L'engagement d'une alliance et le don de la grâce

Publié le par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur

La Bible nous rapporte comment Jonathan fils du roi Saül et David futur roi d'Israël scellèrent une alliance, qui va devenir un modèle. Souvent elle sera citée en référence tellement elle est profonde.

Normalement Jonathan aurait dû succéder à Saül son père sur le trône d'Israël. À cause de sa désobéissance à Dieu, Saül  est destitué et l’Eternel se choisit un roi dans une autre famille, celle d'Isaï le père de David. Jonathan accepte ce choix sans jalousie, sans haine envers celui qui humainement qui lui prend la place, ni désir de vengeance. Il est habité par la crainte de Dieu contrairement à son père qui est dominé par la crainte des hommes. Même il conclu une alliance avec celui qui deviendra son roi. Celui à qui il devra lui rendre le respect, puisque David est devenu l’oint de Dieu. Pourtant Jonathan n'hésite pas à conclure cette alliance qui déplaît fortement à son père, Saül le roi déchu. Même un jour Saül veut tuer son fils à cause de cette alliance avec celui qui est devenu son ennemi : Alors la colère de Saül s’enflamma contre Jonathan, et il lui dit : Fils pervers et rebelle, je sais bien que tu as pour ami le fils d’Isaï, à ta honte et à la honte de ta mère ? Car aussi longtemps que le fils d’Isaï sera vivant sur la terre, il n’y aura point de sécurité ni pour toi ni pour ta royauté. Et maintenant, envoie-le chercher, et qu’on me l’amène, car il est digne de mort.

                                                                                                                1 Samuel 20:30 et 31

Maintenant regardons l'alliance conclue entre Jonathan et David : David avait achevé de parler à Saül. Et dès lors l’âme de Jonathan fut attachée à l’âme de David, et Jonathan l’aima comme son âme. Ce même jour Saül retint David, et ne le laissa pas retourner dans la maison de son père. Jonathan fit alliance avec David, parce qu’il l’aimait comme son âme. Il ôta le manteau qu’il portait, pour le donner à David ; et il lui donna ses vêtements, même son épée, son arc et sa ceinture.                                                                                                    1 Samuel 18 : 1 à 4

 

Resituons le contexte de cette alliance et les deux personnages qui la concluent

 

Jonathan est un fils de Saül, un prince. Le prince héritier de la couronne, de la royauté, qui normalement aurait dû succéder à son père. Mais à cause de la désobéissance de son père, la royauté lui est enlevée.

3-David est un jeune garçon, berger. Il vient d’être choisi par Dieu et oint par le prophète Samuel comme futur roi d’Israël. Donc en Israël la royauté va changer de famille.

Voilà le personnage avec qui Jonathan va faire alliance et l’aimer comme lui-même à l’encontre de son père. En se dépouillant de son manteau royal, Jonathan démontre qu’il reconnait en David l’oint de Dieu, son futur roi auquel il devra se soumettre. Tout cela, il l’accomplit dans l’amour,  il ne convoite pas une place de premier ministre ou de ministre des finances. Son amour pour David est gratuit. Jonathan est habité par la crainte de Dieu. Son attitude nous rappelle l’attitude de Jésus quand il a quitté son ciel de gloire.

 Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ existant en forme de Dieu, il n’a point regardé son égalité avec Dieu comme une proie à arracher. Mail il s’est dépouillé lui-même en devenant semblable, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes et il a paru comme un vrai homme. Il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort même jusqu'à la mort de la croix.                                                                   Philippiens 2 : 5-8 

Tout comme Jésus, Jonathan n’éprouve aucun sentiment de rejet, de victime, de pitié de soi, de dévalorisation face à David. Plusieurs fois il va sauver la vie de David que son père le roi, Saül veut tuer. Même il ose affronter son père, soustraire David à la vengeance, à la jalousie, à la mort.

 Nous avons là deux cœurs purs, demeurant dans la crainte de Dieu, mais demeurant dans la foi, dans l’assurance envers l’Eternel. Aucun des deux ne cherche à dominer l’autre, ni a tirer profit de cette alliance pour lui-même

David appelait Jonathan, son frère. Jésus a fait de même, il n’a pas craint, devant son Père de nous appeler ses frères.

