L'Eternel dit à Caïn : Où est ton frère Abel ? Il répondit : Je ne sais pas, suis-je le gardien de mon frère ? Genèse 4:9-10
Qu'as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi. Bien sur Caïn essaie de cacher son crime. Il vient de tuer son frère Abel. Le sang d'Abel qui a coulé sur la terre crie justice auprès de Dieu. Nous savons que c'est la jalousie qui l'a entraîné au meurtre de son frère.
Suis-je le gardien de mon frère ? Dit Caïn à Dieu
Dieu nous pose cette question, aujourd’hui, à chacun d’entre nous : Qu’as-tu fais de ton frère ?
Certains disent le salut est personnel. J'ai mon temps de prière avec Dieu, je loue, j'adore, j'ai ma relation personnelle avec Dieu. Ces paroles sous-entendent que les autres chrétiens de ma famille fassent de même, comme bon leur semble.
Nous voulons-nous apporter toute la lumière de l'Évangile ou du message de la Bible, c'est-à-dire du cœur de Dieu, sur ce sujet.
Resituons-nous dans le contexte de meurtre d'Abel. Abel et Caïn présentent des offrandes à Dieu. Dieu porte un regard favorable sur Abel et son offrande. Mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn, ni son offrande. Pour quoi ?
Est-ce à cause de la nature des offrandes ?
Abel offre ses agneaux premiers-nés, Caïn offre les fruits de la terre qu'il cultive. La réponse est non, car Dieu regarde le donateur et plus particulièrement le cœur du donateur, avant l'offrande : « Dieu porta un regard favorable sur Abel... Il ne porta pas un regard favorable sur Caïn.
Dieu dit à Caïn : Le péché et tapi à ta porte, et toi domines sur lui. Par ces paroles Dieu, prévenait Caïn de la mauvaise voie sur laquelle il s’engageait. Au lieu d’écouter, Caïn, se rebella à cause de l’orgueil qui était dans son cœur, comme celui qui le tentait, le diable. En réponse aux paroles de Dieu, Caïn ressenti de l'irritation envers son frère, de la jalousie qui le poussa au meurtre. L’attitude de Dieu, face à Caïn est conforme à sa parole.
Matthieu 5 -- 23 si donc tu présentes ton offrande à l'autel, et que la tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi. Laisse là ton offrande devant l'autel, et va d'abord te réconcilier avec ton frère, puis vient présenter ton offrande. L’offrande nous fait penser aux dons d’argent, mais l’offrande, ici, a un sens beaucoup plus large.
L'offrande équivaut à la louange, à l'adoration offerte à Dieu, à l’intercession que nous faisons monter vers Dieu, également nos dîmes. Elles ne peuvent pas être agréables à Dieu si elles ne dégagent pas un parfum agréable, par exemple si nous avons de la haine, du mépris, de la rancune envers un frère, une sœur, un mari, une épouse, un enfant. D’autres vont se disputer avant de partir ou pendant le voyage qui mène au culte et ensuite sans se pardonner ils vont adorer. Dans cette situation ma louange, mon adoration, mes dîmes vont dégager un parfum de haine, de non pardon, de rancune, de mépris, de jalousie, de la compétition, c'est-à-dire un parfum qui a sa source dans le royaume des ténèbres. C'est un parfum que Dieu ne peut agréer.
Pour que ma louange, mon adoration s'élève vers Dieu, j'ai besoin du feu du Saint Esprit. Mais s'il y a du mépris, de la rancune dans mon cœur, j'attriste, je blesse, j’offense le Saint Esprit et de ce fait il se tait, il n'agit plus. Nous oublions trop souvent que le symbole du Saint-Esprit c’est l’huile. C’est ce qui assure une longue vie à un moteur c’est l’huile, quand l’huile manque le moteur se grippe. Dans la vie spirituelle il en de même, sans le Saint-Esprit elle se grippe, elle se rouille. Jusqu'à ce que je m'humilie et accorde le pardon.
Sinon ma louange, mon adoration devient charnelle. Et tout ce qui est charnel dégage un parfum désagréable aux narines de l'Eternel. Cela est si vrai que les sacrificateurs de service, devaient se revêtir de vêtements de lin pour ne pas dégager une odeur de sueur. C'est la raison pour laquelle les vêtements de laine leur étaient interdits. Car la laine retient la sueur. La sueur symbolise l'odeur que dégagent toutes nos louanges charnelles, nos œuvres charnelles aux narines de l'Eternel. Car elle glorifie le moi, la chair, c'est-à-dire le royaume des ténèbres. Elles sentent mauvais.
Je peux y trouver une joie momentanée mais ce sera de courte durée. Car j’offre ma louange avec un feu charnel, un feu étranger, un feu profane. Souvenons-nous des deux fils d’Aaron qui sont morts foudroyés par la sainteté de Dieu, à cause de leur désobéissance. Ils s'étaient présentés dans le service pour Dieu avec un feu profane. Souvenons-nous de Saül, à cause de sa désobéissance, l'onction du Saint Esprit se retira de lui et un mauvais esprit, vint le tourmenter. Il sombra dans la dépression. Ses serviteurs remarquèrent que la musique le libérait, lui apportait du soulagement. Aussi ont-ils demandé à David, l'auteur de beaucoup de psaumes qu'il chantait avec sa harpe, de venir jouer dans la présence de Saül. La parole nous dit que lorsque David jouait, le mauvais esprit quittait Saül. Mais ce n'était qu'une libération passagère, momentanée. Le mauvais esprit revenait rapidement ensuite. Saül trouvait un temps de soulagement pendant que David jouait. Tout au moins au début, ensuite la vue de David activait chez Saül le désir de le tuer. Et à chaque nouvelle tentative son cœur s’endurcissait et le tourment augmentait.
Il en est de même pour toute personne qui a quelque chose dans son cœur contre son frère, sa sœur, son prochain. Elle pourra être satisfaite dans un temps de louange, d'adoration prit avec d'autres chrétiens, dans un groupe, une assemblée. Mais cela ne tient pas. Cette personne va retomber dans sa situation de dépression lors du retour dans sa maison. Aussi a-t-elle le désir de revenir prendre un temps de louange, d'adoration la où le Saint Esprit se manifeste. Mais la paix, la joie ne peuvent demeurer dans un cœur où il y a de la haine, de la jalousie, du contrôle etc.
Pourquoi Saül était-il béni dans la présence de David ?
À cause du cœur de David, de l'obéissance de David, Dieu manifestait sa présence. Il descendait dans la louange qu’offrait David avec un cœur pur, sincère.
De même, retrouvons la personne dont nous venons de développer l'état de son cœur, elle ressent un bienfait, une libération dans un temps de louange à cause de l'état du cœur des autres personnes. Celles qui ont un cœur comme David. Dieu agrée cette louange comme il est écrit dans la parole de Dieu : Dieu descend au milieu des louanges de son peuple. Toutefois cette personne va retrouver rapidement toutes ses difficultés, le tourment dans sa maison, avec sa famille, en rentrant chez elle.
Certains chrétiens pour se justifier dans cette situation que nous venons de décrire se réfugie dans cet argument : j'ai tellement manqué d'amour ! ... Ce même le chrétien affirme avoir reçu Jésus dans son cœur. Dieu nous a donné son plus grand cadeau d'amour, à travers le don de Jésus, le plus grand qu'il soit. Si je reçois Jésus, il vient dans ma vie avec son amour. Alors comment peut-on dire : j'ai tellement manqué d’amour, c'est la source de l'amour, le prince de l'amour habite en moi.
Romains 5 --5 : l'amour de Dieu nous ait donné par le Saint Esprit. Je suis le temple du Saint Esprit, donc j'ai l'amour de Dieu qu'il déposa moi. Comment peut-on se réfugier dans le passé, alors que nous vivons dans le présent. La parole de Dieu est-elle réellement vérité en moi si je tiens cet argument : j'ai tellement manqué d’amour? Non
D'autres adoptent une attitude différente envers les personnes avec qui elle ont eu des difficultés de relation : la négation, c'est-à-dire que pour oublier, elle considère comme morte les personnes avec lesquelles elles ont eu des difficultés. En voici un exemple, il y a quelques années nous avons reçu un juif qui s'est présenté comme messianique, même il se prétendait sacrificateur. Cet homme s'est présenté à nous comme divorcé. Il manifestait de la haine vis-à-vis de son ancienne épouse. D'ailleurs elle est morte dit-il... Nous lui avons demandé depuis quand ? Depuis le divorce, pour moi elle est morte, je lai rayé de ma vie, je ne veux plus en entendre parler.
Cet homme a-t-il pardonné à son ancienne épouse ? Non,
Il est plus facile de dire telle personne n'existe plus pour moi que de pardonner. Dieu dans sa parole nous demande de faire du bien aux personnes que nous considérons comme nos ennemis. Cet homme cherchait-il à faire du bien à son ancienne épouse ? Non, puisqu'il la considérait comme morte. Il n’est jamais passé aux actes, mais dans son cœur le meurtre était accompli.
Sommes-nous dans cette situation ? Si oui, quand pense Dieu ?
Matthieu 5 -- 44 : mais moi, je vous dis : aimer vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui maltraitent et qui vous persécutent.
D'autres personnes vous disent je n'ai plus d'amour pour mon conjoint ou pour telle ou telle personne. C'est qu'elles n'ont jamais eu d'amour agapè pour leur conjoint ou les autres personnes. Elles ont eu de l'amour philia, c'est-à-dire un amour intéressé, ou elles ont éprouvé des sentiments. Les sentiments sont comme un thermomètre et aussi variable et instable, tantôt positif, tantôt négatif. L'amour agapè reste stable quelles que soient les situations, car il a sa source en Dieu. L'amour agapè ne connaît pas les coups de foudre, les sentiments, oui. Mais souvent après les coups de foudre viennent les grands froids de l'hiver, c'est-à-dire la mort, le néant, et même de la haine pour la même personne.
Est-ce que je me reconnais dans cette catégorie de personnes, ou d’état de cœur ?
Donc si tel est notre cas réconcilions nous, pardonnons, abandonnons tout rejet, pitié de soi, ainsi que l’esprit de victime, et ensuite venons présenter notre offrande, c'est-à-dire notre louange, notre adoration, notre intercession. Dans l'Ancien Testament, l'animal offert ne devait présenter aucun défaut extérieurement, et intérieurement. L'Ancien Testament, c'est l'ombre des choses à venir. Cette « perfection » de l'animal offert, nous parle de l'offrande de Jésus, mais aussi de tout adorateur et de tous disciples de Jésus, donc de chacun d'entre nous aujourd'hui.( A SUIVRE)
Par la lecture des versets que nous avons donné précédement nous constatons que Saül n'a nullement la crainte de Dieu. Une seule chose l'intéresse, être honoré par les hommes, en qualité de roi. C'est la raison principale pour laquelle il s'est fait construire un monument, pour sa gloire, pour se faire un nom. Cela nous fait penser aux hommes qui ont construit la tour de Babel. « Faisons-nous un nom afin que nous ne soyons pas dispersés sur toute la surface de la terre »
À partir de ce jour l'onction que Dieu avait mise sur sa vie commença à le quitter, et un mauvais esprit envoyé par l'Eternel vint sur lui. Privé de directives de Dieu, Saül est même allé consulter une voyante pour savoir s'il devait combattre les Philistins. Il est mort, dans la bataille qui a suivi, en se suicidant pour échapper aux mains des Philistins, avec deux de ses fils. Un père (ou une mère) par ses choix de vie peut entraîner ses enfants dans la mort, c'est ce que fit Saül. Cette n’est pas forcément physique, elle peut-être mentale ou spirituelle.
Avant de mourir Saül, au comble de son paroxysme de la persécution, s'était fait bâtir un monument en son honneur pour que les hommes se souviennent de lui.
Dieu a choisi un jeune garçon David, un berger comme Roi pour Israël. Il a été également oint roi par le prophète Samuel.
Quand l’esprit de l'éternel se retira de Saül, il fut agité par un mauvais esprit venant de l'Eternel. Ses serviteurs cherchèrent un homme qui jouait de la harpe quand le mauvais esprit se manifestait afin de lui donner du repos à Saül. Ses serviteurs trouvèrent David le jeune roi d'Israël. Le nouveau roi fit ainsi son entrée à la cour d'Israël, auprès de Saül qui appréciait David et les temps de repos pendant que David jouait. Remarquons, ici, le moyen que Dieu utilise pour faire rentrer David à la cour royale d’Israël. Dieu voulait que les deux hommes collaborent.
Ensuite David avec sa fronde libérait Israël du géant Goliath. En récompense Saül lui promis une de ses filles en mariage. Ce peut-être excitant pour un jeune homme de se voir promettre la fille du roi comme épouse. Mais David ne se laisse pas compromettre par cette promesse, il combat le philistin au nom de l’Eternel. Heureusement, car finalement Saül donna sa fille en mariage à un autre homme. Après la mort de Goliath, Saül, sembla oublier sa promesse. Là encore David n’a pas reçu l’offense
Samuel 18 --5 : David allait et réussissait partout où l'envoyait Saül, il fut mis à la tête des gens de guerre et il plaisait à tout le peuple, même aux serviteurs de Saül. Saül espérait que David trouve la mort au cours de ces combats avec les Philistins. Mais Dieu était avec lui, il protégeait et faisait réussir toutes ses entreprises.
