Mardi 6 mai 2008 2 06 /05 /2008 05:34

Je suis noire, mais belle me dit Jésus

 

 

 

 

Cantique des cantiques, 1 : 5-6 "Je suis noire, mais je suis belle, filles de Jérusalem, comme les tentes de Kédar, comme les pavillons de Salomon. Ne prenez pas garde à mon teint noir, c'est le soleil qui m'a brûlée.

Les fils de ma mère se sont irrités contre moi, ils m'ont fait gardienne des vignes. Ma vigne à moi, je ne l'ai pas gardée".

 

La dernière fois, nous avons laissé la Sulamithe dans les appartements resplendissants de beauté, de lumière, du Roi Jésus. Dans la présence de Jésus, la Sulamithe découvre la réalité de son cœur, de son âme, de sa vie. Elle se découvre noire, mais belle. Cela peut paraître contradictoire ?

Il y a dans ces paroles deux parallèles :

 

1)                       Dans la présence de Jésus, elle voit tout ce qui n'est pas correct dans sa vie.

2)                       Malgré cela, elle ne se condamne pas, ne se culpabilise pas. A cause de l'amour prodigué par Jésus, elle se voit belle. C'est ce que nous allons développer.

 

      I - Je suis noire comme les tentes de Kédar.

 

Les tentes des bédouins du désert de Judée sont construites ou recouvertes de peaux de chèvres à long poil noir. Même exposées au soleil brûlant, l'intérieur de ces tentes reste sombre.

"Kédar" (en hébreu) = sombre. Devant la lumière de Jésus, la Sulamithe voit l'intérieur de son cœur : il est sombre comme l'intérieur des tentes de Kédar. L'intérieur nous parle du cœur de l'Epouse, c'est-à-dire de chacun d'entre nous qui avons accepté Jésus comme Seigneur de notre vie. Oui, il y a encore des zones sombres dans notre cœur : à cause du doute, de la culpabilité qui nous atteint si facilement, de rébellion ou de rejet. Ces zones sombres de notre cœur peuvent provenir de la mauvaise connaissance de la parole de Dieu, de l'amour de Dieu, etc... , de nos anciens péchés pour lesquels le diable nous accuse encore, de besoin de guérison émotionnelle ou de délivrance.

 

"Kédar" a une autre signification que nous lui donnons avec le mot "quadar" = affligé, noircir, troubler, tristesse, triste, pleurer, être sombre, morne, obscurcir, assombrir.

 

Le Ps 38.7, nous en donne un exemple : "Je suis courbé, abattu au dernier point, tout le jour, je marche dans la tristesse".

 Oui dans la présence de Jésus nous pouvons vivre cela! Souvenons-nous que l'Epouse a demandé à Jésus de l'entraîner dans sa chambre royale. L'Epouse s'aperçoit qu'il y a dans sa vie de la tristesse. Elle est affligée. Elle vit des situations qui obscurcissent, assombrissent sa vie, voire même, elle en verse des larmes.

Qu'est-ce qui provoque cela ? Les brûlures du soleil, c'est-à-dire les épreuves de la vie, l'irritation de ses frères qui l'ont faite gardienne de leurs vignes. Mais la sienne, elle ne l'a pas gardée. Le peu d’estime qu’elle a d’elle-même assombrit sa vie. Elle découvre que dans son coeur il y a encore des influences de sa nature adamique. Voilà ce dont elle prend conscience en présence de Jésus. Nous aborderons ces sujets plus loin.

Je suis noire, elle ne fait pas allusion à la race noire. Noire, ici, ne désigne pas la couleur, mais une autre signification qui nous est donnée à travers le grec : être troublée, se tenir dans la pénombre, comme dans la petite aurore. Cela veut dire que pour sa vie, la Sulamithe, jusqu'à maintenant, elle manquait de discernement pour sa vie.

Elle vivait dans la pénombre. Tout d'un coup sa vie prend un sens. Les yeux de son cœur s'illuminent. Elle comprend qu'elle a une destinée, un but à atteindre, une mission à remplir. A partir de maintenant, elle va chercher sérieusement la priorité de sa vie : être l'épouse de Christ.

 

"Je suis belle comme les appartements de Salomon". Imaginons les demeures que Jésus nous prépare dans les lieux célestes. Jean 14 : 2.3. Imaginons toutes les tentures multicolores du palais royal de Salomon. La Sulamithe se voit aussi belle. Pourquoi ? Elle a le cœur de Jean, l'apôtre de Jésus qui se présente "comme celui que Jésus aime". Pourtant, dans sa vie, il y a des imperfections. Avec son frère Jacques, Jésus les nomme : Boanergés = fils du tonnerre. Un jour, Jean demande à Jésus, l'autorisation de faire descendre le feu du ciel sur les Samaritains qui refusent d'accueillir Jésus, parce qu'il se rend à Jérusalem. Les Juifs et les Samaritains ne se parlaient pas.

Pensons à la beauté du lieu très saint, à l'or, aux tentures, l'argent, l'airain, les étoffes teintes en bleu, en pourpre, en cramoisi, de fin lin, du poil de chèvre, les peaux de béliers teintes rouges. Tout cela symbolise, sur le plan spirituel des réalités qu'ils seraient intéressants de développer. Seul les sacrificateurs ou souverains sacrificateurs avaient la possibilité d'admirer ces merveilles. Aujourd'hui, cette possibilité est offerte à l'Epouse ou chacun d'entre nous. Mais il faut rentrer dans le lieu saint. Rester à l'extérieur, c'est ne voir que les tentes noires. Notons que le beau signifie également grâce, être gracieux

 

Pourquoi Jésus nous voit beau ?

 

1) A cause de l'œuvre accomplie par lui à la croix. 2 Co 5.21. Celui qui n'a point connu le péché (Jésus), il (Dieu) l'a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu, en lui (Jésus).

Notre beauté vient de son don merveilleux de justice que nous nous approprions lorsque nous croyons. Jésus nous voit beau, non pas à cause des œuvres que nous accomplissons pour lui, mais à cause de ce qu'il a accompli pour nous et fait pour nous par le St Esprit.

Sommes-nous prêts à nous tenir dans la présence du Roi Jésus. Nous avons un roi qui a abandonné sa beauté pour prendre notre défiguration. Esaïe 52.14. De même qu'il a été pour plusieurs un sujet d'effroi, tant son visage était défiguré. Tant son aspect différait de celui des fils de l'homme.

 C'est à travers le sacrifice de Jésus que nous sommes rendus beaux à ses yeux. Sur les vêtements que nous achetons, est attachée l'étiquette désignant le pays où il a été fabriqué "Made in Corea", ou Chine, ou Germany.

 Le vêtement de justice dont nous sommes revêtus porte également la marque de son créateur : fabriqué dans les lieux célestes, réservé pour l'Epouse de Christ.

