Mardi 1 juin 2010 2 01 /06 /Juin /2010 13:07

Dieu s'enveloppe de lumière comme d'un manteau, ou s'enveloppe de lumière.

Psaume 104-2 : il s'enveloppe de lumière comme d'un manteau.

Qu'est-ce que cela signifie ? Enveloppé ou drapé de lumière comme d’un manteau ?

Bien sûr il s'agit d'une image que le Saint-Esprit emploie pour nous montrer la nature de Dieu. L'image du manteau ne fait que refléter l'intérieur, le cœur, le caractère, les émotions, les motivations, les pensées de Dieu. En Lui tout est lumière ! Il n'y a aucunes ténèbres.

Jésus nous dit : Je suis la lumière du monde, celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. Jean 12 -- 24.

Il est normal que Dieu soit lumière puisqu'il y a en lui le feu incandescent du Saint Esprit qui brûle en permanence. Et même il se manifeste comme en lui comme les éruptions d'un volcan en effervescence. Les éruptions volcaniques de feu qui se produisent dans le soleil, nous en donne une approche. Nous devons Rappeler que Dieu est à l'origine de la lumière et de feu.

 La Bible nous apprend que Dieu créa Adam et Ève à son image et à Sa ressemblance. Cela signifie que Dieu mis sa nature dans la vie d'Adam et d'Eve, et notamment sa lumière et son feu. Et cette lumière reflétait à l'extérieur de leurs personnes. Et de ce fait ils étaient enveloppés de lumière comme d’un manteau, comme  Dieu.

Lorsqu'ils ont désobéit, la nature de Dieu  les a quittés, car Dieu ne  partage sa gloire avec personne, qui ne soit une expression de lui même. Quand ils ont perdu la nature de Dieu, la lumière et le feu les ont quitté et bien sur le manteau de lumière ou de gloire, qui les enveloppait.

Genèse 3 --7 : nous en donne les conséquences : les yeux de l'un et de l'autre s’ouvrirent, ils connurent qu'ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s'en firent des ceintures.

Voilà la nudité dont parle la bible en ce qui concerne Adam et Ève après la chute. Ils ont cherché un substitut pour remplacer ce manteau de lumière. Ce substitue ne recouvrait que l'extérieur, c'est-à-dire la chair. Mais l'intérieur restait désespérément vide mis à part la peur, la honte, l'accusation, le rejet.

Bien sur leur descendance, c'est-à-dire chacun d'entre nous, avant notre rencontre avec Jésus, nous nous retrouvions dans la même situation, déchu de la nature divine. Nous naissons avec une nature pécheresse ou de ténèbres. La Bible  nous appelle fils de la rébellion ou des ténèbres. Cela signifie que nous avions Satan pour  père, que cela nous plaise ou nous déplaise.

La bonne nouvelle la voici : aujourd'hui Dieu, dans son amour et sa miséricorde, veut nous redonner ce manteau de lumière et beaucoup d'autres manteaux qu’il  met à notre disposition maintenant. Car nous sommes dans la saison du feu et des manteaux.

Quel en  sont les conditions ?

1) abandonner notre vieille nature pécheresse qui a été crucifiée avec christ sur la croix  Galates 2 -- 20 j'ai été crucifié avec Christ nous. C'est à dire : mis à mort. C'est-à-dire mis à mort en Adam. Dieu ne veut pas revêtir un mort, mais un homme nouveau, ressuscité dans le nouvel Adam : Jésus.

2) Bien sur recevoir le pardon de mes péchés et m’en détourner.

3) recevoir la nature de Christ en l’acceptant comme Seigneur et Sauveur de ma vie afin de devenir fils de Dieu. Alors le Père nous transporte dans le royaume de son Fils bien-aimé. En qui j'ai la rédemption, le pardon des péchés. Colossiens 1-13 et 14. Transportés dans le royaume du fils bien-aimé, cela signifie que j'ai été arraché au royaume des ténèbres. Comme les Hébreux sont sortis d'Égypte en traversant la mer rouge, qui s'est refermée sur leurs poursuivants, les Égyptiens. Par cet acte du Père je quitte le royaume des ténèbres où j'étais né obligatoirement, pour devenir concitoyen du royaume de Dieu, ou des saints et des justes.

Je reçois ainsi une nouvelle identité : je deviens fils de Dieu avec sa nature. Et Jésus ne craint pas de m'appeler son frère ou sa sœur : Hébreux 2-12. Je reçois le même Esprit que Jésus, l'Esprit de la famille de Dieu.  Le Saint Esprit Fais de moi un fils adoptif et par lui je puis dire à Dieu le Père : Abba, Abba...

À tous ceux qui remplissent ces conditions Dieu veut redonner le feu, la lumière, le manteau perdu et d’autres avec. Un manteau qui vient et se manifeste de l'intérieur,  l'extérieur n'est que le reflet de l'intérieur. La Pentecôte est une manifestation visible de cette volonté du Père de nous redonner ce qu’Adam et Ève ont perdu : le feu d'abord et le manteau ou les manteaux ensuite. Car Dieu ne vient pas couvrir les ténèbres intérieures de nos vies.

Zacharie 3 : 1 à 5 : nous illustre  cette volonté de Dieu vis-à-vis de ses enfants :

Il me fit voir, Josué Le souverain sacrificateur, debout devant l'ange de l'Eternel et, Satan qui se tenait à sa droite pour l'accuser. L'éternel dit à Satan : que l'Eternel te réprime ! Satan que l'Eternel te réprime ! Où l'ange de l'Eternel : que le Seigneur te fasse taire. Lui qui a choisi Jérusalem ! N'est-ce pas là un tison arraché au feu ? Or Josué étaient couverts de vêtements sales, il se tenait debout devant l’ange.

L’ange prenant la parole, dit à ceux qui étaient devant lui : ôtez lui ces vêtement sales ! Puis il dit à Josué. Va je t'enlève toutes iniquités, et je te revêts d'habits de fête. Je dis : qu’on mette sur sa tête un turban pur, et ils lui mirent des vêtements. L'ange de l'Eternel était là.

Comme le fils prodigue, lors de son retour chez son Père.  Dieu veut changer nos vêtements sales, ceux du fils prodigue dégageaient des odeurs de cochons, les nôtres dégageaient des odeurs d'enfer. Comme son père fit apporter la plus belle robe et l'en revêtir. De même, Dieu nous accorde sa justice dans le sang de Jésus. Il a été fait justice pour moi. La justice que Jésus m'a acquise devient ma justice, ma nature, car sur le plan spirituel le sang de Jésus coule dans mes veines. Je deviens juste par nature, comme Jésus. Oui je peux chanter : J’ai la nature de Dieu en moi,  même s'il y a encore du travail de sanctification à réaliser dans ma vie.

Les vêtements sales représentent : la suffisance, l'orgueil, l'impureté, le rejet, l'idolâtrie, l'envie, la jalousie, la convoitise, l'hypocrisie, le mensonge, la propre justice. Dieu veut nous nettoyer de tout cela par grâce, avec sa justice qui est dans le sang de Christ.