 

Avec cette alliance l'un et l'autre s'engage à se porter mutuellement secours en cas de besoin, ou envers leurs enfants si l'un ou l'autre devait mourir. Plusieurs fois au risque de sa vie, Jonathan prévient la vie de la haine meurtrière de son père. La Bible aînée dit que Jonathan aimait David comme lui-même.

Nous développerons comment David à son tour portera secours à un fils de Jonathan après la mort de ce dernier. À cause de sa désobéissance Saül perd l'onction royale et la direction du Saint Esprit le quitte. Il ne reçoit plus de direction de l'Eternel. Un jour les philistins menacent plus que jamais d'envahir le royaume d'Israël. Le roi Saül est dans l'incertitude : doit-il combattre les philistins ou s'abstenir ?

 Dans sa détresse il prend peur. Afin de recevoir des directives il consulte une nécromancienne. Le lendemain il va combattre ses ennemis avec trois de ses fils dont Jonathan. Saül et blessé à mort, il craint d'être capturé par les philistins. Alors il se donne la mort avec son épée et il demandera à un Amalécite de passage de le terminer. Le même jour ses trois fils meurent pendant le combat : Les Philistins poursuivirent Saül et ses fils, et tuèrent Jonathan, Abinadab et Malki–Schua, fils de Saül.                        1 chroniques 10 : 2

 Voilà le fruit de sa consultation auprès de la nécromancienne. La Bible nous dit que Saül est mort à cause de sa consultation occulte.        1 chroniques 11 : 1 et 2

Jonathan avait un fils et petit-fils du roi d'Israël nommé Méri Baal, ce qui signifie : le seigneur lutte, vous luttez contre Baal, le dieu des Phéniciens.

Ce fils de Jonathan vit dans le palais royal avec sa nourrice. Résumons la situation de cet enfant âgé de cinq ans, le même jour il apprend la mort de son grand-père, de son papa et deux de ses oncles. Sa nourrice en apprenant la nouvelle prend peur pour la vie de cet enfant. Elle veut sauver de la mort. Elle le prend dans ses bras et dans sa précipitation, elle le laisse tomber. À cause de cette chute il devient infirme des deux pieds. Il restera perclus des pieds : Jonathan, fils de Saül, avait un fils perclus des pieds ; il était âgé de cinq ans lorsque arriva de Jizreel la nouvelle de la mort de Saül et de Jonathan ; sa nourrice le prit et s’enfuit, et comme elle précipitait sa fuite, il tomba et resta boiteux ; son nom était Mephiboscheth.                                                   2 Samuel 4 : 4

Perclus signifie : action d’arrêter, empêcher, exclusion par l’inaction, impotent, ankylose, paralysie.

Humainement sa vie n'a plus de sens. Il perd son nom et devient Méphiboscheth, en voici la signification.

- Boscheth qui signifie : la honte

- Méphi qui signifie : lieu stérile, marécageux, ignominie, opprobre, confus.

Il quitte le château royal et va demeurer à Lodebar, ce qui signifie : pas un pâturage ou lieu désertique : Le roi David l’envoya chercher dans la maison de Makir, fils d’Ammiel, à Lodebar.                                                                  2 Samuel 9 : 5

Lodebar signifie : lieu marécageux, sans prairie ou lieu désert. La vie de Méphiboscheth était devenue comme un marécage, sans espérance.

 

Plusieurs années après être devenu roi David se souvient de son alliance avec Jonathan. Il s’inquiète de savoir s’il existe encore des descendants de Jonathan afin de leur faire du bien : David dit :

Reste–t–il encore quelqu’un de la maison de Saül, pour que j’agisse avec fidélité envers lui à cause de Jonathan ? Le roi dit : N’y a–t–il plus personne de la maison de Saül, pour que j’agisse envers lui avec la fidélité de Dieu ? Tsiba répondit au roi : Il y a encore un fils de Jonathan, qui est infirme des pieds.