 

2) Jésus voit en nous un esprit bien disposé qui dit "oui" à Dieu. A cause de l'œuvre du St Esprit dans nos vies et de notre désir de lui obéir, Jésus nous voit beau à ses yeux. Jésus nous définit toujours par notre esprit bien disposé et non par la maturité ou l'immaturité de notre âme.

Nous, souvent, nous nous évaluons à travers les réussites ou les échecs de notre âme, c'est-à-dire de la chair. Jésus regarde au cœur et à l'esprit. Jésus sait que notre amour est fluctuant, à cause des événements favorables ou défavorables que nous vivons ou traversons. Au-delà de nos échecs, Jésus voit la beauté de sa vie qui se forme en nous. Nous pouvons échouer, cela nous affecte, décourage même, mais Jésus ne rejette jamais un cœur brisé : Ps 51.19. Comparaison avec l'embryon et le bébé naissant, nous, nous regardons à l’embryon, Jésus voit la beauté du bébé naissant, même en regardant l’embryon

 

3) Jésus nous voit beau à cause des passions de Dieu pour nos vies. Dieu est plein de passions pour chacun de nous à cause de ses projets, de ses plans d'amour pour nos vies. Et cela nous rend beau à ses yeux. Dieu ne se décourage jamais à cause de nos échecs. Souvent nous nous disqualifions, nous nous mettons sur la touche, sortons nous même du terrain de jeu. Mais Dieu nous voit toujours beau, car souvent c'est quand nous voulons tout abandonner à cause de nos échecs que lui peut intervenir.

Dans un échec, c'est le moment de rester en Jésus car sa beauté va nous laver, et dans sa présence nous allons recevoir sa gloire comme Moïse. Son visage était tellement beau, après avoir passé 40 jours sur la montagne dans la présence de Dieu, qu'il était obligé de mettre un linge sur son visage pour ne pas éblouir les Israélites. (A suivre)

Par louis trifault - Publié dans : Le cantique des cantiques
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Dimanche 4 mai 2008 7 04 /05 /2008 15:11

 Dans un autre passage, la bible nous parle également de deux frères ayant chacun une attitude de cœur différente, ce qui va amener  la mort du deuxième par le premier : Genèse 4 nous dit qu’Adam et Eve eurent deux fils, Caïn et Abel. Caïn était un laboureur et Abel un berger. Caïn fit une offrande à l’Eternel, des fruits de la terre. Et Abel de son côté en fit une,  des premiers nés de son troupeau et de leur graisse.

 L’Eternel  porta un regard favorable sur Abel et son offrande. Caïn fut très irrité et son visage fut abattu. Et l’Eternel dit à Caïn :

Pourquoi est-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ? Certainement, si tu agis bien, tu relèveras le visage et si tu agis mal, le péché se couche à ta porte, et ses désirs se porte vers toi, mai toi, domine sur lui. Genèse 4 : 2-7

Verset 8 : cependant Caïn  adressa la parole à son frère Abel, mais comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua.

 Pourquoi l’Eternel ne porta pas un regard favorable sur Caïn et son offrande ?

Pourtant dans : Deutéronome 26 : 10 il est écrit : Maintenant voici, j’apporte les prémices des fruits du sol que tu m’as donné, O Eternel ! Tu les déposeras devant l’Eternel, ton Dieu, et adoreras l’Eternel ton Dieu.

 Retenons bien ceci : Voici j’apporte les prémices des fruits du sol que tu m’as donné.

 Caïn a-t-il répondu à ce passage de la parole ?

Regardons dans la version TOB le verset 3 et 4 du chapitre 4 de la Genèse : Caïn cultivait le sol. A la fin de la saison Caïn apporta au Seigneur une offrande des fruits de la terre. Là nous découvrons le cœur de Caïn : c’est un calculateur avec les affaires de Dieu. Certes il fit une offrande à l’Eternel, mais à la fin de la saison, il a attendu pour voir si la récolte de l’année serait bonne. Il donnait en fonction de sa production.

 Alors que la parole que nous venons de  voir demande d’apporter les prémices, c’est-à-dire  avec foi, en croyant que Dieu va bénir et pourvoir à nos besoins. Donc aux besoins de Caïn, il ne croyait pas cela.

Comme le fils aîné de la première parabole, il cultive la terre, c’est-à-dire que seules les choses de ce monde l’intéressent. Il est étranger au royaume de Dieu et à le chercher premièrement ainsi que sa justice. Cela l’a conduit au meurtre. Investir dans le royaume ne l’intéressait pas.

 Il a été dominé par le péché, la convoitise des choses de ce monde, son cœur y était attaché. C’était en quelque sorte son repos, sa sécurité. Pourtant Dieu lui avait dit : Le péché se souche à ta porte et ses désirs se portent vers toi, mais toi domine sur lui. Cette domination sur le péché, il ne l’a pas exercé. D’autre part il a refusé l’adoration à l’Eternel.

Reprenons Deutéronome 26 : 10  Tu les déposeras devant l’Eternel ton Dieu, et tu adoreras l’Eternel ton Dieu. A cette offrande des prémices, Dieu lui accorde la valeur d’adoration. Caïn met son adoration dans ses possessions, c’est-à-dire qu’il s’adore lui-même dans ses ruses.

 Pourtant l’Eternel ne le rejette pas et continue de le protéger, après le meurtre de son frère.

 Abel est un type de Jésus, il préfigure le caractère de Jésus. Abel est un berger à l’image de Jésus, le bon berger. David aussi était berger. Abel à la crainte de Dieu. Il est dans l’obéissance. Même, si la bible n’est pas encore écrite, la parole est inscrite dans son cœur : Il fit une offrande des premiers nés de son troupeau et de leur graisse. Il n’attend pas la fin de l’agnelage pour offrir à Dieu le fruit de son travail. Non par la foi il offre les premiers nés sans savoir combien d’agneaux naîtront ensuite. C’est pourquoi Hébreux 11 : 4  nous dit :

 C’est par la foi qu’Abel offrit à Dieu, un sacrifice plus excellent que celui de Caïn, c’est par elle qu’il fut déclaré juste. Dieu approuvant ses offrandes, et c’est par elle qu’il parle encore, quoique mort.

 Il offrait également « leur graisse » la graisse des animaux offert en holocaustes, était réservé à l’Eternel et devait brûlé au feu. Cela nous parle de l’adoration qui montait du cœur d ‘Abel vers l’Eternel, sous l’onction du feu du Saint-Esprit.

 D’autre part, la graisse offerte, nous montre que Abel offrait ses agneaux en holocauste. Le sang des agneaux coulait, comme coulera plus tard le sang de l’Agneau de Dieu : Jésus.