Dieu veut préserver nos pensées afin que nous puissions vivre cette nouvelle nature de fils ou de filles de Dieu, c'est  ce que symbolise le turban. Car Dieu, Répétons le, veut changer l'intérieur, pas l'extérieur. Maîtriser mes pensées, c’est la clé de la victoire selon Galates 5-22 : la maîtrise de soi est le plus haut niveau du fruit de l'esprit.

Le deuxième  exemple que nous donne la bible sur la nécessité  d’abandonner nos vieux vêtements, c’est l’histoire de Bartimée avec son manteau qu’il jette avant de recevoir son miracle de jésus.

Marc 10 : 46 à 52

« Ils arrivèrent à Jéricho, et lorsque Jésus sortit avec ses disciples et une assez grande foule, le fils de Timée, Bartimée, mendiant et aveugle était assis au bord du chemin. Il entendit que c’était Jésus de Nazareth et il se mit à crier : Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! Plusieurs le reprenaient pour le faire taire ; mais il criait beaucoup plus fort ! Fils de David, Jésus, aie pitié de moi.

Jésus s’arrêta, et dit : Appelez-le. Ils appelèrent l’aveugle en lui disant : Prends courage, lève-toi, il t’appelle. L’aveugle jeta son manteau et se levant d’un bond vint vers Jésus. Jésus, prenant la parole, lui dit : Que veux-tu que je te fasse ? Rabbouni, lui répondit l’aveugle, que je recouvre la vue. Jésus lui dit : va ta foi ta sauvé, aussitôt, il recouvra la vue, et suivit Jésus sur le chemin. »

La scène se passe à la sortie de Jéricho. Jéricho dans la bible symbolise, la ville des forteresses à abattre, la ville des géants de la malédiction.

Il est étonnant que Bartimée se dévête publiquement pour venir à Jésus. Nous voyons dans ce geste une détermination de sa part. L’aveugle jeta son manteau. Il n’est pas dit : il le plia et le posa à terre. Il aurait pu craindre qu’il lui soit volé pendant qu’il se rendait auprès de Jésus. Non il le jeta… Certainement pas devant lui, mais assurément comme quelque chose dont on se dépouille, qu’on abandonne derrière soi, pour oublier à tout jamais. Nous sommes à Jéricho, c’est une ville située à 240 mètres au-dessous du niveau de la mer. Il y fait chaud, même très chaud pendant la saison d’été (40 à 50 degrés à l’ombre, ce n’est pas rare). Il y règne vraiment un climat tropical. Le port d’un manteau, dans ces conditions n’est vraiment pas l’idéal, pour s’habiller dans cette ville.

 

Alors que représente le manteau de Bartimée ?     

 

A cette époque les aveugles portaient un manteau, ce qui permettait de les reconnaître, de les identifier, pour qu’ils reçoivent l’aumône. En se dépouillant de son manteau Bartimée se dépouille de sa situation d’aveugle et de mendiant. Il abandonne et renonce à sa source de revenus, c’est-à-dire son RMI de l’époque. Il manifeste qu’il veut changer d’identité, car c’est son manteau qui lui permet d’être reconnu. Oui il a vraiment décidé de changer la source de son gagne pain, sa source de revenu.

 Il décide de sortir du rejet, de l’amertume, de la crainte des hommes, du jugement (quels péchés ses parents ont-ils pu commettre ? ou lui même pour qu’il soit dans cette situation) de la culpabilité,

- de sa propre justice   

- sa religion

- son lit

- son linceul

- son cercueil dans lequel il est enfermé. Il est dans les ténèbres physiques, mais aussi spirituelles. Il est aveugle physique mais aussi spirituel, car la cécité, dans la bible représente la cécité spirituelle et l’endurcissement de cœur par rapport à Dieu et à Jésus.

 

Romains 13 : 1 nous dit : dépouillez-vous des œuvres des ténèbres, celles de nos péchés, mais aussi celles que nous héritons avec notre nature adamique, par nos parents.

 

Luc 18 : 35 Comme Jésus approchait de Jéricho, entendant le foule passer, Bartimée demande ce que c’était, on lui répond : C’est Jésus de Nazareth qui passe. Certainement qu’il avait entendu parler des miracles que Jésus accomplissait.

 

Sa foi s’éveille dans son cœur : La foi vient de ce que l’on entend et non de que nous voyons. C’est le cas de Bartimée aveugle, il ne peut voir mais seulement entendre. Il dispose son cœur à croire. Il croit dans les choses invisibles comme si elles étaient. Il a entendu, ses oreilles ont entendu. Il ne se contente pas seulement d’écouter, il croit en Jésus, c’est le point important.

Il se dépouille après avoir entendu la parole de Jésus : Appelez-le ! dit Jésus… prends courage, lève toi il t’appelle. Dans son cœur la lumière jaillit. C’est la réponse à son cri : Fils de David est pitié de moi ! Cette interpellation nous montre qu’il est juif. En un instant ce passage de la bible prend vie en lui :

Esaie 42 : 6 et 7 : Moi l’Eternel je t’ai appelé pour le salut (Jésus) et je te prendrai par la main. Je te garderai, je t’établirai pour traiter alliance avec le peuple pour être la lumière des nations, pour ouvrir les yeux des aveugles, pour faire sortir les captifs, et de leur cachot ceux qui habitent dans les ténèbres, et Jean 5 : 25 : En vérité, en vérité je vous le dis l’heure vient, et elle et déjà venue où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’entendront vivront.

En un instant Bartimée se dépouille de la mort, se lève d’un bond, pour sortir, s’arracher à son sépulcre. Comme une flèche, il vient s’exposer à la lumière de Jésus.

 Autre point important : c’est lui qui décide d’abandonner son manteau, en toute liberté sans aucune pression. Il décide que rien ne vienne entraver l’œuvre de Jésus sa vie. La foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles que l’on ne voit pas. Bartimée manifeste une belle démonstration de foi en se dépouillant pour allez jusqu'à Jésus. Bartimée ne s’est pas approché de Jésus, il s’est exposé, ouvert à Jésus, il s’est laissé sonder par Jésus dans sa nudité sans rien cacher. Jésus ne pouvait qu’honorer sa foi et son cri. Bartimée savait que Jésus allait agir. Jésus est le rémunérateur de notre foi. Le dialogue s’engage entre Jésus et Bartimée :

 

Jésus : Que veux-tu que je fasse pour toi ?

Bartimée : Rabbouni, que je recouvre la vue.

Jésus : va ta foi ta sauvé.

Le plus étonnant c’est qu’il n’est pas retourné prendre son manteau. Pourtant des personnes de la foule ont dû crier : Hé Bartimée tu oublies ton manteau, ou des écologistes de lui dire : Hé Bartimée tu pollues la nature en laissant ton manteau. C’est vrai qu’il devait sentir mauvais ce manteau.