 Le roi David l’envoya chercher chez Makir, fils d’Ammiel, à Lo–Debar. Mephi–Bosheth, fils de Jonathan, fils de Saül, vint auprès de David et tomba face contre terre, prosterné. David dit : Mephi–Bosheth ! Il répondit : Je suis là, pour te servir. David lui dit : N’aie pas peur ! Je vais agir avec fidélité envers toi à cause de Jonathan, ton père. Je te rendrai toutes les terres de Saül, ton père, et tu mangeras constamment à ma table. Il se prosterna et dit : Que suis–je pour que tu regardes un chien mort tel que moi ?

 Le roi appela Tsiba, l’homme de Saül, et lui dit : Je donne au fils de ton maître tout ce qui appartenait à Saül et à toute sa maison. Tu cultiveras pour lui les terres, toi, tes fils et tes serviteurs, et tu rentreras les récoltes, afin que le fils de ton maître ait de quoi manger ; et Mephi–Bosheth, fils de ton maître, mangera constamment à ma table. Or Tsiba avait quinze fils et vingt serviteurs.

Tsiba dit au roi : Je ferai exactement ce que tu m’ordonnes, ô roi, mon seigneur. David avait dit : Mephi–Bosheth mangera à ma table, comme l’un des fils du roi.

A cause son alliance qu’il a mise en pratique, le fils de Jonathan se voit offrir la grâce de manger de manger à la table du roi sans aucun mérite de sa part. Il mangera tous les jours avec les fils du roi, à sa table. Pourtant il se voit comme un chien mort. Le rejet l’anime, il n’a plus d’identité. David lui en offre une : fils de roi et lui restitue tous les biens de son grand père, le roi Saül. Voila un exemple d’une alliance qui libère la grâce.

A cause  du sacrifice de Jésus, notre Dieu nous offre une alliance de grâce sans aucun mérite de notre part, ainsi qu’une identité. Mais tant que demeurons dans le rejet, ou dans situation une situation de chien mort, d’amertume, de désir de propre justice il nous sera difficile de vivre dans la grâce.

Souvent dans nos difficultés de relations ou dans nous réactions négatives d’adulte il y a un enfant  blessé.

 

Voici les bénéfices de la grâce non méritée

 

Cette grâce non méritée à cause de l’alliance entre Jonathan et David préfigure la nouvelle alliance dont sommes au bénéfice à cause du sacrifice de Jésus : la nouvelle alliance qui nous l’accès gratuit à la grâce. Nous sommes invités à la table du roi, bien que nous nous tenions à Lodebar aussi, par grâce. Nous bénéficions, si nous l’acceptons après le pardon de nos péchés, de la miséricorde, la bienveillance, la bonté du Père pour toujours.

 

  1. Elle offerte à celui qui est secours

    David dit : Reste–t–il encore quelqu’un de la maison de Saül, pour que j’agisse avec fidélité envers lui à cause de Jonathan ?  Il y avait un homme attaché à la maison de Saül, nommé Tsiba, que l’on introduisit auprès de David. Le roi lui dit : Es–tu Tsiba ? Et il répondit : Oui, pour te servir.  Le roi dit : N’y a–t–il plus personne de la maison de Saül, pour que j’agisse envers lui avec la fidélité de Dieu ? Tsiba répondit au roi : Il y a encore un fils de Jonathan, qui est infirme des pieds.                                                                                                            2 Samuel 9 : 1 à 3

     

    Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.                                                                Ephésiens 2 : 8

     

    Mais à chacun de nous la grâce a été donnée selon la mesure du don de Christ.

                                                                                                                                Ephésiens 4 : 7

  2. Elle accorde une position privilégiée à celui qui la reçoit : Méphiboscheth reçoit une position de fils de roi. IL va manger à la table du roi, tous les jours comme ses propres fils et tout cela gratuitement. A cause de l’alliance conclue entre Jonathan et David devenu roi.