L’agneau c’est un animal attachant, innocent. Donc il en coûtait à Abel de sacrifier ses agneaux. Avec ses agneaux offerts en holocaustes, il offrait son cœur à Dieu. Il faisait monter son adoration vers Dieu. L’offrande d’Abel à un sens prophétique, elle nous montre, annonce le cœur du Père offrant son agneau. Déjà à travers le sang des agneaux d’Abel, le père voyait le sang de Jésus. Maintenant nous comprenons mieux pourquoi son offrande et Abel lui-même à cause de son cœur étaient agréables à Dieu, qui portait un regard favorable. Abel mettait en pratique ce verset que nous avons déjà cité.

 Matthieu 6 : 33  Cherchez premièrement le royaume  et la justice de Dieu, et toutes choses vous serons données par –dessus.

La bible nous parle d’une autre famille où naquirent deux fils. Il s’agit de la famille d’Isaac et Rebecca. Les fils se nomment Esaü et Jacob. Esaü devint un habile chasseur, un homme des champs. Mais Jacob fut un homme tranquille, qui restait sous les tentes. Nous devons comprendre que Jacob était un adorateur et qu’il aimait passer du temps dans la présence de l’Eternel.

Comme le fils aîné, comme Caïn, Esaü ne s’intéressait qu’aux choses de ce monde. Il vendit son droit d’aînesse et toute sa bénédiction pour un plat de lentilles. Il le vendit à son frère Jacob (nom qui signifie usurpateur) mais passionné pour Dieu. Une dernière fois posons-nous la question :

 Ai-je un cœur de fils aîné ou de fils prodigue ? Ou de Jésus en formation?

Rappelons que le père ne condamne ni l’un, ni l’autre, mais il attend, désire et sort à la rencontre des deux. Tous les deux, il les invite à rentrer dans sa maison, comprenons son royaume et leur offre de trouver leur place de fils avec un cœur de fils ayant un cœur de serviteur, comme Jésus avec son père.

 La même invitation nous est adressée. Si nous ne l’avons pas encore acceptée laissons la grâce travailler nos cœurs, prenons du temps avec le Père, dans l’adoration, la lecture de la parole, avec le Saint-Esprit. Nous avons abordé la vie de 6 fils, appartenant à 3 familles différentes. 3 fils ont franchi la porte et sont rentrés dans leur destinée, celle que Dieu avait pour chacun d’eux.

 

1 – Abel, il en est mort

2 – Jacob : après bien des combats et des péripéties, des luttes, des stratagèmes, il fini sa vie en Egypte. Mais, il devient l’un des 3 patriarches auxquels Dieu ne craint  pas de faire référence pour se nommer : je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, le Dieu de Jacob.

3 – Le fils prodigue après un échec cuisant. Il choisit la repentance en se reconnaissant coupable auprès de son Père.

 

3 n’ont pas franchi la porte :

1-   Caïn

2-   Esaü

3-   Le fils aîné de la parabole

 

Pourtant Dieu, le Père, les aime, les cherche, les invite, sort à leur rencontre. Mais ils résistent. Le royaume de Dieu n’est pas leur préoccupation.

 Posons-nous une dernière question : suis-je de ceux qui accuse Dieu, comme le fils aîné, à travers ses paroles : Tu ne m’as pas donné un chevreau pour faire le fête avec mes amis, ou comme Adam qui accuse Dieu par ses paroles : c’est la femme que tu as mise auprès de moi, qui m’a donné de l’arbre et j’en ai mangé.

 Nous savons que ce genre d’accusation vient de celui que nous appelons l’accusateur des frères et le père du mensonge. C’est le même qui a accusé Dieu d’avoir menti à Adam et Eve Genèse 3 : 4-5  Vous ne mourrez point. Mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et que vous serez comme Dieu, connaissant le bien et le mal.

Dernière remarque : Nous avons tous une part de nous même que nous ne connaissons pas ou que nous ne voyons pas , nos amis et Dieu le voit, les autres le voit. Le fils ignorait peut-être ses problèmes ou voulait les cacher. Le retour du jeune frère à certainement été le révélateur de tout ce qu’il y avait dans son cœur.

 Dieu peut crée des circonstances semblables dans nos vies pour nous amener à découvrir ce qui est caché au fond de notre cœur. Disons lui merci quand cela arrive, même si c’est douloureux. Haïssons toutes ces œuvres de la chair mises à la lumière et cherchons du secours pour nous débarrasser, en être délivrés, guéris. Car dans un cœur semblable à celui du fils aîné, il n’y a pas de place pour l’adoration, il travaille et c’est tout. L’adoration est volée à Dieu.

En conclusion nous diront que la connaissance enfle et satisfait l’âme, il ne suffit pas d’entendre, il faut mettre en pratique ce que l’on entend de la parole de Dieu. En Matthieu 28-20, Jésus recommande à ses disciples, et à nous aujourd’hui : Enseignez les à observer tout ce que je voue ai prescrit. La parole en elle-même est comme l’ordonnance du médecin. Elle a besoin d’être exercée, pratiquée, appliquée, digérée avec foi, comme les médicaments prescrits. Ils sont énefficaces tant qu’ils sont chez le pharmacien et dans leurs emballages.

Jean 17-17 jésus vient de laver les pieds de ses disciples et leur dit : Comprenez vous ce que je vous ai fait. Si vous savez ces choses, vous êtes heureux, pourvu que vous les pratiquiez.  

                                          

Par louis trifault - Publié dans : Cherchez le royaume de Dieu
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 /05 /2008 08:24

Ai-je un cœur de fils aîné ou de fils prodigue ?

 

 

Luc 15 : 11-32 Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : Mon père donne moi ma part d’héritage qui doit me revenir. Et le père partagea son bien à ses fils.

 Le plus jeune avec sa part d’héritage, partit pour un pays lointain,  où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu’il eût tout dépensé. Une grande famine survint dans ce pays. Il alla se mettre au service d’un des habitants du pays qui l’envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier de carouges que mangeaient les pourceaux.

 Etant rentré en lui-même, il dit combien d’ouvriers chez mon père ont du pain en abondance et moi ici je meurs de faim. Je me lèverai, j’irai vers mon père et lui dirai : Mon père j’ai péché contre le ciel et contre toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes serviteurs. C’est ce qu’il fit.

 Son père le vit, alors qu’il était encore loin. Son père, ému de compassion, courut se jeter à son cou et l’embrassa. Mon père lui dit-il, j’ai péché contre toi je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.

 Avant qu’il ait eu le temps de terminer sa « confession ». Le père le fit revêtir de la plus belle robe, lui fit mettre un anneau au doigt et des sandales aux pieds. Tuons le veau gras dit le père mangeons et fêtons le retour de mon fils. Le fils aîné était dans les champs lors de son retour, c’étant informé auprès d’un serviteur sur la cause de cette fête, se mit en colère. Il ne voulut pas rentrer et le père sortit, le pria de rentrer, il refusa.