Maintenant, Bartimée suit Jésus sur le chemin sans se laisser influencer par les remarques des uns et des autres. Il fortifie ses muscles spirituels, Bartimée rentre dans les choses nouvelles de Dieu. Il est une nouvelle création, les choses anciennes sont passées. En suivant Jésus, il sait qu’il trouve le manteau de la délivrance: Salut, justice, délivrance, vie éternelle, vie en plénitude, en abondance, guérison.  Il a reçu le manteau de la justice, à la place de son manteau de mendiant, c'est-à-dire de malédiction.

 

Maintenant posons-nous la question que serait devenu Bartimée, s’il n’avait pas abandonné son manteau ou s’il était retourné le chercher ?

Il aurait peut-être reçu la guérison physique, mais sa vie intérieure, son cœur n’aurait pas été changé, il ne serait pas devenu le nouveau Bartimée qui maintenant, va travailler pour vivre et devenir disciple de Jésus. Il y aurait eu un combat dans sa vie, sa guérison il ne l’aurait pas gardée.

Par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur - Publié dans : Le coeur du Père - Communauté : le coeur du Père
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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 09:49

 

 

Francis Frangipane

 

Traduction Dominique François

 

 

TRAGÉDIE PERSONNELLE

 

Les fardeaux que nous portons peuvent ne pas être liés à une faute morale. Ils sont peut-être le résultat des calamités de la vie.

 

La perte dun être cher est une des pires épreuves pour lâme. Une telle perte peut nous laissés écrasés de douleur et enfermés dans le passé.

 

Le récit de Térach, le père d'Abraham, nous donne limage saisissante d'un homme qui ne pouvait pas se remettre de la perte dun bien-aimé. Celui-ci avait trois fils : Abram, Nachor et Haran. La Bible nous dit : «Et Haran mourut en présence de Térach, son père, au pays de sa naissance, à Ur en Chaldée.» (Genèse. 11. 28). Perdre un fils peut provoquer un brisement de cœur incommensurable, mais quil meure dans vos bras est encore pire.

 

Plus tard, Térach et sa famille quittèrent Ur en Chaldée à la recherche d’une nouvelle destinée en Canaan. Cependant, ils passèrent par une ville du même nom que celui de son fils décédé, Haran (ou Charan selon les traductions), et au lieu de continuer vers Canaan, lÉcriture nous dit : «Ils vinrent jusqu'à Charan, et ils y habitèrent.» (Ge. 11. 31).

 

Souffrir de la mort dun bien-aimé est normal. Cependant, les tragédies de la vie ont une façon de nous pousser à une fausse loyauté qui nous empêche dêtre libérés de notre douleur. Sans prévenir, un visage entraperçu dans un aéroport ou une chanson entendue sur les ondes, envahissent notre cœur et soudainement nous sommes submergés par le chagrin. Il nous est si facile dentrer à nouveau dans notre peine et de nous y arrêter! «Et Térach mourut à Charan.» (v. 32. Non seulement celui-ci sinstalla à Charan, mais il y mourut. Ces paroles sont prophétiques mais aussi extrêmement significatives. C’était peut-être une fausse culpabilité qui le retenait en otage : Si seulement javais fait ceci ou cela, mon fils ne serait pas mort. Quelle quen soit la raison, Térach n'a jamais pu dépasser la mort dHaran.

 

Nous devons comprendre que, même si la mort d'un bien-aimé est profondément douloureuse, nous ne pouvons pas permettre aux blessures du passé d'invalider ce que Dieu a pour nous dans le futur. La grâce de Dieu nous est offerte ici et maintenant.

 

UN TEMPS POUR GUÉRIR

 

Ces deux choses, échecs ou tragédies personnels, peuvent imposer à nos âmes des fardeaux pesants ou de la culpabilité. La réponse de Dieu à nos besoins cest quen plus du pardon de nos péchés, Il «a fait retomber sur lui l’’iniquité de nous tous.» (Ésaïe. 53). Que notre culpabilité soit justifiée ou non, elle doit être ôtée de nos épaules et placée sur Christ.

Un réveil a lieu dans diverses régions du monde. Dieu ramène Son peuple à la joie. De nombreuses personnes que le Seigneur a touchées étaient, peut être comme vous, écrasées par leurs péchés ou une tragédie. Là où un espoir déçu rendait notre cœur malade (Proverbes. 13. 12), Christ est venu «pour guérir les cœurs brisés» (Esaïe. 61. 1). Là où régnaient le chagrin et l'oppression, Il nous donne «un diadème au lieu de la cendre, une huile de joie au lieu du deuil, un vêtement de louange au lieu d’un esprit abattu» (Esaïe. 61. 3).

 

À partir daujourdhui nous entrerons dans Ses portes avec reconnaissance. En fait, à chaque chrétien qui lutte avec un fardeau insupportable le Seigneur dit : «Tu es toujours Mon Épouse».

 

En ce qui concerne cette vallée du trouble, le Seigneur a promis : «C’est pourquoi voici, je veux lattirer et la conduire au désert, et je parlerai à son cœur. Là, je lui donnerai ses vignes et la vallée dAcor, comme une porte d’espérance, et là, elle chantera comme au temps de sa jeunesse...» (Osée 2. 14, 15).

 

À partir daujourdhui, labondance de la bénédiction de Dieu, augmentera dans votre vie. Et là, dans «la vallée d'Acor», le théâtre de vos blessures les plus profondes et de vos échecs les plus cuisants, le Seigneur mettra devant vous «une porte d'espérance». Son but ultime est de restaurer en vous le cantique du Seigneur, pour que vous puissiez chanter, comme au temps de votre jeunesse.

 

Francis Frangipane

Ministries of Francis Frangipane

Email: francis1@frangipane.org

 

 

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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /Mai /2010 14:14

 

 Nous examinerons neuf grandes révélations :

-          La révélation de Jésus dans ses ministères de souverain sacrificateur et de Roi des rois.

-          La révélation de la proximité de son retour : les signes en Israël.

-          La révélation de la proximité de son retour : les signes chez les nations.

-          La révélation du mystère des sept Eglises.

-          La révélation de l’enlèvement, de l’au-delà et des différents rangs de la première résurrection.

-          La révélation du fils de la perdition et de l’unification mondiale de la fin.

-          La révélation de l’établissement du royaume de Dieu sur la terre.

-          La révélation du mariage, du festin des noces de l’agneau et du règne à venir.

 

 

CHAPITRE I – REVELATION DE JESUS DANS SES MINISTERES

 

Le principal ministère actuel de Jésus est celui de souverain sacrificateur. Bientôt, il entrera dans la dernière phase de ses ministères lors de son couronnement comme Roi des rois et Seigneur des seigneurs et qu’il régnera depuis la ville de Jérusalem à tout jamais.

