharisiens n’auront pas d’autre signe de la part de Jésus. Mais cela leur demande de croire en Jésus, il refuse et refuseront encore ce signe.

     

    L’auteur de l’épitre aux hébreux compare l’émondage à la correction. La correction doit nous amener à quitter une mauvaise orbite afin de nous ramener sur l’orbite de la vie. Elle produit en nous des fruits : Les corrections que vous avez à endurer servent à votre éducation. Supportez-les donc ! Elles prouvent que Dieu vous traite en fils. Quel est le fils que son père ne corrige pas ? Si vous étiez dispensés de la correction qui est le lot de tous les vrais fils, vous ne seriez pas des enfants légitimes, mais des bâtards. Nos parents nous corrigeaient comme bon leur semblait pour peu de temps. Dieu, au contraire, nous corrige toujours pour notre vrai bien, afin de nous faire participer à sa sainteté. Certes, sur le moment, une correction n’a rien de réjouissant, c’est plutôt une expérience pénible. Plus tard, cependant, elle produit, chez ceux qui se sont ainsi laissé former, un fruit précieux : une vie juste, conforme à la volonté de Dieu et vécue dans la paix.

                                                             Bible Parole Vivante  Hébreux 12 : 7 et 8- 10 et 11

    Si Jonas avait répondu favorablement à la demande de l’Eternel, il n’aurait pas connu ses épreuves ou ses émondages successifs et la souffrance qui en découle : passer trois jours dans le ventre d’un poisson, certes il a crié à l’Eternel de le sauver. Les paroles qu’il emploie nous montrent qu’il connait très bien ces passages des psaumes suivants :

    Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Eternel : Psaumes 18 : 5 à 7

    Toutes tes vagues : psaumes 42 : 8

    Je suis chassé loin de ton regard : psaume 31 : 23

    Les eaux m’ont couvert : psaumes : 69 : 2

    Avant de dire : le salut vient de l’Eternel, il prononce ces paroles qui nous révèlent son cœur pour les habitants de Ninive et envers qui il aimerait exercer sa propre justice : ceux qui s’attache à de vaines idoles, éloignent d’eux la miséricorde.

    Jonas va encore connaître un émondage à cause du ricin que l’Eternel fait croître en une nuit afin de protéger son prophète de l’insolation. Le jour suivant l’Eternel fait venir un ver qui ronge le ricin et Jonas demande la mort. L’Eternel désirait lui faire comprendre qu’il est plus important d’exercer sa miséricorde au profit de cent vingt milles personnes qui se perdent, plutôt que de pleurer pour un ricin : Dieu dit à Jonas : Fais-tu bien de t’irriter à cause du ricin ? Il répondit : Je fais bien de m’irriter jusqu’à la mort. Et l’Eternel dit : Tu as pitié du ricin qui ne t’a coûté aucune peine et que tu n’as pas fait croître, qui est né dans une nuit et qui a péri dans une nuit. Et moi, je n’aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle se trouvent plus de cent vingt mille hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des animaux en grand nombre !                                                                                                           Jonas 4 : 9 à 11

    Ces derniers versets nous font apparaître le grand enseignement missionnaire du livre : les âmes ne valent-elles pas beaucoup plus qu’un ricin ?

    L’histoire de Jonas nous montre également, que plus nous allons nous obstiner dans la désobéissance, plus nous allons souffrir et gémir. Comme la vigne qui pleure quand elle est émondée tardivement.

    Posons-nous également la question : envers qui manifestons-nous notre miséricorde ? Nos priorités sont-elles celles de Dieu ou les nôtres ?

     

    Dans l’épitre aux Romains, l’apôtre Paul nous parle d’émondage : que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère ; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement, et celui qui exhorte à l’exhortation ; que celui qui donne le fasse avec libéralité ; que celui qui préside le fasse avec zèle ; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie.                                                                                                                      Romains 12 : 7 et 8

    Ces deux versets nous tracent le domaine et un cadre dans lequel nous sommes appelés à produire beaucoup de fruits : que celui qui enseigne s’attache à son enseignement, c'est-à-dire qu’il cherche à enseigner avec excellence : dans le contenu bien-sûr, mais aussi dans la méthode, dans l’amour, en sachant reprendre si nécessaire et  sous la conduite du Saint-Esprit.

    Ces versets n’interdisent pas d’exercer deux  dons par exemple, toutefois que cela ne nous empêche pas d’être excellent et ne nuise pas à notre épanouissement, à nos relations.

     

     

     

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