 Le fils aîné reprocha à son père de ne lui avoir jamais donné un chevreau pour faire la fête avec ses amis. Mon enfant dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce j’ai est à toi. Mais il fallait bien s’égayer et se réjouir parce que ton frère que voici était mort et il est revenu à la vie, parce qu’il était perdu et qu’il est retrouvé.

Situons cette parabole dans le contexte du chapitre 15 de l’évangile de Luc. Elle succède à la parabole de la drachme perdue et retrouvée, et de la brebis perdue et retrouvée. Donc Jésus insiste pour nous montrer qu’il y a plus de joie dans le ciel pour un seul qui se repend, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentance, ou du moins qui estiment, qu’il n’ont pas besoin de repentance. Suite à ces paroles de Jésus, voici venu le moment de nous poser la question suivante:

- Suis-je comme le fils prodigue ?

 Une brebis perdue qui a besoin de repentance et de revenir vers le père, car jusqu’a maintenant j’ai gaspillé ma vie, elle n’est qu’un échec.

- Où sui-je comme le fils aîné ?

 Qui se déclare juste à cause de ses œuvres accomplies, par sa force physique ? Ou  intellectuelle, qui même considère que Dieu a une dette envers lui ?

 Dans les deux cas le père attend que ses fils soient avec lui : Il courut, ému de compassion, vers le fils prodigue sur le chemin du retour et il sorti vers son fils aîné et le pria de rentrer mais il refusa.

 Posons-nous encore cette question :

- Est-ce que je me réjoui avec la famille de Dieu quand un homme ou une femme accepte Jésus, comme Seigneur de sa vie ?

-Ou est-ce que cela me rend soupçonneux, jaloux, parce que je crains de perdre ma place, mon ministère ?

Ce que nous pouvons retenir avant tout, c’est que le Père désire rassembler ses enfants, les arracher à la mort éternelle. Expliquons un peu cette parabole.

-         Le père symbolise Dieu le père.

-         Les deux fils, nous symbolisent :

Le plus jeune, après avoir échoué, dans sa tentative de conduire sa vie selon ses pensées, fait demi-tour et accepte le pardon par grâce, le salut par grâce de son Père.

 Le fils aîné révèle le cœur de tout homme ou femme qui se croit bon, bien, travaille dur pour gagner l’estime de son Père. Mais en réalité il est en conflit avec le Père ou ceux qui le représente.

 L’héritage partagé représente les œuvres bonnes que Dieu a préparées de tout éternité, afin que nous les pratiquions. Le plus jeune fils a voulu rentrer dans sa destinée avant le temps du père, avant de s’être préparé, et le fils aîné veut ignorer ce que le Père a préparé pour lui.

 Donc tous les deux sont en conflits avec le Père, même si cela se manifeste de façon différente. Et tous les deux veulent agir sans la grâce du Père, sans l’amour du Père. Tous les deux sont animées par un esprit d’indépendance, d’indifférence envers le Père. Tous les deux souffrent des causes ou des effets, des conséquences liées à leur  mauvais choix de vie.

Même s’ils veulent s’ignorer, tous les deux sont en rébellion contre le Père.

 Le bien partagé représente également le métrons où la sphère d’autorité dans laquelle Dieu veut nous libérer quand nous serons prêt, formés et en accord avec lui. Aucun de ces deux fils ne sont prêt, ne se sont préparés, et c’est l’échec pour les deux.

 Tous les deux ont des motivations hostiles à  leur Père, c’est-à-dire à Dieu. Aucun des deux ne pratiquent l’obéissance envers le Père. Certes le jeune fils va se repentir et goûter, découvrir qui est le Père et ce qu’est réellement le cœur d’un vrai père.

Nous sommes loin, avec ces deux fils, d’un cœur de fils ayant un cœur de serviteur tout en étant fils, tel que Jésus nous l’a montré, à travers son expérience pendant son passage sur la terre.

Quelle était la motivation de Jésus ou le cœur de Jésus ? Matthieu 6 : 33 Nous donne la réponse : cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu, et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Jésus prenait du temps avec son père. Il recherchait, s’isolait des foules, de ses disciples pour trouver la relation avec le Père. Même, il privilégie sa rencontre avec le Père à toutes autres activités. Il pratiquait ce qu’il enseignait :

 Matthieu 6 : 6 Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, dans le lieu secret, et ton Père qui voit dans le secret, te le rendra.

Le lieu secret de Jésus, c’était souvent un coin de désert où il s’isolait tôt le matin, avant que le soleil brille, c'est-à-dire pour n’être vu par personne. Marc 1 : 35  Vers le matin, pendant qu’il faisait encore très sombre, il se leva et sortit pour aller dans un lieu désert, où il pria. Cela nous est dit plusieurs fois dans les évangiles.

Certains diront : dans le désert, il n’y a pas de porte à fermer. La porte dont nous parle jésus, c’est la porte de nos pensées que nous devons maîtriser. La seule préoccupation qui doit les habiter, c’est la relation, intime avec le Père. Et d’autre part, s’isoler pour ne pas être vu comme les Pharisiens qui priaient publiquement afin d’attirer les regards de la foule.

 Donc un fils ou une fille ne pourra avoir un cœur de fils avec un cœur de serviteur que s’il prend du temps avec le Père dans le lieu intime comme Jésus. Le cœur de fils se façonne en nous dans la présence du Père. C’est pourquoi le Père de la parabole invite son fils aîné à rentrer dans la maison, mais il refuse, même, il se met en colère. Pourtant le père est sorti et le pria d’entrer, cela nous montre que le Père le désire avec lui, nous désire avec lui, constamment, il nous attire à lui.

 Sommes nous comme ce fils ?

 En colère, résistant à l’appel du père, à l’amour de père, avec de la haine contre mes proches parce qu’ils semblent plus béni que moi ou être la cause de mes échecs ?

Le cœur d’un vrai Père c’est de donner ce qu’il a de meilleur à ses  enfants. Luc : 11-11 à 13 : Quel est parmi vous le père qui donnera une pierre à son fils, s’il lui demande du pain ? Ou, s’il lui demande un poisson, lui donnera t-il un serpent au lieu d’un poisson ? Ou s’il demande un œuf, lui donnera t-il un scorpion ?

Si méchant comme vous l’êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera t-il le Saint-Esprit à ceux qui lui demande ?

 Le fils aîné a reçu sa part d’héritage comme son jeune frère : ‘’Il leur partagea son bien’’, le plus jeune gaspille sa part d’héritage. Le deuxième ne s’en préoccupe pas, pourquoi ?