Dans la personne du Seigneur, nous discernons trois ministères fondamentaux. Tout d’abord, par son incarnation, se dépouillant lui-même en prenant la forme de serviteur, il exerça son ministère de prophète. C’est ainsi que les gens de son époque l’ont reconnu et que lui-même se considérait :

-          La foule répondait : C’est Jésus, le prophète de Nazareth en Galilée. Mt 21 : 10-11

-          Il ne convient pas qu’un prophète périsse hors de Jérusalem. Lc 13.33

 

Cependant, depuis sa résurrection d’entre les morts, il exerce maintenant un nouveau ministère selon un rang supérieur au sacerdoce lévitique : celui de souverain sacrificateur selon l’ordre de Melchisédek.

Lorsque l’apôtre Paul prêcha ce message, il suscita immédiatement une vive opposition de la part des Juifs. Connaissant parfaitement la loi de l’AT, ceux-ci savaient très bien que les prêtres et particulièrement les souverains sacrificateurs devaient nécessairement être issus de la tribu des Lévi, et les rois, de la tribu de Juda. Ge 49 / Dt 33

Or, nous savons que Jésus n’est pas issu de la tribu de Lévi mais plutôt de la tribu de Juda et que selon la loi de l’AT, il ne peut être notre souverain sacrificateur.

« En effet, celui de qui ces choses sont dites appartient à une autre tribu, dont aucun membre n’a fait le service de l’autel, car il est notoire que notre Seigneur est sorti de Juda, tribu dont Moïse n’a rien  dit pour ce qui concerne le sacerdoce » Hé 7 : 13-14

Etant de la tribu de Juda, Jésus pouvait légalement être roi mais non prêtre. Cependant, l’auteur de l’épître aux Hébreux nous démontre de façon minutieuse que sans être de la tribu de Lévi, Jésus peut parfaitement devenir notre souverain sacrificateur puisqu’il appartient à un rang supérieur, celui de Melchisédek. Or, nous lisons dans Ge 14 : 17-24 que ce Melchisédek remplissait ces deux ministères : celui de roi de Salem et sacrificateur du Dieu Très-Haut. Jésus était de ce rang, il peut par conséquent remplir légalement ces deux ministères.

La principale raison pour laquelle il devait venir de ce rang supérieur, c’est que le travail qu’il devait accomplir ne pouvait être fait par aucun prêtre terrestre. Il était nécessaire que les cieux soient purifiés et que l’accès à la présence de Dieu puisse à nouveau être disponible car contrairement à la pensée populaire, le premier péché n’a pas été commis par l’homme dans le jardin d’Eden, mais bien au ciel, par l’archange Lucifer. A cause de son péché, les cieux ont été souillés et personne n’avait plus accès à la présence de Dieu. Un sacrifice ainsi qu’un sacrificateur devaient venir ayant cette capacité non seulement de racheter l’être humain déchu, mais aussi de purifier les cieux et d’inaugurer une voie nouvelle, permettant l’accès à nouveau l’accès au trône de Dieu. Hé 9.23

Voilà donc pourquoi le Seigneur Jésus est venu afin d’être ce souverain sacrificateur appartenant à un ordre supérieur à celui de Lévi.

C’est ainsi qu’au temps venu, nous voyons Jésus se présenter à Jean-Baptiste au Jourdain afin d’être baptisé par lui, non pour le pardon de ses péchés puisqu’il était sans péché, , mais bien plutôt afin d’effectuer ce transfert sacerdotal entre le sacerdoce selon Lévi et celui de Melchisédek. Nous devons nous rappeler que Jean-Baptiste était non seulement un prophète mais également un prêtre. Dans son évangile, Luc nous informe que Zacharie, le père de Jean-Baptiste était un sacrificateur de la classe d’Abia, et qu’il fut appelé par le sort, d’après la règle du sacerdoce, à entrer dans le temple du Seigneur pour faire le service à l’autel des parfums. Lc 1 : 5-9

Jean-Baptiste était donc de cette lignée et parfaitement habilité à faire ce transfert entre les deux rangs sacerdotaux. Nous lisons ensuite que Caïphe réalisa que Christ était vraiment ce sacrificateur prophétisé comme devant venir un jour pour remplacer définitivement l’ancien ordre sacerdotal lévitique. Comprenant cela, il déchira ses vêtements de souverain sacrificateur, montrant ainsi que son sacerdoce était terminé et que Jésus inaugurait un nouvel ordre. Mt 26.25 / Ps 110

 

Jésus est donc bien vivant, remplissant son ministère de souverain sacrificateur envers son Eglise. Il a revêtu cette longue robe qui convient à son ministère actuel, et il porte cette ceinture d’or sur sa poitrine témoignant de sa royauté et de son autorité. Le souverain sacrificateur terrestre la portait à la taille, mais notre Seigneur la porte sur la poitrine, selon le rang supérieur qu’il représente, il est roi et sacrificateur à la fois.

Dans cette apparition du Seigneur au milieu des sept chandeliers d’or, nous distinguons huit aspects différents de sa personne :

1)   Il est revêtu d’une longue robe et porte à sa poitrine une ceinture d’or.

2)   Sa tête et ses cheveux sont blancs comme de la neige.

3)   Ses yeux sont comme une flamme de feu.

4)   Ses pieds sont semblables à de l’airain ardent.

5)   Sa voix est comme le bruit de grandes eaux.

6)   Il tient les sept étoiles dans sa main droite.

7)   De sa bouche sort une épée à deux tranchants.

8)   Son visage est resplendissant comme le soleil dans toute sa force.

 

Non seulement Jésus est roi et sacrificateur à la fois, selon le rang de Melchisédek, mais c’est aussi vrai pour nous qui croyons en lui. Il a fait de nous des rois et des sacrificateurs et nous règnerons avec lui sur une nouvelle terre qui sera bientôt restaurée. Ap 1.6 ; 5.10

Nous aussi appartenons au rang sacerdotal de Melchisédek. Voilà pourquoi l’apôtre Pierre fait cette distinction en parlant de notre « saint sacerdoce » et de notre « sacerdoce royal ». 1 Pierre 2 : 5-10

Notre saint sacerdoce consiste à venir dans le lieu très saint afin d’exercer un ministère envers le Seigneur. Renouvelés et transformés par sa présence, nous pouvons alors accomplir notre sacerdoce royal qui consiste à pourvoir aux besoins des gens autour de nous. Si nous n’entretenons pas une communion intime avec notre Seigneur, il nous sera impossible d’accomplir un ministère adéquat envers le peuple de Dieu.

Ce lieu très saint est si peu fréquenté que le Seigneur l’appelle le lieu « secret ». Mt 6.6

Il ne devait pas être un lieu secret pour nous mais plutôt un lieu très bien connu.

Le résultat c’est que très peu de croyants sont transformés. Beaucoup travaillent à l’œuvre du Seigneur, mais peu sont changés. Selon l’apôtre Paul, la transformation s’accomplit lorsque nous contemplons la gloire du Seigneur. Or le lieu très saint est l’endroit où réside sa gloire. 2 Co 3.18

La louange est la porte d’entrée dans sa présence. Elle est proche du cœur de Dieu et c’est la raison pour laquelle l’autel des parfums était placé tout contre le voile qui séparait le lieu saint du lieu très saint. Juste avant de pénétrer dans le lieu très saint, le souverain sacrificateur devait prendre l’encens qui brûlait sur l’autel des parfums et entrer dans le sanctuaire de Dieu.