    Il dit au roi : Ton serviteur fera tout ce que le roi mon seigneur ordonne à son serviteur. Et Mephiboscheth mangea à la table de David, comme l’un des fils du roi.                                                                                                            2 Samuel 9 : 11

    Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus–Christ, qui nous a bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ !  En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables devant lui ; il nous a prédestinés dans son amour à être ses enfants d’adoption par Jésus–Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, pour célébrer la gloire de sa grâce dont il nous a favorisés dans le bien–aimé.                          Ephésiens 1 : 3 à 6

  3. La grâce le soutien et le gade.

    Je leur donne la vie éternelle ; et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main.  Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous ; et personne ne peut les ravir de la main de mon Père.                      Jean 10 : 28 et 29

     

    Certains refusent la grâce

    Et Jésus lui répondit : Un homme donna un grand souper, et il invita beaucoup de gens. A l’heure du souper, il envoya son serviteur dire aux conviés : Venez, car tout est déjà prêt. Mais tous unanimement se mirent à s’excuser. Le premier lui dit : J’ai acheté un champ, et je suis obligé d’aller le voir ; excuse-moi, je te prie.

                                                                                                                            Luc 14 : 16 à 18

     

    Méphiboscheth a du faire  un choix devant l’invitation de David

     

    Soit abandonné sa situation de rejet et de « chien mort » afin d’accepté la grâce. Méphiboscheth vivait, comme son grand père avec un esprit d’orphelin qui s’est amplifié avec la mort de son papa. D’autre part il restait le seul fils de la maison de Saül, aussi normalement la couronne lui revenait. Il n’avait pas accepté le choix de Dieu ou David comme nouveau roi, de ce fait il vivait dans l’amertume, le désir de vengeance envers David qu’il considérait comme un ennemi. Il attendait, dans son cœur, le jour où il pourrait se venger et reprendre la royauté d’Israël, même si ce n’était pas dans la volonté de l’Eternel. Nous le constaterons plus tard. Voilà pourquoi il s’est présenté dans la position de « chien mort » devant le roi David. En fait, même s’il accepte de manger à la table du roi, il n’accepte pas la grâce dans son cœur ni la position de fils de roi.

    A nous aussi notre Dieu nous invite à quitter notre Lodebar et à accepter, par grâce, la position qu’il nous propose : devenir fils ou fille de roi. Le Père, à cause de la nouvelle alliance scellée par le sang de Jésus, veut nous rendre notre dignité. Il nous demande de tourner le dos au passé et nous convertir. Alors ne soyons pas comme les invités qui trouvent des excuses pour ne pas répondre à l’invitation du banquet. Abandonnons la honte, la stérilité, la peur, la crainte, l’esprit d’orphelin, car Dieu nous dresse encore une table qui préfigure l’invitation aux noces de l’Agneau.

    Tu dresses devant moi une table, En face de mes adversaires ; Tu oins d’huile ma tête, Et ma coupe déborde. Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront Tous les jours de ma vie, Et j’habiterai dans la maison de l’Eternel Jusqu’à la fin de mes jours.                                                                                                  Psaumes 23 : 5 et 6

     

    Réjouissons-nous, soyons dans l’allégresse, et donnons-lui gloire ; car les noces de l’Agneau sont venues, son épouse s’est préparée, L’ange me dit : Ecris : Heureux ceux qui sont appelés au festin des noces de l’Agneau !

                                                                                                           Apocalypse 19 : 7 et 9

    Comme Méphiboscheth nous avons un choix à faire : continuer à vivre sous la loi ou accepter la grâce, la mort ou la vie.

     

    Méphiboscheth n’avait pas un cœur disposé pour accepter la grâce. Il vivait en rébellion et dans la jalousie contre David, il ne lui a jamais pardonné d’avoir été choisi par l’Eternel comme roi. C’est ce que nous allons voir maintenant.

    Quelques années plus tard, un fils de David nommé Absalon se lève son père et il s’auto proclame roi à la place de son père. Il attire à lui le cœur de nombreux partisans. Il décide de chasser son père de Jérusalem et même à le tuer si nécessaire. Le roi David ne veut pas combattre avec son armée contre son fils. Il décide de quitter Israël et franchir le Jourdain avec tous ceux qui le veulent. Méphiboscheth décide de rester à Jérusalem en prétextant son infirmité. Mais il cache les motivations secrètes de son cœur. Afin de les dissimuler il envoie son serviteur nommé Tsiba rejoindre David avec des vivre en abondance.