 Le fils aîné ne cherche pas, premièrement la justice et le royaume de Dieu. Il cherche à gagner, à obtenir par lui-même, tout ce que le père veut lui donne en surcroît. Ses critères et ses priorités ne sont pas celles du royaume. Il n’a pas l’amour du royaume dans le cœur. Les âmes à sauver ne l’intéressent pas, ne le préoccupent pas, même il les rejette, il craint pour sa place, le père ne pourra plus le remarquer, son cœur est sec, rempli de jalousie, de haine, de colère. Il résiste à l’amour de père, refuse de lui ouvrir son cœur, pourtant le père frappe avec sa voix, et ceci est pour nous aujourd’hui :

 Hébreux 3 : 11 Aujourd'hui si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs, comme au jour de la révolte. Le fils aîné n’a pas la crainte du père et il ignore la promesse du père qui consiste à entrer dans son repos Hébreux 4 : 1  Craignons donc, tandis que la promesse subsiste encore, qu’aucun de vous ne paraisse être venu trop tard. Le fils aîné cherche les choses terrestres : un chevreau pour faire la fête avec quelques amis, alors que le Père a fait préparé une grande fête familiale de réconciliation avec son fils « qui était mort et qui est revenu à la vie ».

 Mon attitude avec Dieu est-elle celle du fils aîné ?

Est-ce que je lui résiste, est-ce que je fais la sourde oreille ?

 Le plus jeune après un échec cuisant va rentrer dans son métrons : il est passé par la repentance, il accepté le pardon de son père. Il se pardonne à lui-même et goûte à la grâce (cadeau non mérité) et rentre dans le repos du Père. La même grâce est offerte au fils aîné. Pour la recevoir, il devra passer par la repentance, la délivrance de la colère, de la haine, de la jalousie. Renoncer à tout ce qui l’empêche de se tenir dans la présence de Dieu.

 Il devra pardonner à son frère, passer par le renouvellement des pensées comme cela nous est dit en Romains 12 : 2  Ne vous conformez pas au siècles présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, agréable et parfait. Après il pourra goûter  l’amour du Père, se tenir dans la présence du Père. Et dans la présence du Père, le cœur du fils ayant un cœur de serviteur remplacera son cœur de pierre. Le repos du père est aussi pour lui, mais c’est lui que décide d’y rentrer ou d’y résister.

 Maintenant posons-nous de nouveau la question du début :

 Ai-je un cœur de fils aîné ou un cœur de fils prodigue ? Ou le cœur de Jésus en formation ?

La bonne nouvelle c’est que le Père ne condamne ni l’un, ni l’autre. Pour tous les deux, le Père les attend et sort pour les inviter à rentrer dans sa maison. En définitive, cette parabole nous parle du cœur de notre Père céleste et de notre cœur à chacun d’entre nous.

Attention à l’esprit de mercenaire qui travaille pour un salaire et pour servir ses intérêts, son ministère. L’esprit de mercenaire est hostile au royaume de Dieu, au Père. Dans la chair il s’élève contre le frère, car il voit en lui un concurrent. Seul le gain l’intéresse ou l’inspire.     (A suivre)

Par louis trifault - Publié dans : Cherchez le royaume de Dieu
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Lundi 28 avril 2008 1 28 /04 /2008 13:18

Le baiser vient de Dieu

 

 

 

 

Le cantique des Cantiques nous présente la Sulamithe comme la fiancée. Nous avons dit qu’elle symbolise l’Épouse de l’agneau, c’est-à-dire de Jésus. Rappelons que l’Épouse c’est chacun d’entre nous, croyants nés de nouveau. L’histoire de la Sulamithe représente notre histoire, notre croissance spirituelle, notre intimité avec Jésus.

 La durée de ce cantique des Cantiques varie d’une personne à l’autre. Certains deviennent matures rapidement d’autre, il leur faudra des années pour être guéris, délivrés, et accepté de s’engager dans les œuvres que Dieu a préparées pour chacun d’entre nous.

Dans notre langage occidental nous employons plus facilement le terme fiancée, plutôt que épouse avant le mariage et épouse après le mariage. Lors de l’étude du mariage juif, nous avons retenu que le jeune homme et la jeune fille, qui promettent de s’épouser, sont considérés comme mariés à partir du jour où ils ont bu le vin de la coupe d’alliance.

Jésus nous offre, depuis le dernier repas prit avec ses disciples, cette même coupe. Nous sommes dans ce temps d’attente et de préparation qui s’écoule entre le jour où la jeune fille accepte de boire la coupe alliance et le jour où le mari (ou époux) vient la chercher, pour l’emmener dans la demeure préparée dans la maison de son père. L’épouse ignore le jour de la venue de son époux.  

 

Cantique des Cantiques 1 : 2

Qu’il me baise des baisers de sa bouche. Car ton amour vaut mieux que le vin.

 

Bible du semeur : Ah ! Que ta bouche me couvre de baisers, car ton amour est plus exaltant que le vin.

Bible parole de vie : Couvre-moi des baisers de ta bouche, ta tendresse est plus délicieuse que le vin.

 

Dans ce désir de recevoir des signes de la manifestation de l’amour de Jésus, nous nous reconnaissons. Quand nous venons devant Jésus nous parlons les premiers. Nous ignorons presque totalement ce que notre venue provoque dans son cœur. Nous ne nous posons même pas la question. Nous nous voyons si souvent inclus dans une masse de croyant, comme un anonyme parmi tous les croyants du monde ou de la terre. Nous désirons recevoir de Jésus, l’assurance qu’il nous connaît réellement par notre nom.

Aussi nous lui disons, dans notre démarche vers lui : Toi Jésus l’être aimé couvre moi de tes baisers, manifeste moi ton amour, car nous, nos baisers nous les accordons à ceux ou celles que nous aimons. Et nous nous attendons à la même attitude de la part de Jésus envers nous. Surtout après un échec ou un faux pas, nous désirons nous assurer que nous sommes encore aimés de Jésus, aimés du Père. Aussi nous lui disons : Jésus couvre moi de tes baisers encore et encore.

Embrasse moi ! Équivaut aux paroles de ce chant quand nous le proclamons vers Jésus : Attire moi à toi, ne me laisse pas. je veux tout abandonner, oh restaure notre amitié. (Jésus ne cherche pas des amis ou une amie, mais une épouse). Ces paroles révèlent notre maturité ou notre immaturité. Dans sa parole Jésus nous dit : je ne t’abandonnerai pas. Croyons-le.

Jacques 4 :8 nous dit : Approchez vous de Dieu et il s’approchera de vous !

L’initiative nous appartient. Lors de la nouvelle naissance, nous déclarons avoir trouvé Jésus. En réalité c’est lui qui nous a trouvé le jour où nous nous sommes laissé rencontrer.

 

 

Baiser : embrasser beaucoup, embrasser tendrement en signe d’affection.