Deux services quotidiens étaient faits à cet autel. Le premier avait lieu à 9h00 et le deuxième à 15h00. Ces deux services représentent les deux aspects de notre ministère : notre saint sacerdoce et notre sacerdoce royal. Le premier consiste à venir dans la présence de Dieu et le deuxième se fait envers les gens autour de nous.

C’est précisément à 9h00 que le St Esprit est descendu dans la chambre haute à Jérusalem. Ac 2.15 : la 3ème heure du jour étant 9h00.

A quelques mètres à peine, le sacrificateur faisait à l’autel des parfums dans le temple, le service du matin.  Le St Esprit descendit à 9h00, démontrant ainsi que le ministère fait à l’autel des parfums était maintenant révolu, et que désormais, la louange des croyants nouvellement baptisés du St Esprit, devenait ce parfum de bonne odeur qui monte vers le Seigneur. Ap 5.8 / 8.3 / 3 et 4

Puis, après avoir vécu cette expérience de la chambre haute (notre saint sacerdoce), Pierre et Jean montèrent au temple à l’heure de la prière (au moment du deuxième service à l’autel des parfums soit à 15hoo, ou comme le texte des Actes des Apôtres 3.1 nous le dit : à la neuvième heure, c'est-à-dire à 15hoo. Voyant un boiteux à la porte du temple, Pierre lui ordonne de se lever et de marcher, exerçant par le fait même son sacerdoce royal.

 

La fréquentation du lieu très saint est vitale pour la préparation de l’Epouse. C’est le lieu de préparation par excellence pour être prêt lorsque la trompette sonnera.

 

Le temps est proche où le Seigneur Jésus entrera dans son 3ème ministère : celui de Roi des rois et Seigneur des seigneurs. Un jour, il sera couronné ! Daniel a vu cet événement : Da 7 : 13-14

Son couronnement sera suivi par la cérémonie du mariage de l’Agneau avec sa glorieuse Epouse ainsi que du festin qui sera préparé.

 

Après s’être ainsi révélé à Jean, le Seigneur lui donna alors la clef de l’interprétation du livre de l’apocalypse. Cette clé est très importante et si nous la respectons, elle nous évitera beaucoup de confusion inutile. Il dit à Jean : « Ecris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont et celles qui doivent arriver après elles » Ap 1.19

Le livre se divise donc en trois parties. Voilà comment nous devons le comprendre. Toute autre approche apportera la confusion :

 

1)   Première partie : les choses que tu as vues.

Elle ne comprend que le premier chapitre, là où le Seigneur se révèle dans son ministère de souverain sacrificateur, au milieu des sept chandeliers d’or. Nous y retrouvons aussi la raison pour laquelle ce livre a été écrit et les bénédictions promises à ceux qui lisent, entendent et gardent les choses qui y sont écrites.

 

2)   Deuxième partie : les choses qui sont.

Dans la deuxième partie, le Seigneur nous donne une vue panoramique et prophétique de toute l’histoire terrestre de son Eglise. Cette révélation nous est donnée sous la forme de sept messages adressés à sept Eglises différentes.

 

3)   Troisième partie : celles qui doivent arriver après elles.

C’est la plus grande partie du livre. Elle s’étend du chapitre 4 jusqu’à la fin. Elle nous révèle comment le Seigneur établira son royaume sur une terre restaurée et renouvelée, prête à l’accueillir avec tous ses rachetés. Dès l’instant où, au son de la trompette, l’épouse de Christ sera enlevée, nous entrerons dans la 3ème et dernière partie : « Les choses qui doivent arriver après elles ».

 

CHAPITRE II – PROXIMITE DE SON RETOUR : SIGNES EN ISRAËL

 

La Bible divise le genre humain en trois groupes particuliers :

1)   le peuple Juif

2)   les nations

3)   l’Eglise de Dieu

 

Il est étonnant de réaliser que dans la Bible il était prédit que plusieurs événements allaient se passer au sein de ces trois groupes, nous permettant de savoir que nous arrivions au temps de la fin et que le retour du Seigneur devenait imminent.

 

« Je vous retirerai d’entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays et je vous ramènerai dans votre pays » Ez 36.24

Voilà le début du rétablissement d’Israël qui permettra aux nombreuses prophéties des derniers jours de s’accomplir.

Jésus parla aussi de l’avenir de la ville de Jérusalem, il laissa entrevoir une lueur d’espoir en disant que la ville serait foulée aux pieds par les nations, jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis ». Lc 21 : 20-24

Le fait même que nous lisions ces paroles prouve que la diaspora devait se terminer un jour. Ce jour est déjà passé. Non seulement devait-elle cesser, mais le Seigneur promit, comme nous l’avons dit précédemment, qu’il ramènerait son peuple dans son pays.

Puisque nous vivons dans les derniers jours, évidemment nous voyons le peuple juif revenir chez lui. Selon le prophète Ezéchiel, ce retour devait s’accomplir en trois phases successives. Tout d’abord, il devait y avoir un mouvement de rapprochement. Puis un mouvement national permettant la création de l’Etat hébreu et finalement un mouvement de réveil spirituel.

Plusieurs prophéties annoncent ce retour : Dt 30 : 1-5 / Jr 16 : 14-16 et 23 : 3-8 / Ez 20 : 41-42 et 34 : 11-13 et 37 : 21-22 et 39 : 28-29 / So 3.20 / Es 43 : 5-6

 

Un autre grand signe nous montrant la proximité de la venue du Seigneur est ce désir intense de reconstruire un temple à Jérusalem. Puisque le peuple d’Israël est de retour dans son pays, que Jérusalem n’est plus sous le contrôle des nations depuis 1967 et que maintenant on parle de paix et de sécurité, les désirs et les aspirations du peuple changent. Après la reconstruction du pays et la reconquête de Jérusalem, l’esplanade est toujours sans temple juif. Nul ne peut ignorer que cette génération attend avec exaltation l’apparition d’un Messie. Son arrivée implique nécessairement la présence d’un temple sur l’esplanade. Tout est déjà prêt pour le prochain temple : ustensiles et formation des Lévites. Grâce à certains croisements, on a même réussi à obtenir des génisses rousses qui serviront à la purification des prêtres. Cette cérémonie se faisait à l’extérieur de l’esplanade du temple, sur la montagne des Oliviers. Auparavant, ces cendres étaient entreposées à la Maison de la Pierre, près des Portes Dorées. Malgré la destruction du temple en l’an 70, ces cendres restèrent disponibles jusqu’aux années 200 à 500 après JC.  Cependant ce type d’animal disparut.