David fit même une alliance avec Jonathan, le fils aîné de Saül, celui qui aurait dû hériter de la royauté. Jonathan ôtant son manteau pour le donner à David, c'est-à-dire son manteau de prince héritier. Jonathan a reconnu l'onction royale que Dieu avait placée sur David. Plusieurs fois il prévint David des pièges mortels que son père préparait pour tuer David. Constamment Saül chercha à tuer David par tous les moyens.
1 Samuel 20 -- 13 : Que l’Eternel traite Jonathan dans toute sa rigueur ! Dans le cas où mon père trouverait bon de te faire du mal, Je t’informerai aussi et je te laisserai partir, afin que tu t'en ailles en paix, et que l'Eternel soit avec toi, comme il a été avec mon Père !
Si je dois vivre encore, veuille user envers moi de la bonté de l'Eternel, et si je meurs, ne retire jamais ta bonté envers ma maison, pas même lorsque l'Eternel retranchera chacun des ennemis de David de dessus la face de la terre. Car Jonathan a fait alliance avec la maison de David. Que l'Eternel tire vengeance des ennemis de David.
Jonathan manifesta encore auprès de David son affection pour lui, car il l’aimait comme son âme.
Quand Saül appris l'alliance entre son fils Jonathan, et David, il voulut le tuer.1 Samuel 20 -- 30 à 34 : alors la colère de Saül s'enflamma contre Jonathan, et il lui dit : Fils pervers et rebelle, je sais bien que tu as pour ami le fils d'Isaï, à ta honte et à la honte de ta mère. Car aussi longtemps que le fils d'Isaï sera vivant sur la terre, il n'y aura point de sécurité ni pour toi ni pour ta royauté. Et maintenant, envoie le chercher, et qu'on l’amène, car il est digne de mort.
Jonathan répondit à Saül son père, et lui dit :
pourquoi le ferait-on mourir ? Qu'a-t-il fait ?
Et Saül dirigea sa lance contre lui pour le frapper. Jonathan compris que c'était chose résolue chez son père que de faire mourir David.
Jonathan eu le courage de résister et de dire non à son père en défendant la vie de David. Il n'a pas accepté de le suivre dans sa folie meurtrière. Il su rester dans l'intégrité et ne pas violer l'alliance qui avait conclu avec David.
1 Samuel 18- 17 à 30 :
Saül dit à David : voici je te donnerai en mariage ma fille ainée Mérab, Sers moi seulement avec vaillance, et soutien les guerres de l'Eternel. Or Saül se disait : je ne veux pas mettre la main sur lui, mais que la main des Philistins soit sur lui.
David répondit à Saül, qui suis-je et qu'est-ce que ma vie, qu'est-ce que la famille de mon Père en Israël, pour que je devienne le gendre du roi ?
Lorsqu’arriva le temps où Mérab fille de Saül, devait être donné à David, elle fut donnée en mariage à Adriel de Mehola. Encore cette fois ci David ne reçu pas l’offense
Mical, fille de Saül, aima David. On a informa Saül, et la chose lui convint. Il se disait : Je la lui donnerai afin qu'elle soit un piège pour lui, et qu’il tombe sous la main des Philistins. Et Saül dit à David pour la seconde fois : Tu vas aujourd'hui devenir mon gendre.
Saül donna cet ordre à ses serviteurs : parlez en confidence à David, et dites-lui : Voici, le roi est disposé pour toi, et tous les serviteurs t'aiment, soit maintenant le gendre du roi. Tout ceci, de la part de Saül, n’était que des manœuvres de séduction provoquées par la jalousie qui l’animait. Il y a des personnes, comme Saül, qui sont ingénieuses pour commettre le mal, le meurtre. Et qui n’ont qu’une pensée, détruire par tous les moyens ceux qui s’opposent à eux, ou tout simplement risque de leur de l’ombre, même si cela vient de Dieu. Les serviteurs de Saül répétèrent ces paroles aux oreilles de David. Et David répondit : croyez-vous qu'il soit facile de devenir le gendre du roi ? Moi, je suis un homme pauvre et de peu d'importance. Les serviteurs de Saül lui rapportèrent ce qu'avait répondu David.
Saül dit : Vous parlerez ainsi à David : le roi ne demande point de dot, mais il désire cent prépuces de Philistins, pour être vengé de ses ennemis. Saül avait le dessein de faire tomber David entre les mains des Philistins. Les serviteurs de Saül rapportèrent ces paroles à David, et David agréa ce qui lui était demandé pour qu'il devienne gendre du roi.
Avant le terme fixé, David se leva, parti avec ses gens, et tua deux cents hommes parmi les Philistins, il rapporta leur prépuce, et en livra aux rois le nombre complet, afin de devenir gendre du roi. Alors Saül lui donna pour femme Mical sa fille.
Saül vit et compris que l'Eternel était avec David, et Mical, sa fille aimait David. Mais un jour Saül lui enleva Mical pour la donner à un autre homme.
David devint un chef militaire renommé jusqu'au jour où les femmes d'Israël chantèrent : Saül à frapper ses 1000 et David ses 10 000. Saül remarquait que l’Eternel était avec David, tout ce qu’il entreprenait réussissait. Animé par la jalousie, Saül, n’a plus qu’une pensée : tuer David, tuer David devient une obsession pour Saül, il a perdu tout bon sens, tout contrôle de lui-même.
Saül fut très irrité contre David. Le succès de David déplut à Saül. Le mauvais esprit le saisit à nouveau et Saül eut des accès de délire au milieu de sa maison. À nouveau David jouait avec son instrument et Saül avait sa lance à la main. Saül leva sa lance contre David, se disant en lui-même : Je frapperai David contre la paroi. Mais David se détourna de lui deux fois. Cette tentative d'assassinat se renouvela plusieurs fois. David s'est toujours esquivé sans chercher à se venger ni à se prendre pour un persécuté, il n'a jamais reçu l'offense. Ils n'avaient aucune amertume contre Saül. Jamais il n'a voulu toucher à l’oint de Dieu et beau-père, car il savait qu'il perdrait son onction royale.
À plusieurs reprises David a protégé la vie de Saül : 1 Samuel 26 --7 à 11 : David et Abischaï allèrent de nuit vers le peuple. Et voici, Saül était couché et dormait au milieu du camp, et sa lance été fixée en terre à son chevet. Abner et le peuple était couché autour de lui.
Abischaï dit à David : Dieu livre aujourd'hui ton ennemi entre tes mains, laisse moi, je te prie, le frapper de ma lance et le clouer à terre d'un seul coup, pour que je n'ai pas à y revenir. Mais David dit à Abischaï: Ne le détruit pas ! Car qui pourrait impunément porter la main sur l'oint de l'Eternel ?
Et David dit : l'Eternel est vivant ! C'est à l'Eternel seul à le frapper, soit que son jour vienne et qu’il meure, soit qu'il descende sur un champ de bataille et qu'il y périsse. Loin de moi, par l'Eternel ! De porter la main sur l'oint de l'éternel !
David poussa des cris vers Saül. Saül reconnut la voix de David et dit : Est-ce bien ta voix, mon fils David ?
Et David répondit : c'est ma voix, oh Roi, mon seigneur. Et il dit : pourquoi mon Seigneur poursuit-il son serviteur ?
Qu'ai-je fait, et de quoi suis-je coupable. Oh! Que mon sang ne tombe pas en terre, loin de la face de l'éternel ! Car le roi d'Israël s'est mis en marche pour chercher une puce, comme on chasserait une perdrix dans les montagnes.
L'Eternel rendra à chacun selon sa justice et sa fidélité, car l'Eternel t'avait livré aujourd'hui entre mes mains, et je n'ai pas voulu porter la main sur l’oint de l'Eternel.
Dieu l'avait mis auprès de Saül pour que ce dernier l'instruise, le format dans son appel de roi. Afin qu’il évite les erreurs de Saül. Voilà pourquoi David l'appelait père et Saül mon fils. David a été obligé de se cacher dans une grotte. Saül le poursuivit avec 3000 hommes à plusieurs reprises. C’est dans cette grotte où il était caché David que Saül est venu satisfaire un besoin dit naturel. David a eu la vie de Saül entre ses mains. Ses amis, avec lui dans la grotte, l'incitaient à se venger. Il a été obligé de les retenir en disant : l'Eternel me vengera. Nous savons que Saül est tombé ainsi que ses fils entre les mains des Philistins. David ne s'est pas réjouit de cette mort qui lui livrait l'accès au trône. Il a même prononcé une oraison funèbre à la mémoire de Saül et ses fils, notamment avec Jonathan avec lequel il avait conclu une alliance.
Dieu a dit qu'il ramènera le cœur des pères à leur fils et le cœur des fils à leur Père, de peur qu'il ne vienne frapper le pays d'interdit. Malachie 3-24 Interdit, signifie : détruire, mise à la mort, être destiné à une entière destruction.
Cette Parole raisonnait dans le cœur de David mais pas dans celui de Saül. Saül était un roi mal affermi dans son appel. Pourtant Dieu lui avait donné un cœur nouveau ou un autre cœur : 1 Samuel 10 -- 9 : « Dieu lui donna un autre cœur »
Dieu mit à ses côtés un père en Israël : le prophète Samuel qui a été également Juges en Israël. Mais Saül n'a pas obéi aux paroles du prophète et qui venaient de Dieu.
1 Samuel 18 -- 11 : nous dit que Saül craignait la présence de David parce que l'Eternel était avec David et s'était retiré de lui. Saül avait plus la crainte des hommes que la crainte de Dieu. La recherche de l'approbation des hommes fait de nous des offenseurs, des jaloux et même des assassins en puissance.
David avait appris à défendre ses brebis de la gueule des lions ou de l'ours. David avait un cœur d'adorateur. David avait découvert et expérimenté l’amour de Dieu : cela le disposait à mettre sa confiance, sa foi en Dieu seul, donc à pardonner et ne pas rechercher sa propre justice. « L'éternel me vengera de toi dit-il à Saül ». De ce fait il ne recevait pas l'offense, et ne tombait pas dans les pièges de Saül. Jamais il n'a mordu à l’appât. Il voulait demeurer dans l'intégrité de son cœur. David croyait que Dieu contrôlait la situation. David a su ne pas anticiper l'heure de Dieu, le « kairos » de Dieu. Saül avait un esprit et une mentalité d’orphelin c’est une des raisons pour lesquelles il ne supportait pas la concurrence. Mais dans le royaume de Dieu il n’y a pas de concurrence, seulement des fils qi travaille pour le royaume. Saül avait laissé une jalousie cruelle et morbide rentrer dans vie. Il se croyait le centre de la terre
Psaumes 139 -- 19 Sonde-moi, ô Dieu et connais mon cœur ! Éprouve-moi, et connais mes pensées ! Regarde si je suis sur une mauvaise voie, et conduis moi sur la voie de l'éternité.
Conclusion :
Existe-t-il encore des Saül et des David aujourd'hui ? Ou est-ce une histoire du passé ?
Oui, il existe encore des Saül ou un Saül, dans certaines familles ou certaines assemblées, ou églises. Ce sont des personnes qui refusent de se soumettre à l'autorité totale de la parole de Dieu. Elles rendent les autres responsables de leur échec, de leur situation difficile, elles vivent le rejet, la pitié de soi et même avec l'esprit de persécution. À cause de cela elles manipulent leur entourage par le contrôle, une autorité ténébreuse, elles vivent dans la jalousie. Comme Saül elles s'élèvent un monument ou en monument au milieu de la famille. Elles s'établissent comme centre de la famille et malheur à celui qui ne se soumet pas. La lumière du royaume n'est pas dans leur coeur. La vérité n'est pas dans leur coeur ou plutôt il a un mélange. Sous des apparences pieuses et charitables elles essaient d'agir de la même manière dans les assemblées, les églises. Tout doit converger autour de leur personne. Ce sont des personnes qui ont beaucoup de difficultés avec le pardon. Elles sont animées par l'esprit religieux, qui fait la guerre à l'esprit de Dieu, à l'onction qui repose sur les personnes autour d'elle. Comme Saül ne pouvait supporter l'onction, sur la vie de David, que lui avait perdu à cause de sa désobéissance.
Heureusement aujourd'hui encore, Dieu fait lever des David qui savent ne pas se laisser piéger, offensé
par les ruses, devant les manœuvres de manipulation et de contrôle de Saül. Des David qui mette leur sécurité en Dieu et ainsi échappe à la
destruction, à la mort. Des David dont leur joie c'est d'obéir à Dieu, aux lois de son royaume, à sa parole et savent pardonner et ne pas recevoir l’offense.
En fin pour terminer posons nous la question suis je un Saül ou un David?
Combien plus est douloureuse la blessure, l'offense causée par un père. C'est-à-dire celui que Dieu place auprès de nous pour nous défendre, mais aussi pour nous former, nous encourager dans l'amour. Ce genre de scandale est extrêmement douloureux et peut-être destructeur.
Quand nous parlons de père ce n'est pas spécialement le père biologique, mais de toute autorité que Dieu a placée à nos cotés.
Nous en avons un exemple dans la Bible avec Saül et David. Le roi Saül est l'exemple d'un père qui a trahi son fils.