Le baiser représente le premier signe de la manifestation d’amour des parents envers un nouveau né. Ses parents aiment le couvrir de baisers. Ceci équivaux à lui dire : bienvenue dans notre famille. Tu es unique pour nous, même s’il a déjà des frères et sœurs.

 

Le baiser vient de Dieu  

Ce n’est pas une manifestation trouvée par les hommes ou soufflée par le diable. Le baiser vient de Dieu, c’est lui qui en est l’auteur. Toute manifestation de l’amour, de la tendresse vient de Dieu. Le baiser est une effusion de vie, c’est pourquoi il s’exprime par la bouche, et la bouche révèle le contenu du cœur, nous le voyons avec Judas qui trahit Jésus par un baiser.

Luc 22 : 47 b : (Judas) s’approche de Jésus, pour lui donner un baiser.

Verset 48 et Jésus lui dit : Judas, c’est par un baiser que tu livres le Fils de l’homme !

Le premier baiser a été donné par Dieu à Adam. Genèse 2 :7 L’Éternel Dieu forma de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devient une âme vivante.

Imaginons cette masse d’argile étendue sur le sol. Cette masse d’argile vient d’être façonnée, sculptée par l’Éternel avec beaucoup d’imagination, de soin, d’amour, mais qui est encore inerte. Tous les membres sont en places ainsi que tous les organes, le cerveau, les yeux ; la bouche etc. Le cœur ne bat pas encore. La poitrine ne se gonfle pas encore. Dieu contemple son œuvre.

La suite est confiée au Saint-Esprit. Le Saint-Esprit se penche vers celui qui va devenir Adam. Il lui donne un baiser, un saint baiser, un baiser qui communique la vie, la zoé, un baiser par lequel le Saint-Esprit insuffle Dieu lui-même : l’Esprit. Adam, par ce baiser reçoit le souffle de Dieu et devient une âme vivante. La salive commence à humidifier ses lèvres, sa bouche. Le cœur donne se premiers battement. Le sang circule et devient chaud. La poitrine se gonfle. Maintenant Adam se lève sous l’œil admiratif du Père et de Jésus. Par ce baiser du Saint-Esprit, Adam devient éternel. Et Dieu voit que cela est bon. Dans ce baiser que donne le Saint-Esprit, Adam reçoit la vie de Dieu, l’amour de Dieu, le feu de Dieu, la gloire de Dieu. Maintenant, celui qui va ressusciter Christ du tombeau, habite Adam c'est-à-dire le Saint-Esprit. Maintenant il est prêt, s’il le veut et le temps qu’il le vaudra, a vivre en communion, dans une relation d’amour avec son Dieu et créateur.

 Le baiser de Jésus n’est pas l’union de deux bouches, mais l’union de Jésus avec chaque chrétien, à travers sa parole et la manifestation du Saint-Esprit qui l’accompagne. Le baiser de Jésus se manifeste en baiser d’affection, d’amour éternel, de miséricorde, baiser de pardon, de réconciliation, de feu, par sa parole révélée. Luc 24 :32 : Et ils se dirent l’un à l’autre : Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu’il nous parlait en chemin et nous expliquait les écritures ? Oui le feu de la révélation doit brûler dans nos cœurs. C’est le signe d’un baiser de Jésus donné par le Saint-Esprit.

Luc 16 : 19-20 Nous révèle la profondeur du baiser de Jésus ici dans cette histoire qui relate le retour du fils prodigue. Nous voyons la puissance de vie manifestée par le père. Jésus est dans le Père et le Père est en Jésus. Jésus a reçu le baiser du Père. Quand le Père embrasse Jésus, il lui communique les profondeurs de son amour infini. Quand Jésus m’embrasse, son baiser, par sa parole accompagnée de la puissance de vie du Saint-Esprit me transmet la même profondeur d’amour que celle donnée par le Père.

Le Fils prodigue dit à son père : je ne suis plus digne d’être appelé ton fils, traite-moi comme l’un de tes serviteurs. Il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et l’embrassa. Souvenons nous que le fils vient de quitter « ses cochons ».

 Croyez vous que le père a simplement posé ses bras autour du cou de son fils ?

 Non il se jeta au cou de son fils et le couvrit tendrement d’une multitude de baisers pour lui transmettre la vie, la vraie vie. Le père couvre son fils de saints baisers. Romains 16 : 16  Saluez-vous les uns et les autres par un saint baiser.

Qu’est-ce qu’un saint baiser ?

Un baiser qui est saint c’est-à-dire venant du Saint-Esprit et donné dans l’Esprit. Nous constatons combien le baiser est galvaudé, dévalué dans notre monde.

Posons-nous cette question :

Nous arrive-t-il de nous éloigner du royaume de Dieu, vers un « pays lointain » ? Et dépenser ou gaspiller notre héritage ?

 Quelle est notre attitude quand nous revenons à la maison. Attendons nous les baisers de Jésus ? Ou sommes-nous de ceux qui pensent : ce serait mieux si j’étais un serviteur plutôt qu’un fils.

 

- Ta tendresse est plus délicieuse que le vin. (Parole de vie)               

- Ton amour m’enivre plus que le vin. (Bible en français courant)   

 

Ce sont les paroles et les choix émis par l’Épouse adressé à Jésus.

Psaume 104 : 15 Le vin qui réjouit le cœur de l’homme et fait resplendir, plus que l’huile, son visage. L’Épouse sait que les réjouissances libérées par le vin sont passagères. Aussi elle préfère, choisit, apprécie, les tendresses et l’amour de Jésus. Car l’un et l’autre sont éternels, ne s’épuisent jamais et communiquent la vraie vie.

Les tendresses et l’amour d’une personne nous révèlent sa proximité, sa présence, sa fidélité, son attention, son attachement, son attouchement. Recevoir un baiser de Jésus implique de se tenir tout proche de lui. La tendresse de Jésus et son amour sont plus agréables que les parfums. Comme le vin, les parfums les plus délicats donnent une satisfaction éphémère.

Cantique des Cantiques 1 : 3 Tu plais comme un parfum délicat, c’est pourquoi les jeunes filles sont amoureuses de toi (parole de vie).

(Bible en français courant) Tu es séduisant comme un parfum raffiné, il n’est pas étonnant que toutes les filles soient amoureuses de toi.

Notre Dieu, l’Éternel est le créateur des parfums. Arrêtons-nous un instant et pensons à toutes les variétés de fleurs qui existent à travers le monde. A chaque variété de fleurs Dieu a crée un parfum particulier, différent. Le parfum de la rose n’est pas le même que celui de la violette.

 Chaque parfum exerce une influence sur nos vies : agréable ou désagréable, une influence qui attire ou repousse. L’industrie des parfums sait très bien tirer profit de cette influence ou attirance pour les parfums, le diable aussi. D’ailleurs beaucoup de nom de parfum sont évocateur : Sortilège, Hypnose etc. Dans  beaucoup de religion, des parfums et notamment de l’encens sont offerts soit en signe de reconnaissance ou pour apaiser la colère des dieux.