L’apôtre Paul évoque ce 3ème temple en affirmant que l’Antéchrist ira même jusqu’à s’asseoir dans le temple se proclamant lui-même Dieu. 2 Th 2.4

Le prophète Daniel nous fournit aussi certaines indications sur l’existence d’un temple durant la domination de l’antéchrist, puisque celui-ci fera cesser le sacrifice de l’offrande. Da 9.27

Jésus lui-même a attesté l’exactitude des prophéties de Da : Mt 24.15

Ensuite, après ces événements, aura lieu l’accomplissement de la 3ème phase de la prophétie d’Ezéchiel annonçant un éventuel redressement spirituel. Ez 37 : 9-10. Cette 3ème et dernière phase de la restauration totale d’Israël se fera lorsque le Messie posera ses pieds sur la montagne des Oliviers. Za 12.10 / Rm 11 : 25-26  (Mario Massicote)

 

 

Par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur - Publié dans : L'Apocalypse - Communauté : le coeur du Père
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Vendredi 21 mai 2010 5 21 /05 /Mai /2010 10:41

Cette petite phrase brille comme un joyau dans le livre de Daniel si souvent annonciateur de sombres événements.
Le dictionnaire définit la fidélité en ces termes : constance, respect de la parole donnée, qualité de celui qui ne varie pas dans ses goûts et ses attachements, probité, conformité à la vérité, exactitude.

En nos temps d'infidélité, on comprend mieux à quel point le psalmiste avait raison lorsqu'il disait :
"Les fidèles disparaissent parmi les fils de l'homme." (Psaume 12:2)

De son côté, Salomon écrivit :
"Beaucoup de gens proclament leur bonté;
Mais un homme fidèle, qui le trouvera ?" (Proverbes 20:6)

Aujourd'hui, le Seigneur cherche des témoins fidèles et des Eglises fidèles :
"Celui qui est fidèle dans les moindres choses l'est aussi dans les grandes, et celui qui est injuste dans les moindres choses l'est aussi dans les grandes." (Luc 16:10)
"Du reste, ce qu'on demande des dispensateurs, c'est que chacun soit trouvé fidèle." (1 Corinthiens 4:2)

Le livre de Daniel, et en particulier le chapitre 6, nous montre comment nous pouvons être fidèles en notre époque d'infidélité et de corruption.

1) Les caractéristiques d'un homme fidèle

Daniel avait environ 80 ans lorsque Darius vint au pouvoir. Pendant près de 60 ans, il avait assumé des fonctions publiques, quoiqu'il en ait été écarté lors du règne de Belschatsar. Il avait été fidèle à Dieu, dénonçant le mal, avertissant les rois de Babylone et rendant témoignage en plein milieu idolâtre. Parfois, sa fidélité lui avait valu le mépris, peut-être l'animosité de rois qui ne se souciaient pas du Dieu des cieux.

Et maintenant, Darius a besoin de Daniel. Il a fait de lui un des trois chefs de son gouvernement, et il pense l'établir sur tout le royaume. (Daniel 6:2-3) Pourquoi ? Parce qu'aucun de ses ministres n'est aussi fidèle que Daniel ! Des ambitieux convoitent la place de cet homme; sa position excite leur jalousie. Mais Daniel exerce ses fonctions avec une telle probité, qu'ils ne parviennent pas à découvrir la moindre faille dans son administration. (Daniel 6:4) Darius peut compter sur Daniel; plus, Dieu peut compter sur lui ! Il est fidèle devant les hommes; il l'est avant tout devant Dieu.

Aucun témoignage n'est aussi convaincant que celui du chrétien qui montre dans ses actes combien sa vie a été transformée par l'Esprit de Dieu. Les actes doivent parler avant les mots. L'intégrité dans la vie pratique est plus éloquente que beaucoup de sermons. Il faut que notre entourage – famille, amis, chrétiens ou non chrétiens – voie Christ au travers de nous. Alors les coeurs seront touchés, et notre Sauveur sera glorifié.

N'y a-t-il pas quelque chose d'émouvant dans l'attitude de ce vieillard de 80 ans qui, trois fois par jour, se met à genoux pour prier ? Ni le complot dont il est l'objet ni l'édit de Darius ne changent quoi que ce soit à cette habitude. Il sait qu'il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes. (cf. Actes 5:29) L'Eternel avait recommandé aux exilés d'Israël de prier en se tournant vers le Temple de Salomon. (cf. 1 Rois 8:44-48; 2 Chroniques 6:36-39)

A sa place, nous aurions au moins fermé la fenêtre, mais le texte précise que Daniel ouvrait la sienne trois fois par jour dans la direction de Jérusalem pour plaider la cause de son peuple, et sans doute priait-il à haute voix, ce qui permit à ses persécuteurs de le surprendre en "flagrant délit" d'intercession ! (Daniel 6:10-11)

Parce qu'il est fidèle, Daniel est l'objet de la jalousie des infidèles. Le monde corrompu et pervers ne peut pas supporter les vrais chrétiens; leur présence les accuse. C'est pourquoi, de plus en plus, les vainqueurs de la foi seront systématiquement dénoncés, voire arrêtés. Et la parole du Seigneur à l'Eglise de Smyrne retrouvera toute son actualité :

"Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie." (Apocalypse 2:10)

Parce qu'il est fidèle, Daniel est l'objet d'une intrigue; les chefs et les satrapes, cherchant une occasion de l'accuser, décident le roi à publier un édit que Daniel ne pourra pas respecter, puis dénoncent le prophète :

"La fureur est cruelle et la colère impétueuse,
Mais qui résistera devant la jalousie ?" (Proverbes 27:4)

Le livre des Actes nous présente un autre serviteur de Dieu, emprisonné en raison de sa fidélité; c'est l'apôtre Paul. Il pouvait dire, en s'adressant au gouverneur de Césarée :

"Je m'efforce d'avoir constamment une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes." (Actes 24:16)

Et n'oublions pas l'exemple par excellence, celui de Jésus-Christ lui-même : fidèle en toutes choses, il devint l'objet du plus vil des complots :

"C'était par envie qu'ils (les chefs des Juifs) avaient livré Jésus." (Matthieu 27:18)

Si la jalousie, l'envie, l'intrigue, l'accusation, la calomnie vous frappent, prenez courage; votre fidélité est d'un grand prix devant Dieu, et votre expérience, si pénible soit-elle, vous identifie à votre bien-aimé Sauveur et vous rapproche de lui !

2) Les secrets d'un homme fidèle

Les ministres de la cour de Darius ont constaté qu'il y avait en Daniel "un esprit supérieur". (Daniel 6:3) Ce n'est pas la première fois que l'on remarque quelque chose de spécial en lui. (cf. Daniel 4:18 et 5:12; Jean 14:17) Le monde ne voit pas l'Esprit de Dieu, mais il en constate les effets dans la vie du croyant.