-1 Samuel 24- 1 à 17
Lorsque Saül fût revenu de la poursuite des Philistins, on vint lui dire : voici, David est dans le désert d'En-Guédi. Saül prit 3000 hommes d'élite sur tout Israël, et il alla chercher David et ses gens jusque sur les rochers des boucs sauvages. Il arriva à des parcs de brebis, qui était près du chemin, et là se trouvait une caverne, ou il entra pour se couvrir les pieds.
David et ses gens étaient au fond de la caverne. Les gens de David lui dire : Voici le jour où l'Eternel te dit : je livre ton ennemi entre tes mains, traite le comme bon te semblera. David se leva, et coupa doucement le pan du manteau de Saül. Après cela le cœur lui battit, parce que qu'il avait coupé le pan du manteau de Saül. Et il dit à ses gens : que l'Eternel me garde de commettre contre mon seigneur, l’oint de l'Eternel, une action telle que de porter ma main sur lui ! Car il est l’oint de l'Eternel.
Par ces paroles David arrêta ses gens, et les empêcha de se jeter sur Saül. Puis Saül se leva pour sortir de la caverne, et continua son chemin. Après cela, David se leva et sortit de la caverne. Il se mit alors à crier après Saül : O roi mon seigneur ! Saül regarda derrière lui, et David s'inclina le visage contre terre et se prosterna.
David dit à Saül : pourquoi écoutes-tu les propos des gens qui disent : Voici David cherche ton malheur ?
Tu vois maintenant de tes propres yeux que l'Eternel t’avait livré aujourd'hui entre mes mains dans la caverne. On m’excitait à te tuer, mais je t'ai épargné, et j'ai dit : je ne porterai pas la main sur mon seigneur car il est l'oint de l'Eternel.
Vois, mon père, vois donc le pan de ton manteau dans ma main. Puisque j'ai coupé le pan de ton manteau et que je ne t'ai pas tué, saches et reconnaît qu'il n'y a dans ma conduite ni méchanceté, ni révolte, et que je n'ai point péché contre toi. Et toi, tu me dresses des embûches, pour m’ôter la vie ! L’Eternel sera juge entre toi et moi, Et l'éternel me vengera de toi. Des méchants vient la méchanceté dit l'ancien proverbe. Aussi je ne porterai pas la main sur toi.
Contre qui le roi d'Israël s'est-il mis en marche ? Qui poursuis-tu ? Un chien mort, une puce ! L'Eternel jugera il prononcera entre moi et toi, il regardera, il défendra ma cause, il me rendra justice en me délivrant de ta main. Lorsque David eut fini d’adresser ses paroles à Saül, Saül dit : Est-ce bien toi, mon fils David ? Et Saül éleva la voix et pleura.
Un autre jour Saül, dans sa jalousie meurtrière, poursuivait David :
1 Samuel 23 -- 25 à 28 : Saül parti avec ses gens à la recherche de David. Et l'on en informa David, qui descendit le rocher et resta dans le désert Maon. Saül, l'ayant appris, poursuivi David au désert de Maon.
Saül marchait d'un côté de la montagne, et David avec ses gens de l'autre côté de la montagne. David fuyait précipitamment pour échapper à Saül. Mais déjà Saül et ses gens entouraient David et les siens pour s'emparer d'eux.
Lorsqu’un messager vint dire à Saül : Hâte-toi de venir, car les Philistins ont fait invasion dans le pays. Saül cessa de poursuivre David, et il s'en retourna à la rencontre des Philistins.
Un autre jour David se réfugia chez un sacrificateur. Saül l'ayant appris fit exécuter le sacrificateur. (C'est-à-dire un oint de Dieu) et tous les autres sacrificateurs qui étaient dans la ville, soit 25 sacrificateurs, et ensuite tous les habitants de la ville : hommes, femmes, enfants, nourrissons, et tous les animaux.
David mettait sa sécurité dans l'Eternel. David savait que Dieu l'avait appelé à devenir roi d'Israël et qu'il devait attendre le temps de Dieu. David continuait de gagner des batailles contre les philistins. Et ils continuaient de jouer de la harpe Quand le mauvais esprit envoyé par l'éternel tourmentait Saül.
1 Samuel 19- 8 et suite : Alors le mauvais esprit venant de l'Eternel fut sur Saül, qui était assis dans sa maison, sa lance à la main. David jouait, et Saül voulut le frapper avec sa lance contre la paroi. David pris la fuite et s'échappa avec la complicité de son épouse Mical. Il se rendit auprès de Samuel à Rama. On le rapporta à Saül. Saül envoya des gens pour prendre David. Ils virent une assemblée de prophète qui prophétisait, ayant Samuel à leur tête. L'Esprit de Dieu saisit les envoyés de Saül, ou et ils se mirent aussi à prophétiser eux-mêmes. Saül envoya d'autres gens, et eux aussi prophétisèrent également. Saül alla lui-même a Rama. L’Esprit de Dieu fut aussi sur lui, et Saül continua son chemin en prophétisant. Voilà différentes manières par lesquelles l'Eternel préserva la vie de David.
Quand nous parlons de père ce n'est pas spécialement le père biologique, mais de toute autorité que Dieu a placé à nos cotés.
Nous en avons un exemple dans la Bible avec Saül et David le roi Saül est l'exemple d'un père qui a trahi son fils.
Un Samuel 24 -- 12 : David appelle le roi Saül : Père, mon père
Verset 17 : est ce bien ta voix mon fils David, dit Saül. Nous constatons, à plusieurs reprises, que Saül appelle David son fils. Nous sommes dans le contexte d’une relation : père, fils ; fils et père.
Saül a été le premier roi d'Israël, à la demande d’Israël, choisi par Dieu et oint par le prophète Samuel sur ordre de Dieu. Mais à cause de sa désobéissance renouvelée envers Dieu, le roi Saül s’est disqualifié. Dieu lui a retiré l'onction, et il a été déchu de la royauté ainsi que ses descendants.
Israël demande un roi à la place de Samuel, prophète et juge. Dieu choisit pour roi en Israël un jeune homme nommé Saül. Il n'a pas d'expérience. Dieu met à ses côtés Samuel le prophète comme père, pour lui apprendre son métier de roi. Samuel avait été un juge intègre en Israël plusieurs décennies. Il était également sacrificateur.
Saül devait prendre conseil et se laisser former par Samuel. Au début de son règne Saül écoutait Samuel. Il obtient des victoires sur les ennemis d'Israël, les Philistins grâce aux directives que Dieu donne à Samuel : l'Eternel frappait les Philistins. Samuel était un homme respecté par le peuple d'Israël. Il inspirait la crainte de l'Eternel.
1 Samuel 12 -- 19 : et tout le peuple dit à Samuel : prie l'Eternel ton Dieu, pour tes serviteurs afin que nous ne mourions pas. Car nous avons ajouté à tous nos péchés le tort de demander un roi.
Voilà l'homme ou le père que Dieu avait placé au côté de Saül. Lors d'une menace des Philistins d'envahir Israël, Samuel demanda à Saül d'attendre sept jours avant de commencer le combat. Attend que je revienne et j'offrirai un holocauste, en qualité de sacrificateur. Pendant ce temps les hommes d'Israël prennent peur, et abandonne leur roi pour se cacher dans les cavernes, les citernes, les buissons environnants. Le peuple se disperse loin de Saül. Le septième jour, Saül désespère de l'arrivée de Samuel qui semble tarder.
1 Samuel 13 --9 : alors Saül dit : amenez-moi l'holocauste et les sacrifices d'action de grâces. Et il offrit l'holocauste. Il achevait d'offrir l'holocauste lorsque Samuel arriva et lui dit : qu'as-tu fait ? Saül répondit : j'ai eu peur.
Samuel dit à Saül : tu as agi en insensé. Si tu avais obéi l'Eternel aurait affermi pour toujours ton trône sur Israël. Et maintenant l'Eternel s'est choisi un homme selon son cœur, qui est meilleur que toi. L’Eternel l’a destiné à être le chef de son peuple, parce que tu n'as pas observé ce que l'Eternel t'avait commandé.
1 Samuel 15 -- 28 : Samuel lui dit : l'Eternel déchire aujourd'hui de dessus toi la royauté d'Israël, et il la donne à un autre, qui est meilleur que toi. Celui qui est la force d'Israël ne ment point et ne se repend point, car il n'est pas un homme pour se repentir.
Saül dit encore : j'ai péché ! Maintenant, je te prie, honore moi en présence des anciens de mon peuple et en présence d’Israël, reviens avec moi, et j'adorerai l'Eternel ton Dieu. Saül refuse de se reconnaître comme coupable : je craignais le peuple et j’ai écouté sa voix. Pour lui, son échec est dû à l’attitude du peuple qui était dans la crainte et la peur de voir les Philistins envahir le pays. Saül oublie que c’est lui l’autorité, par l’onction royale, Dieu lui a donné l’autorité et la capacité de gouverner. Bien sur, tout en restant dans l’obéissance. ( A SUIVRE)
Voici l’exemple d’un homme et d’une femme, qui remplissaient toutes les conditions pour vivre avec un esprit et une mentalité d’orphelin, mais qui ne sont pas tombés dans le piège du diable.
La Bible parle d'une personne, membre de la tribu de Benjamin, qui remplissait toutes les conditions pour vivre avec un esprit et une mentalité d’orphelin. Elle s'appelle Hadassa, elle va devenir la reine Esther.
Elle est juive, orpheline son père et sa mère sont morts. Elle est en déportation dans le pays de la Perse (aujourd'hui l'Iran) elle a été emmenée en captivité par l'armée ennemie babylonienne, de Jérusalem à Suze en Perse. Cela ne l'empêchera pas de rentrer dans sa destinée, celle que Dieu a pour elle : devenir reine dans ce pays ennemi et épouser le roi. Dieu l'employa pour empêcher le massacre de son peuple. L'histoire se passe cinq siècles avant la venue de Jésus. Elle ne bénéficie pas de l'aide du consolateur : le Saint Esprit. Dieu ne l'a pas laissée seule. Il a mis sur sa route un homme, son cousin, nommé Mardochée, qui l'a adoptât et veillât sur sa destinée afin qu'elle s'accomplisse.
-- Esther 2 -- 5 à 7 : il y avait dans la capitale, un juif nommé Mardochée, de la tribu de Benjamin. Il avait été emmené de Jérusalem parmi les captifs avec Jéchonias, roi de Juda, par Nébucanestsar, le roi de Babylone.
Jérémie 22 -- 24 : je suis vivant! dit l'Eternel, quand Jéchonias fils de Jojakim, roi de Juda serait un anneau à ma main droite, je t’arracherai de là. Je te délivrerai entre les mains de ceux qui en veulent à ta vie, entre les mains de ceux devant qui tu trembles, entre les mains de Nébucanestsar roi de Babylone, entre les mains des chaldéens. Je te jetterai, toi et ta mère qui t'a enfanté, dans un autre pays où vous n'êtes pas nés, et la vous mourrez, mais dans le pays où ils auront le désir de retourner ils ne retourneront pas. Est-il donc un vase méprisé, Brisé, ce Jéchonias?
Est-il un objet auquel on n’attache aucun prix ? Pourquoi sont-ils jetés, lui et sa postérité, lancés dans un pays qu’ils ne connaissent pas ? Ainsi parle l'Eternel : inscrivez cet homme comme privé d'enfant, comme un homme dont les jours ne seront pas prospère, car nul de ses descendants ne réussira à s'asseoir sur le trône de David et à régner sur Juda.
2 Rois 24 --10 : en ce temps-là, les serviteurs de Nébucanestsar, roi de Babylone, montèrent contre Jérusalem et la ville fût assiégée. Nébucanestsar arriva dans la ville de Jérusalem pendant que ses serviteurs l'assiégeaient. Alors Jojakim, roi de Juda, se rendit auprès du roi de Babylone, avec sa mère, ses serviteurs, ses chefs et ses eunuques. Et le roi de Babylone le fit prisonnier, la huitième année de son règne. Il amenât en captivité tout Jérusalem, tous les chefs, tous les hommes vaillants, au nombre de 10 000 exilés, avec tous les charpentiers et les serruriers, il ne resta que le peuple pauvre du pays. Il transporta Jojakim à Babylone, et Il amenât captifs de Jérusalem à Babylone la mère roi, les femmes du roi et ses eunuques, et les gardes et les grands du pays.
Le roi Jojakim fit ce qui est mal aux yeux de l'Eternel
Mardochée élevait Hadassa, qui est Esther, fille de son oncle. Car elle n'avait ni père, ni mère. La jeune fille était belle de taille est belle de figure. À la mort de son père et de sa mère, Mardochée l'avait adopté pour fille. Mardochée a toujours veillé sur la vie d'Esther, même devenue reine. Dieu a placé sur la route d'Esther un vrai père.
Ni l’un, ni l’autre n’avait un désir de vengeance vis-à-vis de leur ennemi, pas de rancune ou d’amertume, ni aucune prise pour l’offense dans leur cœur. Tous les deux ont libérés le pardon à leurs ennemis.
Un jour l'épouse du roi en place nommé, Assuérus, se révolta contre son mari. Elle fut répudiée. Les proches du roi lui conseillent de choisir une épouse parmi un certain nombre de jeunes filles, rassemblées par les eunuques du roi. Esther s'est retrouvée dans ce nombre. Souvenons-nous qu'elle était dans un pays ennemi.