- (Bible Segond) Cantique des Cantiques 1 :3 Tes parfums ont une odeur suave, ton nom est un parfum qui se répand, c’est pourquoi les jeunes filles t’aiment. 

Suave : d’une douceur délicieuse, délicieux, doux, exquis. Le nom de Jésus dégage un parfum délicieux, un parfum délicat, un parfum raffiné qui rend amoureuse l’Épouse et les jeunes filles c’est-à-dire les chrétiens. Le nom de Jésus répand un parfum qui réveille notre esprit, nos émotions, nos sentiments. Le nom de Jésus fait monter un parfum d’une agréable odeur vers le père, un parfum d’obéissance.

2 Corinthiens 2 :14-17 Grâce soit rendue à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ, et qui répand par nous en tout lieu l’odeur de sa connaissance.

Nous sommes en effet, pour Dieu le parfum de Christ parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent : aux uns, une odeur de mort donnant la mort, aux autres une odeur de vie donnant la vie, et qui est suffisant pour ces choses.

Voilà 2000 ans, les soldats Romains célébraient leurs victoires en ovationnant les chefs militaires victorieux. Ce jour était déclaré férié afin que la foule soit présente pour applaudir le chef militaire ou les chefs militaires ennemis qui étaient enchaînés et traînés. Ce jour était annoncé de la manière suivante : Des hommes, avec un flambeau ou une torche à la main marchaient dans les rues. Ce flambeau dégageait une odeur de résine que le vent répandait dans les maisons, prisons. Le peuple reconnaissait une odeur de vie, de fête par contre les prisonniers, dans leur prison recevaient ce parfum en odeur de mort. Il leur annonçait qu’ils allaient mourir le jour même.

Ce passage des écritures que nous venons de lire nous montre que le nom de Jésus dégage un parfum de vie, de victoire pour l’Épouse, pour les croyants ou les chrétiens ou un parfum de mort pour ceux qui le refusent. Car ils attirent la colère de Dieu sur leur vie. Personne ne peut se présenter devant Dieu s’en dégager le parfum de Christ.

Aimons le parfum de Jésus. Répandons le parfum qui se dégage du nom de Jésus, il diffuse la vie, la délivrance, le salut ou soulève l’hostilité pour ceux qui le refusent. Pour bien comprendre cela, il faut se situer sur le plan spirituel. Pour l’enfer, de la croix se dégage un parfum de mort, de feu éternel et pour nous chrétiens un parfum de vie.

Mais dans les deux cas, Dieu est glorifié car dans l’un il s’agit de l’odeur de sa grâce, dans l’autre celle de sa justice. Le parfum de Christ s’exalte dans toute la bible. Exode 30 :34-38 L’Éternel dit à Moïse : prends des aromates, du stacté, de l’onglé odorant, du galbanum et de l’encens pur en parties égales. Tu feras avec cela un parfum composé selon l’art du parfum, il sera salé, pur et saint. Tu le réduiras en poudre, tu le mettras devant le témoignage, dans la tente d’assignation, où je me rencontrerai avec toi. Ce sera pour vous une chose très sainte. Vous ne ferez point pour vous de parfum semblable, dans les mêmes proportions ; vous le regarderez comme saint, et réservé pour l’Éternel.

-          Le stacté : gomme ou résine aromatique utilisée dans l’encens.

-          Ongle : ingrédient utilisé dans l’encens qui provient d’un coquillage de mollusque dont le parfum s’exhale par le feu.

-          Galbanum : ingrédient utilisé dans l’encens saint.

Ces différents composant de l’encens symbolise les différentes qualités de Jésus, et représentent le caractère ineffable de Jésus. Ce parfum devait être brûlé sur l’autel des parfums, chaque jour avec le feu descendu du ciel. Ce feu symbolise, le Saint-Esprit et le parfum de Christ. Il devait être offert dans le lieu très saint avant l’entrée du souverain sacrificateur dans le lieu très saint. Ceci nous montre :

1)   Combien nous avons besoin du feu du Saint-Esprit dans chacune de nos vies pour répandre le parfum de Christ.

2)   Combien nous sommes dépendants du Saint-Esprit pour connaître Jésus et l’aimer. Connaître implique une action intime de pénétration : c’est-à-dire pour que Jésus soit en nous et nous en Jésus.

Souvenons-nous de l’attente de Jésus envers chacun de nous : la maturité spirituelle. Il veut une épouse mature qui puisse propager l’évangile, et régner avec lui. Il veut l’élever à son niveau. Pour cela elle doit l’accepter et renoncer à elle-même, mourir à elle-même comme Jésus est mort à lui-même.

                       

 

 

   

 

 

Par louis trifault - Publié dans : Le cantique des cantiques
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Samedi 26 avril 2008 6 26 /04 /2008 06:01

 Jésus,  le Fils, nous révèle le cœur du Père

 

 

Dans l’Ancien testament Dieu s’est choisi des serviteurs et notamment des prophètes pour parler à son peuple : Israël. Ses serviteurs annonçaient la parole de l’Eternel selon la situation d’obéissance ou de désobéissance dans laquelle évoluait son peuple.

 Ils annonçaient les oracles de l’Eternel, un Dieu miséricordieux, lent à la colère, riche en bonté, un Dieu saint, un Dieu qui punit, sanctionne quand c’est nécessaire. Un Dieu qui a entendu les cris de détresse, de son peuple en esclavage en Egypte, un Dieu qu manifeste sa puissance et sa gloire.

Dieu, de tout temps, a désiré se constituer une famille et se révéler en qualité de Père. Un serviteur ne peut manifester le cœur du père, seul un enfant fils ou fille qui a expérimenté le cœur du père, est qualifié pour en parler, le faire connaître.

Le serviteur parlera d’un bon maître ou d’un bon Dieu, mais le fils manifeste le cœur du père. C’est pourquoi Dieu nous a envoyé son fils pour se faire connaître en qualité de Père. Jean 1 : 18  personne n’a jamais vu Dieu, Dieu le fils unique, qui est dans le sein du père, est celui qui l’a fait connaître. Un jour, un des disciples de Jésus, Philippe dit à Jésus : Montre nous le Père. Et Jésus lui dit : Celui qui m’as vu a vu le Père.

 Jésus n’est pas venu abolir la loi mais l’accomplir. Donc Jésus n’est pas venu annoncer la fin du temps des serviteurs, mais de venir comme fils avec un cœur de serviteur, tout en étant fils pour révéler le cœur du père. Seul Jésus est qualifié, car lui seul s’est tenu dans l’intimité du père, a connu l’amour du père, a goûté une intimité d’amour, une communion avec le Père. Seul un fils peut connaître le cœur de son Père.