L'Esprit de Dieu permet à Daniel d'être fidèle; c'est là son premier secret; or, la fidélité est un fruit de l'Esprit. Tout enfant de Dieu a reçu le Saint-Esprit le jour de sa conversion. Dans la mesure où cet Esprit a liberté d'action dans nos vies, il peut, malgré nos natures instables, nos caractères tranchants et nos réactions violentes, faire de nous des hommes et des femmes fidèles.

Daniel a un deuxième secret expliquant son exceptionnelle fidélité : il est un homme de l'Ecriture. Toute sa vie est pénétrée de la Parole de Dieu. (cf., Colossiens 3:16) En cette première année de Darius, il lit le livre de Jérémie. (cf. Daniel 5:31; 6:1; 9:2) II y découvre que Dieu a fixé la durée de la captivité à 70 années. (Daniel 9:1-3) Or, cette période arrive à son terme.

Troisième secret de Daniel, qui est une conséquence du deuxième : la prière. Il est poussé par l'Ecriture à intercéder en faveur de son peuple. N'est-ce pas là encore une preuve de sa fidélité ? Malgré les menaces précises qui pèsent sur lui, il ne recherche que la gloire de Dieu. En outre, il suffit de lire la supplication de Daniel 9 dans le contexte du chapitre 6 qui lui est contemporain, pour découvrir à quel point le prophète est désintéressé. Nous y reviendrons.

Si nous voulons devenir et demeurer fidèles, donnons à notre tour la place qui revient à la Parole de Dieu dans notre programme journalier, et que la lecture de cette Parole nous pousse à la prière !

Daniel a encore un quatrième secret; il est rempli d'espérance. S'il ouvre ses fenêtres en direction de Jérusalem, (Daniel 6:10) c'est que tout son être tend vers la réalisation des événements prédits quant à Jérusalem. Il ne dirige pas ses regards vers Jérusalem comme les Musulmans se tournent vers La Mecque, ou comme les Juifs de la Diaspora qui, durant 19 siècles, se sont salués par les mots "l'an prochain à Jérusalem !" Daniel n'escompte pas seulement le retour de la captivité, mais il regarde déjà au Messie, (cf. Daniel 7:13-14; 9:25) et l'espérance messianique le remplit lorsqu'il prie. Il ne se tourne pas vers une ville, mais vers Celui qui doit se manifester en gloire dans cette ville !

Alors que le Moyen-Orient est le théâtre de bouleversements très graves, ne regardons pas à Jérusalem pour y faire valoir quelque option d'ordre politique, mais en raison de l'événement suprême qui s'y déroulera : l'avènement de Jésus-Christ, notre Seigneur. Notre espérance, ce n'est ni Israël ni Jérusalem, mais Jésus-Christ, notre Seigneur, qui viendra à Jérusalem. Tous, nous devrions associer les événements actuels du Moyen-Orient à cette parole du Seigneur :

"Quand ces choses commenceront à arriver, redressez-vous et levez vos têtes, parce que votre délivrance approche." (Luc 21:28)

Bientôt, Jésus-Christ posera ses pieds sur le mont des Oliviers, à l'orient de Jérusalem. Il transformera le coeur d'Israël et, de Jérusalem, il bénira toutes les nations de la terre, alors que la postérité d'Abraham sera enfin libérée de la malédiction qui présentement pèse sur elle. (cf. Genèse 12:1-3; Esaïe 2:1-5; Michée 4:1-3; Zacharie 14:2-3, 8-9, 16)

3) L'épreuve d'un homme fidèle

Tous les chrétiens fidèles sont éprouvés; mais leurs épreuves sont mesurées par Dieu; il ne permet pas que la tentation dépasse leurs forces. (1 Corinthiens 10:13)

Le récit de Daniel 6 apporte un précieux encouragement au croyant éprouvé. Toutes proportions gardées, nous avons aussi parfois nos "fosses aux lions", c'est-à-dire des situations particulièrement difficiles dans lesquelles nous sommes plongés; tel "cachot" où nous nous trouvons peut nous paraître aussi redoutable que la fosse où Daniel fut jeté. Si nous passons par l'épreuve, découvrons en Daniel 6 que Dieu prend soin de celui qui demeure fidèle.

Quelle différence entre la liberté intérieure de Daniel et l'esclavage auquel est réduit le grand roi Darius ! A l'ouïe du décret royal, Daniel se retire chez lui, laisse les fenêtres ouvertes et prie comme d'habitude. Darius, lui, est esclave de son entourage, de sa signature, puis de la loi des Mèdes et des Perses. Et quel contraste encore entre le repos d'esprit de Daniel et l'agitation de Darius ! Il fait jeter Daniel dans la fosse, puis il "ne peut se livrer au sommeil";(Daniel 6:18-19) à l'aube, il court à la fosse aux lions. En approchant, il appelle d'une voix triste, au-dessus de la pierre scellée la veille :

"Daniel, serviteur du Dieu vivant, ton Dieu, que tu sers avec persévérance, a-t-il pu te délivrer des lions ?" (Daniel 6:20)

Démarche saugrenue s'il en est une ! Logiquement, il n'aurait guère fallu plus de dix secondes aux lions affamés pour déchirer le corps du prophète ! Et si le roi se lève avec l'aurore, c'est qu'il cherche à échapper aux innombrables serviteurs constamment à ses côtés. D'ailleurs, qu'auraient-ils pensé de sa démarche insensée ? Darius aurait certes donné n'importe quoi pour que nul ne le surprenne... Mais la fidélité de Daniel a touché son coeur. Pour le roi, le miracle n'est plus impossible; sa foi, encore bien chancelante, lui donne cependant le courage de se lever, d'aller jusqu'à la fosse et d'appeler le prophète. Or, Dieu se plaît à répondre à la plus petite expression de foi :

"Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d'ici là, et elle se transporterait; rien ne vous serait impossible." (Matthieu 17:20)

Et le miracle s'est produit; Dieu l'a accompli : Daniel avait été jeté sans ménagement dans la fosse aux lions; dans sa chute, il aurait pu avoir un membre brisé ou le crâne écrasé. Mais Dieu prit soin de lui. Puis le prophète fit une expérience extraordinaire. Les fauves le flairèrent peut-être, mais aucun n'ouvrit la gueule; ils étaient là, autour de lui, sans pouvoir le dévorer. Alors Daniel comprit. Le lendemain, il expliqua à Darius :

"Mon Dieu a envoyé son ange et fermé la gueule des lions, qui ne m'ont fait aucun mal." (Daniel 6:22)

Précédemment, ses compagnons de captivité à Babylone avaient fait une expérience analogue : dans la fournaise, le "Quatrième" s'était tenu à leur côté et l'odeur du feu ne les avait pas atteints. (cf. Daniel 3:25)

Vous qui passez par l'épreuve, ne vous regimbez pas contre elle, car la "gueule" des "lions" qui vous entourent est muselée : leurs "pattes" sont immobiles, leurs "griffes" impuissantes; leurs menaces n'ont pas d'effets. Pourquoi ? L'"ange de l'Eternel" est là ! Il "campe autour de ceux qui le craignent, et il les arrache au danger". (Psaume 34:8)

  "Aucun malheur ne t'arrivera,
Aucun fléau n'approchera de ta tente.
Car il ordonnera à ses anges
De te garder dans toutes tes voies." (Psaume 91:10-11)

Si pour les croyants de l'Ancien Testament, c'était l'ange de l'Eternel qui les protégeait, pour les fidèles de la nouvelle alliance, c'est Jésus-Christ lui-même qui les garde. Il veille, il mesure la difficulté, il fait tout concourir au bien de ceux qui l'aiment. (Romain 8:28) A travers l'épreuve, il les éduque et augmente leur foi, et c'est là qu'ils le rencontrent tout à nouveau !