-- Esther 2 -- 10 : Esther ne fait pas connaître son peuple, ni sa naissance, car Mardochée lui avait interdit d'en parler.
Et chaque jour Mardochée allait il venait devant la cour de la maison des femmes, pour savoir comment se portait Esther et comment on la traitait.
Esther trouvait grâce auprès de tous ceux qui la voyaient. Elle trouva grâce auprès du roi, et c'est-elle qu’il choisit pour reine. Même devenue reine, Esther a toujours écouté les conseils de Mardochée.
Esther 2 -- 20 : Esther n'avait pas fait connaître ni sa naissance, ni son peuple car Mardochée le lui avait défendu. Et elle suivait les ordres de Mardochée aussi fidèlement qu'à l'époque ou elle était sous sa tutelle.
Mardochée se tenait constamment à la porte du roi pour écouter. Un jour il entend deux eunuques du roi qui complotent contre la vie du roi et veulent le tuer. Mardochée en prévint Esther qui le redit au Roi de la part de Mardochée. Les deux eunuques furent pendus.
Après ces choses, nous dit la Bible, le roi éleva un homme au plus haut rang dans le pays. Cet homme se nomme Hamann. Hamann prie la grosse tête. À partir de ce jour il exigea que toute personne fléchisse le genou et se prosterne devant lui lors de son passage.
Mais Mardochée ne fléchit point le genou ni ne se prosterna devant lui. Même après des rappelles à l'ordre. Mardochée avait la crainte de Dieu dans son cœur, et devant lui seul il se prosternait.
Hamann en colère décide de faire mourir Mardochée et de massacrer le peuple juif dispersé dans le pays. Il obtient du roi la signature d'un décret, qui lui donne l'ordre de détruire le peuple juif. Mardochée l’apprend et il le fait savoir à Esther afin qu'elle intervienne auprès du roi. Mais personne ne peut l'approcher sans être convoqué. Sinon le roi fait mourir cette personne. Esther craint pour sa vie.
Esther 4 -- 13 Mardochée fit répondre à Esther : ne t'imagine pas que tu échapperas seule d'entre tous les Juifs, parce que tu es dans la maison du roi. Et qui sait si ce n'est pas pour un temps comme celui-ci que tu es parvenu à la royauté ?
Esther envoya dire à Mardochée : Va rassemble tous les Juifs qui sont à Suze et jeûnez pour moi, sans manger et sans boire pendant trois jours et trois nuits. Je jeûnerai également avec mes servantes, puis je rentrerai chez le roi, malgré la loi. Et si je dois périr, je périrais. Mardochée fit tout ce qu’Esther lui avait ordonné.
Pendant ce temps Hamann fait dresser la potence pour pendre Mardochée le lendemain.
Cette nuit-là le roi eut une insomnie. Il se fit relire les chroniques. On le lut devant le roi. Ses serviteurs relisent ce passage où la vie du roi a été exposée par les deux eunuques.
Le roi s'inquiète de savoir si Mardochée a été récompensé. Non lui dit-on. Le lendemain matin, quand Hamann se présente devant le roi, celui-ci lui dit : que ferais tu pour un homme que le roi veut honorer ? Hamann tout heureux, car il pense que c'est lui, l’homme que le roi veut honorer. Hamann décrit tout un faste. Il faut le couvrir de vêtements royaux, mettre une couronne sur sa tête. Prendre le cheval du roi et le promener à travers la place de la ville, et crier devant lui : c'est ainsi que l'on fait à l'homme que le roi veut honorer.
Le roi lui dit très bien, et c'est ce que tu vas faire avec Mardochée. C'est toi qui marcheras avec le cheval et qui criera cela devant la foule.
À la fin du jeûne Esther se présente devant le roi, au risque de sa vie. Elle trouva grâce auprès du roi. Le roi en colère fit prendre Hamann à la potence qu'il avait préparée pour Mardochée.
L’édit de destruction du peuple juif fut révoqué. Esther fit connaître sa parenté avec Mardochée. Le roi ôtant son anneau, qu'il avait repris à Hamann, et le donna à Mardochée. C'est-à-dire que Mardochée devint le second du pays, à la place de Hamann.
Voilà ce que Dieu peut faire avec nous, si nous sortons de l'esprit et de la mentalité d'orphelin. Même si nous avons toutes les conditions, ou si nous sommes dans la situation pour l'être, Dieu saura mettre sur notre route un Mardochée, un couple, un père, une mère.
Mardochée n'a jamais recherché quoi que ce soit pour lui-même. Une seule chose l'intéressait, l'accomplissement du plan de Dieu dans la vie d'Esther. Esther, de son côté, également n’a jamais cherché à rentrer dans sa destinée part elle-même. Elle n’a jamais non plus sombré dans un esprit et une mentalité d'orphelin, même privée de parents et déportée dans un pays étranger, et ennemi. Elle a toujours écouté les conseils de Mardochée, les recevant comme venant de Dieu.
Le diable veut et cherche à nous faire croire que nous sommes orphelins pour en adopter la mentalité. Il veut nous amener dans cette situation pour mieux nous détruire.
C'est pourquoi Jésus est retourné vers le Père pour nous envoyer le Saint Esprit, l'autre consolateur. La promesse du Père pour que nous ne soyons pas orphelins. Jésus n'a jamais envoyé un de ses disciples seul, non il les a envoyé deux à deux.
Un jour, une jeune femme, nous disait à mon épouse et moi : je ne pourrai jamais servir comme vous. Je suis seule, donc en quelque sorte disqualifiée.
Le diable sait insufflée des pensées comme cela.
Mardochée et Esther aurait pu vivre en reclus dans ce pays ennemi, en déportation. En se disant Dieu nous a abandonné. Nous payons la désobéissance du roi d'Israël, envers Dieu. Ce n'est pas juste. Pour quoi cela nous arrive ? C’est le roi qui est responsable, nous nous sommes innocents. À ce moment-là ils auraient reçu l'offense, l'amertume serait venue dans leur cœur et envers tous leurs ennemis et l'ancien roi d'Israël. Jamais ils ne se sont pas apitoyer sur eux-mêmes ou sur leur sort. Jamais ils n’ont sombrés dans la dépression.
Dieu avait donné cet ordre, aux déportés, par la bouche de Jérémie :
Jérémie 29 --4 : ainsi parle l'Eternel des armées, le Dieu d'Israël, à tous les captifs que j’ai emmenés de Jérusalem à Babylone :
Bâtissez des maisons, et habitez-les, plantez des jardins, et mangez en les fruits. Prenez des femmes, et engendrez des fils et des filles, prenez des femmes pour fils, et donnez des maris à vos filles, afin qu'elles enfantent des fils et des filles, multipliez-vous la Où vous êtes, et ne diminuez pas. Rechercher le bien de la ville où je vous ai menés en captivité, et priez l'Eternel en sa faveur, parce que votre bonheur des temps anciens. Mardochée et Esther avaient décidés d’obéir à la parole de Dieu.
Car ainsi parle l'Eternel des armées, le Dieu d'Israël : ne vous laissez pas tromper par vos prophètes qui sont au milieu de vous, et par vos devin, n'écoutez pas vos songeur dont vous provoquez les songes.
Car je connais les projets que j'ai formés sur vous, dit l'Eternel, projet de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l'espérance. Vous m’invoquerez, et vous partirez, vous me prierez et je vous exaucerai. Si vous me cherchez, vous trouverez, si vous me cherchez de tout votre cœur. Je me laisserai trouvez par vous, dit l'Eternel et je vous ramènerai vos captifs, je vous rassemblerai de toutes les nations et de tous les lieux où je vous ai chassé, dit l'Eternel, et je ramènerai vos captifs dans le lieu d'où je vous ai fait aller en captivité.
Restons fidèles et Dieu saura mettre sur notre route un « Mardochée qui se tient dans la cour du roi chaque jour. » C'est-à-dire quelqu'un qui est proche du cœur du Père et se laisse conduire par le Saint Esprit. Dieu a conduit Timothée, ainsi que Tite, vers Paul qui est devenu pour eux un père et un modèle. Paul les a encouragés à maintes reprises :
- 2 Timothée 2- 1 et 2 : Toi donc, mon enfant, fortifie toi dans la grâce qui est en Jésus-Christ. Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l’enseigner aussi à d’autres.
- 2 Timothée 2 14 : Efforce toi de te présenter devant Dieu comme un homme éprouvé, un ouvrier qui n’à point à rougir, qui dispense droitement la parole de vérité.
Evite les discours vains et profanes etc.
-Tite: 1 --4 à Tite mon enfant légitime en notre commune foi : que la grâce et la paix te soit données de la part de Dieu le Père et de Jésus-Christ notre sauveur.
Comme le dit l'apôtre Paul : que la grâce de Dieu travaille dans nos vies. C'est ce que refuse de croire le chrétien orphelin. Il veut mériter, se mettre en valeur par ses œuvres, attiré les regards sur lui. C'est de l'idolâtrie et voler l'adoration à Dieu.
Jésus connaissait son identité :
Pourtant dès la conception de Jésus, par le Saint-Esprit, Marie aurait dû être répudiée ou lapidée,
mais Dieu veillait. Ensuite, dés la naissance de Jésus, joseph et Marie avec l’enfant ont dû fuir en Egypte, pour échapper à la jalousie meurtrière d'Hérode
.Hérode Il voyait dans la personne de Jésus un futur roi d’Israël, un concurrent à éliminer.
Jésus savait pourquoi il était sur terre dès son enfance:
Luc 2-48 : Sa mère lui dit : Mon enfant pourquoi nous as-tu fait cela ? Il leur dit : Pourquoi me chercher vous ? Ne savez vous pas que je dois m’occuper des affaires de
mon Père. Déjà à l’âge de douze ans, jésus savais qu’il devait s’occuper des affaires de son Père céleste.
Luc 4- 18 : jésus déclare la synagogue de Nazareth : L’Esprit du Seigneur est sur moi, il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres
Malgré qu’il fût rejeté, ignoré, par les siens. Jean 1-10 : Elle était dans monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l'a pas connue. Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue.
Jésus savait d'où il venait et où il allait. Jean 5 -- 4 : je suis venu au nom de mon Père et vous ne me recevez pas, si un autre vient en son propre nom vous le recevez.
Jan 16 -- 5 : Maintenant je m'en vais vers celui qui m'a envoyé, et aucun de vous ne me demande : où vas-tu ?
Jésus n'a jamais recherché sa propre gloire mais celle de celui qui l'a envoyé : son Père.
Jean 5 -- 19 à 24 : Jésus reprit la parole, et leur dit : en vérité, en vérité, je vous le dis, le fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu'il voit faire au Père, et tout ce que le Père fait, le fils aussi le fait pareillement car le Père aime le fils, et lui montre tout ce qu’il fait, et il lui montrera des œuvres plus grandes que celle ci, afin que vous soyez dans l'étonnement. Car, comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le fils donne la vie à qui il veut. Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au fils. Afin que tous honorent le fils comme ils honorent le Père. Celui qui n'honore pas le fils n'honore pas le Père qui l'a envoyé.
Jésus dit à Philippe qui lui demande de lui montrer le Père : Jean 14 -- 8 à 12 : Philippe dit : Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit. Jésus lui dit il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’a pas connu, Philippe ! Celui qui m'a vu a vu le Père, comment dis tu : montre nous le Père ?
Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même, et le Père qui demeure en moi, c'est lui qui fait les œuvres. Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi, sinon, croyez du moins à cause de ses œuvres.
Jésus sait que le Père le justifie où qu'Il lui rend témoignage : Jean 5 -- 32 -- 36 -- 37 : il y en a un autre qui rend témoignage de moi, et je sais que le témoignage qu'il rend de moi est vrai. Et le père qui m'a envoyé a rendu lui-même témoignage de moi. Vous n'avez jamais entendu sa voix, vous n'avez point vu Sa face.
Jésus a reçu le témoignage du Père lors de son baptême dans le Jourdain : Matthieu 3 -- 16 et 17 : dès que Jésus eut été baptisé il sortit de l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection.
Également lors de la transfiguration : Marc 9 : 11 une nuée les couvrit, et de la nuée sortit une voix : Celui-ci est mon Fils bien-aimé : Ecoutez le !
-Proverbe 10 --1 : 10 -- un fils sage fait la joie d'un père, et un fils insensé le chagrin de sa mère.
-Proverbes 15 -- 20 : un fils sage fait la joie de son père, est un homme insensé méprise sa mère.
Jésus donnait beaucoup de joie et de bonheur à son Père. Jésus écoutait l'instruction de son Père.
-Proverbes 13 --1 : un fils sage écoute l'instruction de son père, mais le moqueur n'écoute pas la réprimande. Jésus est vraiment un fils dans sa relation avec le Père, il attend que le Père lui montre. Le Père lui montre, lui apprend, et lui montrera des œuvres encore plus grandes. Bien sur Jésus écoute, obéit avec le Saint Esprit.
Voici le secret de Jésus : Jean 15 -- 10 : j'ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Voilà le secret de Jésus, en qualité de fils : demeurer dans les commandements de son Père, et demeurer dans son amour.
Par cette prière de Jésus, adressée à son Père, jésus nous montre et nous apprend que sa relation avec le Père n’est pas exclusive. Il prie pour que nous rentrions dans ce cœur à cœur de jésus et de son Père.