    Lorsque David eut un peu dépassé le sommet, voici, Tsiba, serviteur de Mephiboscheth, vint au–devant de lui avec deux ânes bâtés, sur lesquels il y avait deux cents pains, cent masses de raisins secs, cent de fruits d’été, et une outre de vin. Le roi dit à Tsiba : Que veux–tu faire de cela ? Et Tsiba répondit : Les ânes serviront de monture à la maison du roi, le pain et les fruits d’été sont pour nourrir les jeunes gens, et le vin pour désaltérer ceux qui seront fatigués dans le désert. Le roi dit : Où est le fils de ton maître ? Et Tsiba répondit au roi : Voici, il est resté à Jérusalem, car il a dit : Aujourd’hui la maison d’Israël me rendra le royaume de mon père.  Le roi dit à Tsiba : Voici, tout ce qui appartient à Mephiboscheth est à toi. Et Tsiba dit : Je me prosterne ! Que je trouve grâce à tes yeux, ô roi mon seigneur !                                                                    2 Samuel 16 : 1 à 4

    Tsiba livre les vrais motivations se son maître, celui qui a bénéficié de la grâce, profiter de la fuite de David  afin de reprendre le pouvoir. Mais il n’obtiendra pas satisfaction, l’Eternel va confirmer la royauté de David. Absalon décide de poursuivre son père dans sa fuite.  David, sur pression de ceux qui ont pris la fuite avec lui, organise une riposte. Absalon en passant sous un  térébinthe, assis sur son âne reste suspendu par sa chevelure au branche de l’arbre.  David pourtant avait demandé à ses combattants de préserver la vie de son fils Absalon. Malgré cette recommandation il est frappé en plein cœur et meurt. David décide de franchir le Jourdain à nouveau et de rentrer à Jérusalem. Le peuple rejoint le roi David lors de son retour et Méphiboscheth est du nombre malgré son état de cœur avec toute la perfidie et le mensonge qui s’y cachent.

    Mephiboscheth, fils de Saül, descendit aussi à la rencontre du roi. Il n’avait point soigné ses pieds, ni fait sa barbe, ni lavé ses vêtements, depuis le jour où le roi s’en était allé jusqu’à celui où il revenait en paix. Lorsqu’il se rendit au–devant du roi à Jérusalem, le roi lui dit : Pourquoi n’es–tu pas venu avec moi, Mephiboscheth ? Et il répondit : O roi mon seigneur, mon serviteur m’a trompé, car ton serviteur, qui est boiteux, avait dit : Je ferai seller mon âne, je le monterai, et j’irai avec le roi. Et il a calomnié ton serviteur auprès de mon seigneur le roi. Mais mon seigneur le roi est comme un ange de Dieu. Fais ce qui te semblera bon.

     Car tous ceux de la maison de mon père n’ont été que des gens dignes de mort devant le roi mon seigneur ; et cependant tu as mis ton serviteur au nombre de ceux qui mangent à ta table. Quel droit puis–je encore avoir, et qu’ai–je à demander au roi ? Le roi lui dit : A quoi bon toutes tes paroles ? Je l’ai déclaré : Toi et Tsiba, vous partagerez les terres. Et Mephiboscheth dit au roi : Qu’il prenne même le tout, puisque le roi mon seigneur rentre en paix dans sa maison.

     

    Méphiboscheth ne se reconnaît pas coupable devant le roi. Il se présente comme victime des agissements de son serviteur Tsiba. Dans la fin du dernier verset nous relevons l’hypocrisie de Méphéboscheth.

    Ces choses ont écrites pour notre instruction. Alors posons-nous la question : Quel est notre état de cœur face à la grâce qui nous est offerte ? Sommes-nous reconnaissant ? ou l’acceptons-nous pour les avantages qu’elle nous procure sur cette terre ? ou la saisissons-nous avec la position qu’elle nous donne, l’identité et la vie éternelle ? Ou sommes-nous comme les invités du banquet ? Les affaires de ce monde et leurs satisfactions passagères captivent-elles notre cœur, notre énergie ? Mentons –nous ou nous nous présentons-nous comme

    victime au lieu de plaider coupable ?

    Demandons au Saint-Esprit de nous éclairer afin de bénéficier pleinement de la grâce qui nous est offerte sans aucun mérite, à cause du sacrifice de Jésus

    Louis Trifault

Publié dans La grâce de Dieu

Commenter cet article