 De même un fils est appelé à demeurer dans la maison de son père. Ce n’est pas le cas du serviteur qui peut être renvoyé s’il conteste. Matthieu 20 : 14  ‘’prends ce qui te reviens vas t’en’’. Jean 8 : 35  L’esclave ne demeure pas toujours dans la maison, le fils y demeure pour toujours. Hébreux 3 : 2-6  Ce passage nous montre que Christ, fils avec un cœur de serviteur, a été supérieur à Moïse, le serviteur. Jésus qui a été fidèle à celui qui l’a établi comme le fût Moïse dans toute la maison. Car il a été jugé digne d’une gloire d’autant supérieure à celle de Moïse que celui qui a construit une maison à plus d’honneur que la maison même.

 Chaque maison est construite par quelqu’un, mais celui qui a construit toute chose c’est Dieu. Pour Moïse, il a été fidèle dans toute la maison de Dieu comme serviteur, pour rendre témoignage de ce qui devait être annoncé. Mais Christ l’est comme fils sur sa maison. Et sa maison c’est nous, pourvu que nous retenions fermement jusqu'à la fin la confiance et l’espérance dont nous nous glorifions.

Seul un fils peut nous conduire au Père, c’est pourquoi Jésus nous dit en Jean 14 : 6  Je suis le chemin la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. Un serviteur nous conduira à Dieu, mais pas au Père.

 Un prophète ne peut nous conduire au Père. Il nous donnera la direction pour aller à Dieu, à son Dieu, mais non au Père, sauf si lui-même a un cœur de fils, a une relation filiale, amoureuse avec le Père. Donc celui qui n’a pas le Fils, n’a pas le père non plus. 1 Jean 2 : 23 Quiconque nie le Fils, n’a pas non plus  le Père. Quiconque se déclare publiquement pour le fils, a aussi le Père. De même celui qui n’a pas le fils ne peut avoir le Père.

De même Dieu désire que nous soyons héritier de son royaume. Pour qu’un héritage soit ouvert, il faut la mort d’un membre de la famille. Même si Dieu avait trouvé un serviteur parfait pour mourir à notre place, cela ne nous aurait pas ouvert ce droit à l’héritage et ne nous aurait pas donné la qualité d’héritier. Seul la mort de Jésus fils unique, nous qualifie pour être héritier, cohéritier. Donc le père ne pouvait qu’envoyer son fils unique avec un cœur de serviteur :

 Romains 8 : 17  Or si nous sommes enfants (fils ou filles), nous sommes aussi héritier, héritier de Dieu, et cohéritier de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifié avec lui.

 Jésus a subi la croix qui est le symbole du rejet, de l’intimité des hommes, de la moquerie. Non, ne nous sommes pas plus grand que Jésus, nous aurons à subir le rejet, l’inimitié à cause de Jésus, c’est cela  souffrir avec lui.

 Si nous sommes fils ou filles avec un cœur de serviteur  nous règnerons avec lui. L’enfant doit être majeur pour exercer sa fonction de fils ou fille, donc  servir.

Galates 4 : 1  Or aussi longtemps que l’hériter est enfant, je dis qu’il ne diffère en rien d’un esclave, quoiqu’il soit le maître de tout. Mais il est sous des tuteurs et des administrateurs jusqu’au temps marqué par le père.

 Nous aussi de la même manière lorsque nous étions enfants, nous étions sous l’esclavage des principes élémentaire du monde. Mais lorsque les temps ont été accomplis Dieu a envoyé son fils, né d’une femme, né sous la loi, afin qu’il rachète ceux qui étaient sou la loi, afin que nous recevions l’adoption. Et parce vous êtes fils, Dieu a mis dans vos cœurs l’Esprit de son fils, lequel crie : Abba ! Père !

Ainsi tu n’es plus esclave,  et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu. Ce texte est intéressant et nous montre plusieurs points importants, des étapes à franchir avant de servir. Jésus lui-même a du les franchir. A 12 ans il savait qu’il devait se préoccuper des affaires de son Père, toutefois il a du attendre jusqu'au temps marqué par son Père.

 Lorsque le temps de préparation prévu par le Père a été accompli, il a reçu le baptême dans le Saint-Esprit. Il a subit l’épreuve de la tentation dans le désert et il devait en sortir vainqueur, c’est-à-dire qu’il a été éprouvé dans tout son être pour être qualifié. Même en étant fils il a du apprendre l’obéissance, la patience, la maîtrise de soi, avoir une écoute et une relation intime avec le Père. Il devait avoir un caractère qui reflète le fruit du Saint-Esprit : L’amour, la joie, la paix, la fidélité, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi.

 Esaïe 53 : 3  Nous montre Jésus : méprise et abandonné des hommes. Homme de douleur habitué à la souffrance. Semblable à celui dont ont détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. Verset 7 Il a été maltraité et opprimé, et il n’a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment.

Cela nous montre que même aujourd’hui au temps de la grâce qui fait de nous de fils et des filles, nous aurons des tests à subir et à franchir pour être confirmer comme : fils ou fille ayant un cœur de serviteur. Nous ne sommes pas plus grand que le maître (Jésus). Souvenons-nous que c’est d’abord le cœur du Père qui doit se refléter dans nos vies, en qualité de fils ou de filles.

 La vie de Jésus est posée et repose sur deux rails. Ce sont :

 

1)  L’amour du père et l’expérience de l’amour du père miséricorde, la compassion, la puissance du royaume manifestée par le Saint-Esprit. Guérison, délivrance, la vie de résurrection, l’intimité avec le père, la grâce. Tout est donnée par grâce, louange et adoration, le pardon des péchés, la nouvelle naissance, la vie éternelle.

 

2)  2ème rail : La sainteté et la recherche de la sanctification Jean 17 : 19  et je me sanctifie moi-même pour eux dit Jésus. L’obéissance qui mène jusqu'à la croix, c’est à dire jusqu'à la mort de soi-même, de la chair. Offrir son corps en sacrifice, pardonner à ceux qui nous font souffrir. Renoncer à sa propre justice. Garder l’équilibre entre la gloire et la sainteté, subir le rejet, l’inimitié des hommes. Le renoncement à soi même, mener le combat spirituel et renoncer aux œuvres de la chair, ne plus les alimenter, renouveler mon intelligence par la parole de Dieu.

 

Jésus a su garder, trouver un équilibre entre ces deux rails. Conserver le premier c’est assez facile. Ce rail nous l’aimons sans trop d’efforts. Le 2ème rail, demande d’exercer sa foi, sa volonté et la persévérance. Abandonner l’un de ces deux rails c’est devenir comme une locomotive dont l’un des deux rails, sur lesquelles elle circule,  devient défaillant. Elle déraille.

Par louis trifault - Publié dans : Le coeur du Père
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