Jean 17 -- 20 ce n'est pas pour eux seulement que je prie, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leurs paroles. Afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m'as envoyé. Je leur ai donné la gloire que tu m'as donnée, afin qu'ils soient un comme nous sommes un.
Moi en eux, toi en moi, afin qu'ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m'as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. Père, je veux que là où je suis ceux que tu m'as donnés soient aussi avec moi, afin qu'ils voient la gloire, la gloire que tu m'as donnée, parce que tu m'as aimé avant la fondation du monde.
Père juste, le monde ne t’a point connu, mais moi je t'ai connu, et ceux-ci ont connu que tu m'as envoyé. Je leur ai fait connaître ton nom, et je le leur ferai encore connaître, afin que l'amour dont il m'a aimé soit en eux, et que je sois en eux.
Jésus ne s'est jamais senti dévalué en obéissant à son Père. En attendant que le Père lui montre les œuvres à accomplir ou lui donne les paroles à prononcer. Sa joie c'était d'obéir aux commandements de son Père, et de réaliser ce que son Père lui apprenait.
Jésus nous a donné une véritable image du Père, sans la déformer. Résumons : le père c'est celui qui donne, qui apprend, qui communique tout ce qu'il a : il nous a donné Jésus, sa sainteté, son amour, sa compassion etc. et il veut que ses enfants soient avec lui, non pour lui, mais pour leur montrer, leur apprendre, les corriger, il ne craint pas que ses fils prennent sa place, ou qu’il aille plus loin que lui. Nous retrouvons aucune trace d'ombrage, de jalousie. Il attend, que ses fils ou filles, à leur tour donnent tout ce qu'ils ont reçu. C'est ce que Jésus a accompli avec les 12.
La jalousie qui est enracinée avec la frustration devient cruelle et d'une méchanceté terrible. Elle peut se transformer en agressivité envers les autres jusqu'à souhaiter la mort de ceux qui sont en paix, heureux.
Exemple 1 rois 3 -- 17 : deux femmes accouchement dans la même chambre à trois jours d'intervalle. Chacune d'elle dors avec son enfant dans son propre lit. L'une d'elle étouffe son enfant dans la nuit. Avant le réveil de l'autre elle lui substitue l'enfant vivant, et met le sien, mort, dans le lit de la deuxième. Lors de son réveil, celle-ci, examine l'enfant mort mis à ses côtés. Elle ne reconnaît pas son enfant et découvre le stratagème de l'autre. Toutes les deux ont recours à la sagesse du roi Salomon pour établir la vérité. Salomon dit : que l’ont coupe en deux l’enfant vivant et que l'on en donne la moitié à chacune. La vraie mère sentit ses entrailles s'émouvoir pour son enfant, et elle dit au roi : ah mon Seigneur ! Donnez-lui l'enfant, et ne le faite pas mourir.
Mais l'autre dit : Il ne sera ni à moi, ni à l’autre coupez le. Elle est tellement animée par la jalousie qu'elle trouve sa satisfaction dans la mort de cet enfant, pour enlever toute joie à l'autre.
Parfois, il nous arrive d'entendre dire dans la bouche d’un papa ou d'une maman : si je dois disparaître dans un accident, je veux que toute ma famille disparaisse avec moi. C'est du même ordre que la femme qui souhaitait la mort de l'enfant de l'autre. C'est de la jalousie possessive, cruelle, méchante, agressive à cause de la frustration.
Développons encore un aspect de l'esprit et de la mentalité d'orphelin avec Caïn. Caïn avait le syndrome (association de plusieurs symptômes...) l'esprit de comparaison. L'esprit de comparaison amène la jalousie, ou la jalousie peut nous pousser à envier ce que les autres possèdent par l'esprit de comparaison.
Souvent le chrétien touché par l'Esprit et la mentalité d'orphelin se laisse dominer par l'esprit de comparaison. C'est ce qui est arrivé avec Caïn envers son frère.
Dieu l'avait prévenu avant que l'irréparable se produise, c'est-à-dire : tuer son frère. L'esprit de comparaison est lié à la jalousie. Dieu avait dit à Caïn : Le péché est tapi à ta porte, mais toi si tu agis bien domine sur lui.
Dieu lui a montré sa jalousie pour qu'il puisse la dépasser, la traiter. Il ne l'a pas fait et l'esprit de comparaison l’a poussé à la violence, à la destruction. L’esprit de comparaison va nous amener à nous refermer sur nous-mêmes avec la jalousie dans le cœur. L'esprit de victime prend place, il va nous pousser à détruire même nos plus proches qui pourront devenir nos ennemis.
Ayons en horreur l'esprit et la mentalité d'orphelin. Considérons-le comme un vêtement souillé. Non seulement l'esprit et la mentalité d'orphelin, mais également tout ce qui s'y rattache : la jalousie, la possessivité, l'esprit de comparaison, l’envie et toutes les formes de destruction qui s'ensuivent. Le refuge dans la violence, dans l'esprit de victime, n’est pas l'attitude que Dieu attend de nous. Mais plutôt la repentance, détourne nous, rejetons, luttons, contre toutes ces choses, c'est le traitement de crise. Il existe aussi un traitement de fond qui consiste à vivre avec la grâce de Dieu premièrement, deuxièmement c'est de vivre dans l'amour de Dieu :
Romains 8 -- 35 : qui nous séparera de l'amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l'angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l'épée ?
Selon qu'il est écrit : C'est à cause de toi qu'on nous met à mort tout le jour, qu'on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueur par celui qui nous a aimés. Car j'ai l'assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni les choses présentes ni les choses à venir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne nous séparera de l'amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.
Voici un test qui nous permettra de savoir d'où nous en sommes. Posons nous cette question en vérité : Est-ce que nous nous réjouissons-nous réellement quand quelqu'un d'autre est béni plus que nous ? Spontanément nous allons répondre oui bien sûr. Mais dans le cœur est ce qu’il n'y a pas un petit pincement, où nous arrive-t-il de dire ou de penser : pourtant celui-là je ne le sens pas, ou celle-là je ne la sens pas, ou des paroles équivalentes.
Il existe un refuge dans lequel nous nous engageons facilement et rapidement pour trouver la cause de nos problèmes : accuser les autres, les rendre responsables de ne pas nous comprendre. Par contre nous oublions facilement que par notre caractère dur, intransigeant, nous sommes une pierre d'achoppement pour les autres. Souvent ce que nous reprochons aux autres, vient de notre caractère qui a besoin d'être travaillé, assoupli et même parfois brisé. Par ce mauvais caractère nous nous opposons à l'œuvre de Dieu dans nos vies. Notre mauvais caractère nous isole, les autres nous évitent et nous nous prenons pour des rejetés.
Pourtant dans ce cas il est inutile de chasser l'esprit de rejet ou se qui s'y apparente. Reconnaissons
notre mauvais caractère avec humilité et demandons la grâce de Dieu pour qu'il le travaille. Ne soyons pas surpris s’il utilise notre époux ou notre épouse, ou nos enfants, c'est-à-dire ceux que
l'on accuse d'être la source de nos problèmes. Dieu sait qui il rassemble et pourquoi.
Ajoutons que le chrétien qui évolue avec une mentalité et un esprit orphelin à une mauvaise attitude face au pardon .
L'orphelin nous fait penser à l'enfant qui est privé d'un père ou d’une mère.
En hébreu, orphelin vient d'une racine du sens d'être seul, sans père. Cette définition ne s'applique pas spécialement à un enfant, mais à tout adulte qui vit en orphelin, tout en étant membre d'une assemblée, ou même s'il est père de famille ou mère de famille.
Jésus a dit à ses disciples, avant de retourner vers le Père : Jean 14 -- 18 : je ne vous laisserai pas orphelin, je viendrai à vous. Par ces paroles, Jésus annonce la venue du Saint Esprit, pour que nous ne soyons pas seuls : c'est-à-dire isolés ou sans aide.
Et pourtant des chrétiens vivent avec un esprit et une mentalité d'orphelin. Ils se sentent isolés, ils ont des difficultés à s'implanter. De ce fait ils ont peu de racine. Cette situation, ou attitude les fragilise, et les rend prêt à recevoir l'offense et ses fruits : pitié de soi, amertume, haine, le désir de propre justice, de vengeance etc. Ils recherchent constamment à satisfaire leurs émotions le « moi » nous savons que le « moi » est insatiable. Jamais personne n'a pu satisfaire, combler les désirs de la chair.
Le premier exemple d'une personne, dans la Bible, animée par un esprit et une mentalité d'orphelin c'est Caïn, le premier enfant d'Adam et d’Eve.
Tous nous savons que ses offrandes n'étaient pas agréables à Dieu. Et il a tué son frère Abel à cause de cela. La jalousie l’animait. Il vivait en isolé comme une personne qui se croyait abandonnée de tous, même de Dieu. Il était toujours prêt à accuser Dieu pour ses malheurs, suspectant les autres de vouloir le tuer. Il vivait comme un vagabond, errant sur la terre.
Genèse 4 --1 : Adam connut Ève, sa femme, elle conçut et enfanta Caïn, et elle dit : de par l'Eternel j'ai acquis un homme.
La Bible le semeur dit : avec l'aide de l'Eternel j'ai formé un homme.
La Bible en français courant dit : j'ai créé un homme grâce à l'Eternel. « J'ai acquis un homme » : acquérir signifie devenir possesseur par le travail, obtenir, gagner.
Par ces paroles Ève semble rejeter l'intervention du Père (Adam) lors de la conception de cet enfant. Elle dit qu'elle a conçu avec Dieu. C'est son œuvre avec Dieu. « J'ai formé un homme » elle ne dit pas j'ai donné la vie à un bébé, mais j'ai formé un homme.
Où est Adam dans cette situation ? Où est le Père ?
Ces paroles nous révèlent en quel état d'esprit, envers le Père, Caïn est né et a grandi.
« J'ai formé un homme » ces paroles nous disent que Caïn n'a pas eu de père pour modèle. De plus le père était rejeté. Ses paroles sortent de la bouche d'Ève comme des paroles de rébellion, en réaction aux paroles de Dieu, adressé à Ève après la chute : Genèse 3 -- 16 « tes désirs se porteront vers mon mari, mais il dominera sur toi »
Dans ces conditions est-il étonnant que Caïn se soit comporté comme un orphelin. Lui, Caïn, a reporté cette rébellion et ce rejet du Père, contre Dieu, l'image parfaite du Père. Donc obéir à Dieu lui était désagréable, voire insupportable. Dieu lui rappelait trop son propre père, aussi a t’il cherché à le tromper constamment, à combler son « moi ». De même il ne pouvait supporter son frère Abel, qui lui, était agréable à Dieu, c'est-à-dire au Père. De ce fait il était toujours insatisfait, errant de lieu en lieu, méfiant, craignant que les autres cherchent à le tuer. En vivant comme un handicapé, il cultivait un terrain favorable pour recevoir l'offense. La persécution est rentrée dans sa vie. Là nous pouvons dire ou parler de complexe de persécution.
Ce que Caïn craignait le plus c'était d'être rejeté par Dieu. Il cherchait à gagner l'approbation de Dieu en offrant les produits du sol, à sa manière, quand il le voulait. Mais en tuant son frère, le sang a coulé, il a amené la malédiction sur sa vie et sur la terre qui lui donnait ses fruits. Il en a détruit la source lui-même, la source de ses revenus et de ses offrandes. La terre dont il a détruit la capacité de produire, représente l’état de la terre de son cœur.
Genèse 4 -- 10 à 12 : Et Dieu dit :
Qu’as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre vers moi.
Maintenant tu seras maudit de la terre qui a ouvert sa bouche pour recevoir le sang de ton frère. Quand tu cultiveras le sol, il ne te donnera plus sa richesse. Tu seras vagabond sur la terre.
Caïn dit à l'Eternel mon châtiment est trop grand pour être supporté. Voici tu me chasse aujourd'hui de cette terre. Je serai caché loin de ta face. Je serai errant et vagabond sur la terre. Et quiconque ne trouvera me tuera.
L'éternel lui dit : Si quelqu'un tue Caïn, Caïn sera vengé sept fois. Et l'Eternel mis sur Caïn un signe pour quiconque le trouvera ne le tue point.
Tout cela n'est pas intervenu par hasard dans la vie de Caïn. Dieu l'avait prévenu, comme un père normalement constitué le fait avec ses enfants : « le péché est tapi à ta porte. Mais toi domine sur lui » cela signifie domine sur l'esprit et la mentalité d'orphelin. En recevant l'offense, Caïn a brisé sa propre capacité à produire du fruit. Il a brisé sa source de production. Il l’a polluée, et rendue aride. Jésus compare le cœur au sol dans la parabole du semeur. Par le sang, de son frère qui crie justice, versé sur la terre, elle est devenue maudite, à l’image de son âme et de son cœur. Son âme est devenue aride, son cœur également. Le sol du cœur d'une personne offensée devient aride, empoisonné par l'amertume. Elle devient inapte à produire les fruits de l’Esprit dans sa vie. Son caractère ne va pas s’assouplir, au contraire, elle va se durcir et ses relations vont devenir de plus en plus difficiles. EIle va finir par s’isoler jusqu’au jour où elle acceptera de reconnaître ses erreurs, son péché, et prendra le chemin de la repentance et du pardon. Mais pendant tout ce temps cette personne va souffrir et faire souffrir son entourage.
Le sol d'un chrétien orphelin est empoisonné par l'amertume. Il pourra toujours vivre des miracles, recevoir des paroles de connaissance, entendre des prédications puissantes, recevoir des guérisons dans sa vie. Mais il s'agit là de don de l'Esprit, et non de fruit. Nous serons jugés en fonction de fruit, et non de nos dons. Un don est donné. Le fruit est cultivé. Le fruit sera de même nature que le terrain qui le produit. Un caractère doux va produire comme fruit, la douceur. C’est une des facettes du fruit de l’Esprit, selon Galates 5- 22. Un caractère colérique, va produire comme fruit, la colère. C’est un fruit des œuvres de la chair, selon Galates 5-18 et 19.
Jésus nous dit que nous reconnaissons l'arbre à ses fruits. Nous pouvons dire que nous reconnaissons la nature du terrain de nos cœurs à la nature du fruit produit : bon ou mauvais.
Un chrétien orphelin recherche sa propre satisfaction, la réussite de Son ministère. Il est prêt à écarter, même à éliminer toute personne susceptible de lui faire de l'ombrage. Avec un tel comportement il lui est difficile de voir les domaines de sa vie qui ont besoin d'être transformés. Il s'isole de telle manière qu'il provoque les coups qu’il reçoit. Un orphelin ne supporte pas la concurrence. Son objectif sera de se donner à son but, afin de se faire un nom, et de briller comme un Sauveur et un homme ou une femme que l'on admire. Il veille à ce que l'on voit ce qu'il fait. Il cherche à être le plus près possible du pouvoir. Il ne se reconnaît jamais coupable, mais il se voit toujours victime. Il désire que les autres l’approuvent et il accuse les membres de son entourage d’être la cause de ses malheurs, de ses échecs
Bien sûr c'est un chrétien charnel. La conduite par le Saint Esprit ne le souci pas, ou seulement, quand il peut en tirer profit. Il ne connaît pas ou ne reconnaît pas son identité en Christ. Il ne connaît pas la grâce de Dieu ou peu. La vie religieuse le satisfait. Il accomplit des rites et des œuvres qu’il juge bonne. Il y trouve sa satisfaction.
Le chrétien vivant avec l'esprit et la mentalité d'orphelin ne connaît pas l'amour de Dieu dans sa vie. Il n'a pas l'amour agapè dans son cœur. Son amour le porte à rechercher ses propres satisfactions. Le véritable amour n'est pas envieux, c'est-à-dire qu'il ne recherche pas à se faire valoir. Il n'est pas jaloux ou ne développent pas de passion jalouse. Dans le véritable amour il n'y a pas de jalousie. Il ne connaît pas la jalousie.
Envieux signifie : bouillir d’envie, soit de haine, de colère. La jalousie c'est une façon de trahir l'amour et c'est une façon de pervertir l'amour. La jalousie rend possessif.
Elle peut se manifester dans l'amitié avec une personne. La jalousie porte à l'exclusivité. Voici un exemple : Pierrette a gagné l'amitié de Suzanne. Un jour Pierrette apprend que Suzanne s’est liée d'amitié avec Brigitte. Maintenant quand Suzanne passe du temps avec Brigitte, sans elle, dans son cœur bouille l’envie. La jalousie pousse à la possession de l'autre. Alors que l'amour est plein de bonté.
Examinons nos cœurs et reconnaissons que souvent il y a de la jalousie. Ayons cette grande honnêteté de reconnaître la jalousie qui nous motive. Le jaloux accuse les autres d'être jaloux de lui. Cette attitude lui cache sa propre jalousie qui peut-être matérielle, spirituelle, où se porter sur la réussite des autres. (A SUIVRE)
- 3ème exemple Pierre
Regardons maintenant, l’ébranlement auquel va être soumis Pierre, la nuit où Jésus va être trahi. Jésus est à table avec ses apôtres. C'est le dernier repas qu'il prend avant d'être livré à la crucifixion. Plusieurs fois il leur a annoncé sa mort prochaine, à Jérusalem, dans des conditions horribles. C'est au cours de ce repas que Jésus partage, célèbre la scène où donne son corps et son sang sous forme de nourriture, et comme étant une nouvelle alliance. Au cours de ce repas Jésus déclare ceci :
Luc 22 -- 21 à 23 : cependant voici, la main de celui qui me livre est avec moi à cette table. Le fils de l'homme s'en va selon ce qui est déterminé. Mais malheur à l'homme par qui il est livré ! Et ils commencèrent à se demander les uns les autres qui étaient celui d'entre eux qui feraient cela.
Aussitôt il s'élève une contestation parmi les apôtres : lequel d'entre eux devrait être estimé le plus grand ?
C'est-à-dire lequel d'entre eux est le meilleur, le plus fort pour prendre la place, la première, celle du Maître qui va mourir : Jésus
Imaginons les arguments qu'ils peuvent développer :
-Pierre : Je suis le seul à être sorti du bateau et avoir marché sur l'eau !
-Oui d'accord lui disent les autres : d'accord tu as marché sur l'eau, mais rapidement tu as coulé et si Jésus ne t'avait tendu la main pour te secourir, tu te serais noyé. Ah nous avons bien rit ce jour là !
-Pierre : oui mais c’est moi qui est eu la révélation concernant : le Fils de Dieu. Je suis le seul à avoir donné la bonne réponse. C’est moi que le Père a choisi pour me donner la bonne réponse
-Les autres : Pierre tu oublies qu'aussitôt ta révélation, Jésus t’a dit : arrière de moi Satan, tu es une pierre d'achoppement qui veut me faire sortir du chemin de mon Père.
-André (son frère) Pierre tu oublies que c'est moi qui t’ai amené à Jésus. Sans moi tu n'aurais pas connu Jésus, tu me dois de la reconnaissance !
-Pierre : oui mais c'est à moi que Jésus a promis les clés du royaume ! Et tout ce que je lierai sur la terre sera lié dans les cieux, et tout ce que je délierai sur la terre sera délié dans les cieux.
-Jean : aucun d'entre vous n'a été plus proche de Jésus que moi. Je suis le seul à avoir posé ma tête sur sa poitrine. C'est de moi que vous avez eu besoin pour lui poser la question : qui te livrera.
-Jacques et Jean : d'ailleurs notre mère est intervenue auprès de Jésus, pour que ce soit nous deux qui serions les premiers, un à droite, l'autre à gauche.
-Pierre : Jacques et Jean, je vous rappelle que Jésus m'a choisi pour être avec vous sur la montagne de la transfiguration. C'est même moi qui ai proposé de construire une tente pour Jésus, une pour Moïse, une pour Élie. Et vous tous les autres, pendant ce temps vous avez été incapable de chasser un démon. Jésus vous a dit : que vous étiez une race d'incrédule.
-Pierre : C'est ma barque que Jésus a choisie pour la pêche miraculeuse. Et puis c'est dans la maison de ma belle-mère que Jésus a logé à Capernaüm. C'est dans cette maison et autour de cette maison qu'il a opéré des miracles.
-Tous les autres à Jacques et Jean : Jésus vous a traité « de fils du tonnerre » à Samarie. Vous avez voulu faire tomber le feu du ciel sur les habitants de cette ville pour vous venger parce qu'ils ne recevaient ou n'accueillaient pas Jésus.
-Pierre Jacques, Jean : nous sommes les seuls à être rentrés dans la maison du chef de la synagogue lors de la résurrection de sa fille, vous, tous les autres Jésus vous a laissé à la porte.
Pendant ce temps Juda craint d'être découvert, il ne pense qu'à une chose, aux 30 pièces d'argent qu'il va recevoir des pharisiens quand il va leur livrer Jésus.
La plupart d’entre nous à la place de Jésus, aurions dit : « Sortez tous, je traverse le moment le plus difficile de ma vie. J’ai besoin de paix et d’être encouragé, soutenu. Je croyais que vous alliez intercéder auprès du Père pour moi, et vous ne pensez qu’à vous ! » Quelle occasion d’être offensé !
Cette discussion entre les apôtres est scandaleuse. Ils agissent comme des enfants qui se disputent un héritage ou le pouvoir. Ils n'ont aucune compassion pour Jésus qui va être livré aux Romains : flagellé, moqué, crucifié.
Voici ce que leur dit Jésus : Luc. 22 -- 25 à 27 : Jésus leur dit encore : les rois des nations les maîtrisent, Et ceux qui les domine sont appelés bienfaiteurs. Qu’Il n'en soit pas de même parmi vous. Mais que le plus grand parmi vous soient comme le plus petit, le celui qui gouverne comme celui qui sert.
Car qui est le plus grand, celui qui est à table, ou celui qui sert ? Et moi, cependant, je suis au milieu de vous comme celui qui sert.
Les apôtres et notamment Pierre sont en train de bâtir leur vie et leur ministère sur des victoires passées et sur l'orgueil, et non sur Christ comme le recommande Paul 1 -- Corinthiens 3 -- 10 :
Selon la grâce de Dieu qui m'a été donnée, j'ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre a bâti dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il battit dessus.
L’orgueil sera toujours un handicap pour accomplir notre destinée en Christ. L'orgueil nous détruit et nous met au même rang que Lucifer ou Satan. C'est ce qui a provoqué sa chute.
Voilà ce que dit Jésus a Simon.
Luc 22. 31 à 34 : Le Seigneur dit : Simon, Simon, Satan vous a réclamé, pour vous cribler comme le froment. Mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille. ; Et toi, quand tu seras revenu à moi, affermit tes frères.
Seigneur, lui dit Pierre je suis prêt à aller avec toi et en prison et à la mort. Et Jésus lui dit : Pierre, je te le dis, le coq ne chantera pas aujourd'hui que tu n'aie nié trois fois de me connaître.
Le mot criblé se traduit par un mot grec «sinazio» qui signifie passer au tamis, mettre à l'épreuve sa foi par une agitation intérieure jusqu'au point de chute.
Jésus aurait pu dire : les gars nous allons mener un combat spirituel, prions, et lions cette attaque démoniaque. Nous n'allons pas laisser Satan faire ceci à notre bien-aimé Simon.
Tout simplement Jésus a dit à Simon : mais j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas, et toi quand tu seras revenu à moi, affermis tes frères.
Jésus n'a pas prié pour que l'ébranlement, l'épreuve lui soit ôtée. Mais pour qu'il conserve la foi afin de traverser et de sortir vainqueur. Satan avait demandé la permission d'ébranler si fort qu'il en perdrait la foi. L'intention du diable c'était de détruire cet homme chez qui Dieu avait mis un si grand potentiel.
L'ébranlement a pour but cinq points
1-nous ramener plus près du fondement (Jésus)
2-enlever ce qui est mort pour le Royaume de Dieu.
3-moissonner ce qui est mûr.
4-éveiller, c'est-à-dire être sobre dans nos paroles, nos déclarations et nous tenir dans la prière.
5-unifier ou mélanger ensemble, ce qui est du royaume de Dieu afin que cela ne puisse plus être séparé.
Cela n'a pas empêché Pierre de dire à Jésus : Seigneur je suis prêt à aller avec toi en prison et à la mort.
Nous savons que Pierre a renié Jésus trois fois. Il pleura amèrement ses paroles, sa trahison par ses paroles.
Après sa résurrection, Jésus, le guérit, le rétablit, ce n'est plus le même homme. C'est lui, qui le jour de la Pentecôte, va faire face à toute la foule accourue. Avec la puissance du Saint Esprit, Pierre prend la parole et 3000 personnes se convertissent.
Dieu veut ébranler dans nos vies tout ce qui est de la chair, tout ce qui n'est pas du royaume de Dieu.
Marc 4: 16 à 17 : les autres, pareillement, reçoivent la semence dans les endroits pierreux, quand ils entendent la parole, ils la reçoivent d'abord avec joie. Mais ils n'ont pas de racines en eux-mêmes, ils croient pour un temps, et dès que survient la tribulation ou une persécution à cause de la parole, ils y trouvent une occasion de chute. C'est-à-dire qu'ils sont offensés, scandalisés, ils mangent l'appât. La parole, pour eux une pierre d'achoppement et c'est la chute. Ils abandonnent Jésus, le diable a gagné une victoire dans leur vie.
Hébreux 12 : 26-27 : Il nous a fait cette promesse : une fois encore, je ferai trembler non seulement la terre, mais aussi le ciel. Ces mots : un jour encore, montre que les éléments ébranlés seront mis à l’écart, en tant que créés, afin que subsiste ce qui n’est pas ébranlé.
Quand Satan ébranle, c’est pout détruire. Mais Dieu a un tout autre objectif : Séparé le bon grain de l’ivraie. Car Dieu n’ébranle que ce qui est ébranlable.
Il n’ébranle pas sans nous avoir prévenus. Nous le verrons avec Caïn et Pierre. Il n’ébranle pas pour punir mais pour corriger, c'est-à-dire pour nous ramener dans sa trajectoire, car il nous aime. Le diable ébranle par surprise, il tend des pièges, met des appâts pour nous faire perdre la foi.
- Premier exemple :
Genèse 4 : Adam connut Ève, sa femme, elle conçue, et enfanta Caïn, et elle dit : j'ai acquis un homme de par l'Eternel.
Elle enfanta encore son frère Abel. Abel fut berger, et Caïn fut laboureur. Au bout de quelque temps, Caïn fit à l'Eternel une offrande des fruits de la terre. Et Abel, de son côté en fit une des premiers nés de son troupeau et de leur graisse. L'Eternel porta un regard favorable sur Abel et son offrande. Mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu.
L’Eternel dit à un Caïn : pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ? Certainement, si tu agis bien tu relèveras ton visage, et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui.
Cependant, Caïn adressa la parole à son frère Abel, mais comme ils étaient dans les champs, Caïn se jeta sur son frère Abel, et le tua. Dieu porta un regard favorable sur Abel et son offrande et un regard défavorable sur Caïn et son offrande. Nous remarquons tout de suite que Dieu ne porte pas uniquement son regard sur l'offrande, mais également sur la personne qui offre. Il ne se dissocie pas l'un de l'autre.
Abel apporta une offrande d'obéissance, les premiers-nés de ses agneaux avec leur graisse. Il ne calculait pas avec Dieu, il offrait ses prémices sans s'inquiéter du nombre d'animaux qui naitrait ensuite. Certainement qu’Abel offrait ses agneaux en holocauste. C'est-à-dire consumé par le feu. Il devait les tuer avant de les offrir avec la graisse qui est le symbole de son adoration, sa reconnaissance qui montait vers l’Eternel. Autrement dit, Abel avait un cœur d'adorateur et Il recherchait le royaume de Dieu et la justice avant toute chose. Son cœur plaisait à Dieu, donc son offrande était agréable à Dieu.
Caïn offrait des produits de la terre, fruit de son travail. Selon les diverses versions nous constatons que les offrandes de Caïn n'étaient pas spontanées : Genèse 4 -- 3 : au bout de quelque temps... Une autre version TOB dit : à la fin de la saison... Parole de vie dit : Caïn apporta quelque récolte des champs.
Caïn était un calculateur, Il voulait bien donner : nous mais le surplus, ce dont ils n'avaient pas besoin. Son cœur n'était pas entier pour Dieu. Dieu n'était pas le premier dans son cœur. Il était attaché aux choses de la terre, et cela est devenu une idole dans son cœur. Voilà pourquoi Dieu ne porta pas un regard favorable sur lui, ni sur son offrande.
Caïn en fut très irrité, et son visage fut abattu.
Irrité signifie : agacé, aigrir, contrarier, énerver, bouillir, s'enflammer de colère, enragé, fureur, s'échauffer sur la vexation, avoir la haine dans le cœur qui bouillonne de colère, ou du désir de vengeance, de propre justice qui peut conduire au meurtre.
-- abattu ou abattement : vient après l'irritation, signifie : accabler, affligé, dépressif, désespérée, écœuré, neurasthénique.
Les contraires sont : exciter, exalté, joyeux.
Qui a provoqué l'irritation, l'offense dans le cœur de Caïn ?
-- Son frère Abel ?
-- Non Dieu lui-même,
car il veut ébranler, faire tomber, secouer, tout ce qui dans la vie de Caïn n'est pas de son royaume. Seulement Caïn n’a pas un cœur disposé pour accepter la correction ou le changement que Dieu lui propose.
Hébreux 12 -- 5 : mon fils ne méprise pas la correction du Seigneur, et ne perd pas courage lorsqu'il te reprend.
Le cœur de Caïn est entièrement dominé par son irritation, sa colère, c'est pourquoi Dieu dit à Caïn : pourquoi es-tu irrité et pourquoi ton visage est-il abattu ?
Certainement, si tu agis bien, tu relèveras le visage, et si tu agis mal Le péché se couche à ta porte, et ses désirs se portent vers toi, mais toi domine sur lui.
La Bible en français courant dit : Le péché est comme un monstre tapi à ta porte où le péché est comme une bête qui te convoite, pourras-tu la dominer ?
Par ces paroles Dieu ne condamne pas Caïn, au contraire Dieu l'invite à choisir la vie, non par ses propres forces, mais en marchant dans les voies de Dieu afin qu'il puisse le bénir. Dieu voulait lui montrer qu'il essayait de gagner son approbation par ses propres œuvres. En plus Caïn se nourrissait à l'arbre de la connaissance du bien et du mal. Dieu lui enseignait alors que s’il faisait le bien, il serait accepté, mais s’il ne choisissait pas la vie alors le péché le posséderait : c'est-à-dire l'amertume, la rancune, la haine, la vengeance, le désir de tuer.
Voilà ce qu’ont provoqué les paroles de Dieu dans son cœur. Un bienfait, il l’a reçu et transformé en souffrance et comme blessure. Voilà ce que le diable veut.
Caïn fut offensé par Dieu. Au lieu de se repentir et de faire ce qui est juste, ce qui lui aurait permis dans cette situation d'affermir son caractère, il reporta sur Abel sa fureur et l’affront que lui avait fait Dieu. Il tua Abel.
Pourquoi ? La jalousie, le besoin de se venger, bien sûr. Mais surtout parce que la présence de son frère lui rappelait constamment sa désapprobation. À cause de son péché, la présence de Dieu qui émanait de son frère le blessait. Une pensée s'est manifestée à lui, pour ne plus souffrir, éliminer Abel. Comme les Pharisiens ont agi avec Étienne, sa sainteté était évidente, elle était devenue insupportable, alors ils l'ont lapidé. Caïn aurait dû dire à son frère : Retire-toi de ma présence, car ta présence est pour moi comme un miroir, elle me renvoie et me rappelle constamment ma situation, mon péché, l'état de mon cœur.
Proverbes 29-27 : Celui dont la voie est droite est une abomination pour le méchant.
- 2 eme exemple nous montrant que Dieu peut scandaliser pour ébranler. Nous le voyons avec Jésus :
Jean 6 -- 57 à 69 : comme le Père qui est vivant m'a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi. C'est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n'en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts ; celui qui mange ce pain vivra éternellement. Jésus dit ces choses dans la synagogue, enseignant à Capernaüm.
Plusieurs de ses disciples, après l'avoir entendu, dirent : Cette parole est dure ; qui peut l'écouter ?
Jésus, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet, leur dit : cela vous scandalise-t-il ?
Et si vous voyez le Fils de l'homme monter où il était auparavant ? ...
C'est l'Esprit qui vivifie, la chair ne sert à rien. Les paroles que je vous ai dites sont Esprit et vie. Maintenant il en est parmi vous, quelques un qui ne croient pas. Car Jésus savait dès le commencement qui était ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui le livrerait.
Il ajouta c'est pourquoi je vous ai dit que nul ne peux venir à moi, si cela ne lui a été donné par le Père. Des ce moment, Plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n’allèrent plus avec lui.
Jésus donc dit au 12 : Et vous ne voulez vous pas aussi vous en aller ?
Simon Pierre lui répondit : Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle. Et nous avons cru et nous avons connu que tu es le Christ, le saint de Dieu.
Quels sont ces paroles de Jésus qui ont scandalisé ses disciples ?
Au début du chapitre six de l'évangile de Jean, nous voyons Jésus entouré de ses disciples, une grande foule le suivait, parce qu’elle voyait les miracles qu'il opérait sur les malades.
Jésus vit cette grande foule affamée. Une discussion s'élève pour savoir comment la nourrir. Avec cinq pains et deux poissons Jésus va satisfaire la fin physique de 5000 hommes plus les femmes et les enfants. C'est le miracle de la multiplication des pains. Cette foule a été rassasiée, mêmes 12 corbeilles furent remplies avec les restes. Après les gens qui ont vu ce miracle disaient : celui-ci est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde.
Jésus sachant qu'ils allaient venir l'enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne. Il traverse la mer de Galilée et se retrouve à Capernaüm ou la foule le rejoint. Jésus les exhorte à travailler non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui subsiste pour la vie éternelle et que le fils de l'homme leur donnera. Celui que Dieu lui-même a marqué de son sceau.
Une discussion s'élève entre Jésus et la foule au sujet de la manne que le peuple Hébreux a mangée dans le désert. La foule considère cette nourriture (la manne) comme venant du ciel ou comme le pain venant du ciel. Jésus leur dit que la manne, donnée par Moïse, ne vient pas du ciel. Car le vrai pain du ciel, c'est celui qui descend du ciel et qui donne la vie au monde.
-- Seigneur donne-nous toujours ce pain, dit la foule.
-- Jésus leur dit : Je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi, n'aura jamais faim, et celui qui croit en moi n'aura jamais soif. Jésus continu : Je suis le pain de vie. C'est ici le pain qui descend du ciel afin que celui qui en mange ne meure point. Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donne, c'est ma chair, que je donnerai pour la vie du monde. Là-dessus, les Juifs discutaient entre eux, disant : Comment peut-il nous donner sa chair à manger ?
Jésus leur dit : en vérité, en vérité, je vous le dis si vous ne mangez la chair du fils de l'homme, et si vous ne buvez son sang, vous n'avez point la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage c'est ici le pain qui est descendu du ciel, il n'en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts, celui qui mange ce pain vivra éternellement.
Imaginons la réaction de cette foule qui a été rassasiée de pain et de poissons. Maintenant Jésus leur dit que pour avoir la vie éternelle il faut manger son corps et boire son sang !... Quel scandale ?
Déjà en Jean trois Jésus annonce que personne ne verra, ni rentrera dans le royaume de Dieu, sans passer par la nouvelle naissance. Maintenant pour obtenir la vie éternelle il faut le manger !... Quels programmes !
Maintenant ceux qui ont compris qu'ils devaient manger physiquement et boire son sang l'ont quitté sûrement avec dégout. Au départ il y avait 10 à 15 000 personnes.
Combien sont restées ? Très peu. Par ces paroles, Jésus voulait trancher entre ceux qui croyaient en lui, réellement, et ceux qui ne croyaient pas.
Dieu scandalise en séparant, pour faire tomber l'incrédulité. Séparer la foi et le doute, l'incrédulité. Entre ceux qui croit en Jésus malgré la croix à porter chaque jour et ceux qui viennent pour être bénis. Entre ceux qui sont prêts à obéir à la parole de Dieu dans son intégralité et ceux qui cherchent des compromis, des ajustements à la culture, aux mœurs de l'époque, au mode etc.... (A suivre)
Maintenant examinons l'attitude de Joseph, fils de Jacob, devant l'offense que ses frères lui font ou lui dressent. Nous trouvons tout cela dans le livre de la Genèse aux chapitres 37 et suivants.
Dieu lui donne de songes :
1 -- Genèse 37 -- sept : nous étions tous à lier des gerbes de blé milieu des champs, et voici ma gerbe se leva et elle se tint debout, et vos gerbes l(entourèrent et se prosternèrent devant elle.
2-Genèse 37 -- neuf à 10 : il eut encore un autre songe, et il dit à ses frères : Et voici, le soleil, la lune et 11 étoiles se prosternaient devant moi. Il le raconta à son père et à ses frères, son père le réprimanda, il lui dit : Que signifie ce songe que tu as eu ? Faut-il que nous venions, moi, ta mère et tes frères, nos prosterner à terre devant toi ? Ses frères eurent de l’envie contre lui, mais son père gardera le souvenir de ces choses.
Signalons encore que Jacob, son père, avait une préférence pour son fils Joseph. Maintenant avec ses songes, voilà qu’il semble devenir le préféré ou le « chouchou » de Dieu. Cela devient insupportable pour ses frères qui désirent sa perte. Ils vont se venger. Un jour ils font croire à leur Père qu’une bête sauvage l’a dévoré, en présentant sa tunique ensanglantée. En fait, ils l'ont d'abord enfermé dans une citerne, ensuite ils l'ont vendu à une caravane d’Ismaélites qui se dirigeait vers l'Égypte. Joseph se retrouve esclave chez un officier de pharaon, chef des gardes, nommé Potiphar. A plusieurs reprises la femme de Potiphar invite Joseph à coucher avec elle. Un jour elle insiste, Il refuse, elle crie au viol et il prend la fuite en laissant son vêtement et se retrouve en prison.
Avec lui sont deux serviteurs de pharaon, pour des méfaits différents. Les deux ont des songes que Joseph interprète. L'un d'eux, le chef des échansons est rétablit dans sa fonction. Joseph le lui dit : Souviens-toi de moi quand tu seras heureux. Deux ans passent et le chef des échansons semble avoir oublié Joseph, jusqu'au jour où pharaon reçoit deux songes qu'il ne comprend pas, ni aucun des magiciens ou sages d'Égypte.
À ce moment-là, le chef des échansons parle de Joseph à pharaon qui l'envoie chercher. Joseph interprète les rêves et se retrouve premier ministre. Son épreuve a duré au moins 15 ans. Pendant ce temps il est toujours demeuré dans la droite ligne de coeur et la fidélité à Dieu. Jamais il n’a développé le rejet, l’offense, le découragement. Dieu était avec et il le savait, il était attentif : chez Potiphar : genèse 39 : 2 : Son maître vit que l’Eternel était avec lui. Et que l’Eternel faisait prospérer entre ses mains tout ce qu’il entreprenait. Même en prison, le chef des gardes lui confia des responsabilités. Genèse40-4
Maintenant le voila le second de l’Egypte : Il organise et stock sept années d'abondance de blé en prévision des sept années de famine annoncée. La famine touche Canaan, c'est-à-dire la famille de Jacob. Il envoie ses fils en Égypte pour acheter du blé. Là les fils de Jacob se retrouvent devant leur frère Joseph, qui leur vend du blé, les frères retrouvent leur argent dans les sacs de blé sur la route du retour. Autrement dit Joseph qui les a reconnus, mais pas eux, leur a remis leurs dettes.
Ils reviennent une deuxième fois et la Joseph se fait reconnaître. Il ne cherche nullement à se venger. Mais il fait venir son père et ses frères en Égypte. Il les installe dans la partie la plus riche du pays. Jacob meurt, et après que sa sépulture les frères de Joseph craignent qu'il se venge.
Genèse 50-18 à 21 : ses frères vinrent eux mêmes se prosterner devant lui, et ils dirent : nous sommes tes serviteurs
Joseph leur dit : Soyez sans crainte, car je ne suis pas à la place de Dieu. Vous aviez médité de me faire du mal : Dieu, l’a changé en bien pour accomplir ce qui arrive aujourd'hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux.
Soyez donc sans crainte je vous entretiendrais, vous et vos enfants. Et il les consola, en parlant à leur coeur.
il leur dira même : ne vous tourmentez pas, ne vous accablez pas de remords.
Joseph est vraiment un type de Christ, jamais il n'a pas reçu l'offense de la trahison de ses frères. Il a su garder la foi en Dieu, dans les promesses qui lui ont été faites par ses songes. Nous voyons que Dieu est resté aux commandes. Matthieu 7 -- 6 : ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles aux pourceaux, de peur qu'ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent.
-1 Corinthiens deux -- 13 et 14 : et nous en parlons, non avec des discours qu'enseigne la sagesse humaine, mais avec celle qu'enseigne l'Esprit, employant un langage spirituel pour les choses spirituelles. L’homme naturel n'accepte pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c'est spirituellement qu'on en juge.
Le seul tort que nous puissions attribuer à Joseph, c'est d'être allé raconter ses rêves à ses frères qui les ont reçus dans la chair. Leur réaction a été amplifiée à cause de la jalousie qui était dans leur coeur. Joseph était le préféré de Jacob, parce qu'il était le fils de sa femme préférée. Les de songes venaient directement de Dieu, donc ils sont de nature spirituelle. Joseph est allé livrer ces trésors à des hommes, ses frères, charnels. Joseph devait apprendre la sagesse. Lui-même n'a certainement pas mesuré toute l'étendue des conséquences qu'il venait de planter dans le coeur de ses frères.
Signalons la différence d'attitude des frères et Jacob (le père) devant les paroles de Joseph annonçant et décrivant ces deux rêves.
-- celle des frères : Est-ce que tu nous gouverneras ? (Joseph était l'avant-dernier de la famille). Tout de suite nous constatons une réaction de rébellion ensuite ils le haïr. Ils eurent de l’envie contre lui. « Voici le faiseur de songe qui arrive, tuons le ». Ils sont près à monter un scénario pour apprendre la nouvelle à leur Père, sans apparaître comme coupable : nous dirons qu’une bête sauvage l’a dévoré.
« Le faiseur de rêve » par ces paroles, les frères montre qu'ils ne croyaient pas que ses rêves venaient de Dieu. Ils les attribuaient à Joseph, comme en étant la source.
Ils ont été scandalisés, offensé par les paroles de Joseph. Ils ont reçu l'offense, leur réaction nous le démontre. Les paroles de Joseph ont été une pierre d'achoppement dans leurs vies, et de péché. À tel point qu'ils avaient le désir de le tuer. Nous voyons l'état de leur coeur, l'état du coeur d'une personne qui reçoit l'offense, qui mange l'appât.
-- Jacob : il ne dit rien pour le premier songe, pour le deuxième, dans un premier temps « son père le réprimanda ». Faut-il que nous venions prosterner, moi, ta mère, et tes frères à terre devant toi ? Jacob ne rejette pas les songes de son fils « mais garda le souvenir de ces choses » dans son cœur. Cela nous fait penser à Marie devant différents événements de l'enfance de Jésus, qu'elle ne comprenait pas « sa mère gardait toutes ces choses dans son coeur » Luc 2 -- 51
Les rêves de Dieu se réalisent, même si nous nous commettons des erreurs, toutefois Dieu nous demande d'être fidèles.
Joseph a été fidèle tout au long de l'épreuve, sans recevoir l'offense et les rêves se sont réalisés : Genèse 43 -- 26 :
« Quand Joseph fut arrivé à la maison ils (ses frères) lui ouvrir le présent qu'ils avaient apporté, et ils se prosternèrent à terre devant lui »
Joseph n'a pas pavoisé devant ses frères. Il ne leur a adressé aucune remarque, aucun reproche. Il n'a pas rappelé le passé.
Dieu ne nous donne jamais un don ou rêve pour dominer sur nos frères, ou sur des hommes, dominer sur les ténèbres oui, jamais sur la chair. Dieu donne, prévient, pour sauver. Dans le cas présent pour sauver Jacob et sa famille de la famine, c'est-à-dire de la mort.
Après cela, les frères de Joseph, ont-ils réalisé qu'ils se trompaient dans leur réaction charnelle, devant les songes donnés à Joseph ? Ont-ils réalisé que Dieu donne pour enrichir ceux qui sont autour de nous.
Dieu n'a pas non plus laissé les frères de Joseph dans leur révolte. Il va créer des circonstances pour qu'ils se réconcilient et découvre la justesse de ses paroles. Cela ne se serait pas produit si Joseph avait reçu l'offense. Son coeur se serait endurci, le désir de se faire justice serait monté dans son coeur. Dieu voulait la réconciliation entre Joseph et ses frères, il les a simplement précédés en Égypte. À cause de leurs péchés, Dieu n'a pas abandonné les 10 coupables de tentative d'assassinat. Car Dieu avait un appel sur leur vie, leur appelle devait se réaliser : chacun des frères avait été choisi par Dieu pour devenir prince en Israël. Chacun d'eux est devenu le père d'une tribu. Chacun des fils de Jacob a donné le nom à une des 12 tribus d'Israël.
Enfin remarquons la justesse des paroles de Dieu : Joseph est allé raconter ses rêves à son père et ses frères, et non à la maman. Dieu savait qu'elle serait décédée lors de l'accomplissement.
Le premier songe est en rapport avec la moisson, le blé. Avec une réalisation plus tard, à une époque donnée : le kaïros de Dieu. Quand il n'y a plus de moisson, de blé en Canaan, là où vivent Jacob et ses enfants.
Pendant ce temps il y a abondance de moisson, de blé dans le pays d'Égypte. Et c'est bien à cause du blé, pour avoir du blé, de la nourriture que les frères de Joseph vont se prosterner devant lui. Et à travers ces événements Dieu va les sortir de captivité : la jalousie, la haine, vengeance, le désir de tuer. C'est-à-dire l'offense et tout ce qu'elle a engendré dans leur coeur.
À travers tout cela nous constatons combien Dieu est souverain, il reste aux commandes, alors vivons l'épreuve avec lui.
Psaume 105 -- 15 à 24 : ne touchez pas à mes oints et ne faites pas de mal à mes prophètes ! Il appela sur ce pays la famine, il coupa tous moyens de subsistance. Il envoya devant eux un homme : Joseph fut vendu comme esclave. On serra ses pieds dans les liens, on le mit aux fers. Jusqu'au temps où arriva ce qu'Il avait annoncé, et où la parole de l'éternel l’éprouva. Le roi fit ôter ses liens, le dominateur des peuples le délivra. Il l’établi Seigneur sur sa maison, et gouverneur de tous ses biens, afin qu'il puisse à son gré enchaîner ses princes. Alors Israël vient en Égypte et Jacob séjourna dans le pays de Cham. Il rendit son très fécond, et plus puissant que ses adversaires.
Même si le plan de Dieu pour nos vies passe par la prison, comme Joseph, continuons de regarder notre vie avec les projets de Dieu, avec ses yeux et non pas les nôtres. Peu importe ce que l’on nous à ce qu'on nous a fait, si nous décidons de pardonner à l'instant, nous avons le pouvoir de stopper l'offense immédiatement. Le pardon est très important pour être libéré de l’offense. Jésus nous apprend dans la prière qu'il a laissée à ses disciples et que nous appelons « le notre père » en la récitant nous ne comprenons pas toujours ce que nous disons où cela devient comme les moulins à prière des moines bouddhistes.
Pourtant nous disons bien des fois Dieu : Pardonne-nous comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés :
Offensé à la même racine que chute, ou offense, ou scandale. Quand nous le proclamons ce passage du notre père, nous disons : Pardonne-nous comme nous pardonnons à ceux qui sont pour nous une occasion de chute, ou qui nous cause des scandales a cause de leurs mensonges, de leur trahison, de la blessure, ou à ceux qui mettent des pierres d'achoppement sur notre chemin de foi, de relation avec Dieu ou qui mettent des malédictions sur nos vies.
En mesurons-nous vraiment toute l'importance de ses paroles qui sortent de nos lèvres, notre coeur est-il en accord ?
Attention lorsque nous partageons nos trésors, nos rêves, ce que Dieu nous donne ou ce qu'il nous révèle. Cela peut soulever de la jalousie dans les cœurs, beaucoup d'incompréhension, Comme celle des frères Joseph. Ne soyons pas des pierres d'achoppement. Nous nous ne laissons jamais flatter comme le Roi Ezéchias après sa maladie. C'est vrai il a bénéficié d'une guérison divine. Le roi de Babylone ayant appris sa maladie envoie à Ezéchias, par ses serviteurs, un présent. Ezéchias en est flatté et il perd toute sagesse, toute retenue, toutes réserves :
-2 Rois 20 -- 13 Ezéchias donna audience aux envoyés, et il leur montra le lieu où était ces objets précieux, l'argent et l’or, les aromates et l'huile précieuse, son arsenal et tous ce qui se trouvait dans ses trésors : il n’y eut rien qu’Ezéchias ne montra dans sa maison.
Esaie dit : Qu’ont ils vu dans ta maison ? Ezéchias répondit : ils ont vu tout ce qui est dans ma maison, il n'y a rien de trésors que je ne leur aie montré.
Alors Esaie dit à Ezéchias : écoute la Parole de l'Eternel ! Voici, les temps où l'on emportera à Babylone tout ce qui est dans ta maison et ce que tes pères ont amassé jusqu'à ce jour, il n'en restera rien dit l'Eternel.
Maintenant nous pouvons nous poser la question suis je un Joseph, qui divulgue facilement auprès des autres les promesses de Dieu pour ma vie ?
. Alors je me prépare à vivre des difficultés : le rejet, la haine, peut-être la prison. L'offense va se présenter à ma porte. I’ accepterai je Où la refuserai je ? Si oui, malgré les épreuves, je reste fidèle, Dieu sera avec moi malgré mes erreurs. Dieu va rester aux commandes et ce qui l'a prévu s'accomplira dans son temps.
-- ou Suis-je comme les frères de Joseph avec la jalousie dans le cœur, envers les personnes qui me semblent plus bénies que moi par Dieu ?
Alors j'ai de la haine dans le coeur, le désir de vengeance, de propre justice qui peut aller jusqu'au désir de tuer ceux qui me font de l'ombre, ou qui semble prendre la place.
Si je suis dans cette situation je vais connaître la sécheresse, la famine dans ma vie jusqu'à ce que je me repente. Quand nous parlons de la sécheresse ou de la famine, nous ne parlons pas de la famine ou de la sécheresse naturelle, mais de la sécheresse et de la famine spirituelle, mentale et physique dans laquelle nous allons être enfermés comme dans un piège. Cela pourra se manifester par des difficultés relationnelles, financières, de santé, ou à progresser sur le plan spirituel. Dieu ne veut pas que je meurs dans la sécheresse ou par la famine, il veut, et attend que je me repente et que je choisisse de sortir de la mort, pour marcher dans son chemin de vie.
Ezéchiel 18 -- 21 à 24 : si le méchant revient de tous les péchés qu'il a commis, s’il observe toute mes lois et pratique la droiture et la justice il vivra, il ne mourra pas.
Toutes les transgressions qu'il a commises seront oubliée, il vivra, à cause de la justice qu'il a pratiquée.
Ce que je désire, est-ce que le méchant meure ? Dit le Seigneur, l'Eternel. N’est ce pas qu'il change de conduite et qu’il vive ?
Si je me répands, c'est-à-dire si Je choisi de quitter la voie de la mort, pour embrasser la vie, Dieu me prépare le moyen de sortir de la sécheresse, de la famine, qui pourra passer par ceux envers qui j'ai eu de la jalousie, ceux que j'ai cherché à éliminer. Ceux envers qui j'ai eu de la haine.
J'ai le choix de mourir dans ma situation ou de vivre réconcilié avec Dieu. Alors, dans ce cas, Dieu pourra me donner « la partie la plus riche du pays » cela demande de l'humilité. Mais Dieu élève les humbles et résiste aux orgueilleux, c'est-à-dire à ceux qui lui résistent.
Proverbes 6-34 et 35 : car la jalousie met un homme en fureur, et il est sans pitié au jour de la vengeance, il n'a égard à aucune rançon, et il est inflexible, quand même tu multiplierais les dons.
Proverbes 27 --4 : la fureur est cruelle et la colère impétueuse, mais qui résistera devant la jalousie ?
Proverbes 17 -- 22 : un coeur joyeux est un bon remède, mais un esprit abattu dessèche les os.