Daniel vainquit par la foi; c'est par elle qu'il ferma la gueule des lions. Il est du nombre
"...des prophètes, qui, par la foi... fermèrent la gueule des lions..." (Hébreux 11:32.33)

4) Le fruit de l'épreuve pour un homme fidèle

Avec la tentation, le Seigneur prépare aussi le moyen d'en sortir, "afin que nous puissions la supporter". (1 Corinthiens 10:13)

Après l'épreuve, le fruit de l'épreuve ! Après la fosse aux lions, un témoin fidèle indemne. Après le complot de l'adversaire, la condamnation de cet adversaire !

Les ennemis de Daniel s'étaient vivement réjouis lorsque Darius scella la pierre au-dessus de la fosse. Environ six siècles plus tard, les sacrificateurs de Jérusalem se sont aussi réjouis lorsque la pierre du sépulcre de Jésus avait été scellée. (Matthieu 27:66) Dans les deux cas, l'homme crut mettre le point final à une histoire, mais Dieu allait y ajouter son bouleversant épilogue.

Peut-être les adversaires de Daniel ont-ils fêté leur victoire, un peu comme les pharisiens durent célébrer la leur après s'être débarrassés de Jésus de Nazareth. Mais le triomphe divin fut éclatant. Christ ressuscita et, en quelque sorte, Daniel revint à la vie lui aussi, si l'on songe qu'il aurait pu être cent fois déchiré ! Ne sortait-il pas d'un "tombeau", lorsqu'il se présenta sans égratignure aux satrapes et aux chefs qui l'avaient condamné ? Alors, ces derniers connurent un nouveau tumulte", dont ils n'étaient plus les artisans cette fois : (cf. Daniel 6:6-11) Darius ordonna qu'ils soient jetés dans la fosse, eux, leurs femmes et leurs enfants. Et avant qu'ils ne soient parvenus au fond, les lions brisèrent tous leurs os. (Daniel 6:24) C'était plus qu'une revanche, c'était la démonstration de la puissance de Dieu. Pendant toute la nuit, l'appétit des lions avait été aiguisé, mais l'ange avait fermé leur gueule. Lorsque Daniel fut retiré, l'ange s'en alla, et les lions, depuis des heures excités par l'odeur de chair humaine, dévorèrent en quelques secondes la pâture qu'on leur jeta. Ah ! Tout peut changer dans un même "cachot", selon que l'ange de Dieu est présent ou absent !

Une épreuve vaillamment supportée prépare toujours un fruit pour Dieu. (cf. Hébreux 12:11) La proclamation de Darius, adressée à toutes les nations et aux hommes de toutes langues qui habitaient sur toute la terre, ne représenta-t-elle pas pour Daniel un fruit extraordinaire de sa fidélité ? (Daniel 6:25) L'autorité la plus en vue dans le monde d'alors ordonna qu'on ait de la crainte pour le Dieu de Daniel dont le royaume ne sera jamais détruit. (Daniel 6:26) Et toute la population de l'empire prit connaissance du décret royal par les médias de l'époque :

"C'est lui qui délivre et qui sauve, qui opère des signes et des prodiges dans les cieux et sur la terre." (Daniel 6:27)

Quel témoignage pour la cause de Dieu ! Quant au prophète, il prospéra, tant sous le règne de Darius que sous celui de Cyrus, le Perse. (Daniel 6:28)

Ce chapitre recèle une mine inépuisable de richesses. Mais il est un filon auquel nous n'avons pas encore touché. Songeons à la portée prophétique de Daniel 6.

Dans les derniers temps, Israël sera réduit à l'extrémité, abandonné de tous ses soutiens, livré par l'Antéchrist dans la "fosse" des nations, qui l'entoureront comme des "lions" prêts à le dévorer. (cf. Zacharie 12:3,9)

Apocalypse 12 nous présente la femme qui enfanta un Fils; c'est l'image de la nation d'Israël d'où Jésus-Christ est sorti. Le grand dragon rouge (Apocalypse 12:1-3) , appelé aussi le serpent ancien (Apocalypse 12:9) – le diable – vomira un fleuve derrière la femme; mais la terre la secourra en engloutissant ce courant.(apocalypse 12:15-16) Notre génération verra-t-elle l'invasion du grand dragon rouge en Palestine ? Il semble que les événements actuels convergent vers cet aboutissement.(cf. Ezéchiel 38-39) Peut-être serons-nous aussi les témoins d'interventions spectaculaires que Dieu prépare pour la nation juive; car avant que l'Antéchrist ne règne, (Apocalypse 13) la terre d'Israël redeviendra certainement une terre de miracles ! (cf. Apocalypse 12:13-17)

(cf. Zacharie 12:3) Toutes les nations doivent s'assembler contre Jérusalem. Ce sera un temps de détresse, tel qu'il n'y en aura point eu depuis le début de l'histoire. (Matthieu 24:21) Mais alors se lèvera le Défenseur des enfants d'Abraham. (cf. Daniel 12:1) Jésus-Christ reviendra sur terre, pour "fermer la gueule des lions". Alors Israélites et Israéliens reconnaîtront Celui qu'ils ont percé, (Zacharie 12:10) et les nations découvriront à leurs dépens qu'elles ne peuvent nuire impunément au peuple de Dieu. (Zacharie 2:8)

Un tyran plus despote que Darius aura jeté Israël dans la "fosse" des nations, afin qu'il y soit dévoré; mais Dieu l'en sortira, pour le faire prospérer sous le règne du divin Cyrus : Christ ! (cf. Daniel 1:21; 6:28; 10:1) Car, en fin de compte, les paroles prédites par Esaïe au sujet de Cyrus ne s'appliquent-elles pas surtout au règne glorieux du Fils de Dieu sur notre terre ? Donnons-nous la peine de les relire dans cette perspective :

"Je dis de Cyrus : II est mon berger,
Et il accomplira toute ma volonté;
Il dira de Jérusalem : Qu'elle soit rebâtie !
Et du temple : Qu'il soit fondé !
Ainsi parle l'Eternel à son oint, à Cyrus,
Qu'il tient par la main,
Pour terrasser les nations devant lui,
Et pour relâcher la ceinture des rois,
Pour lui ouvrir les portes,
Afin qu'elles ne soient plus fermées :
Je marcherai devant toi...
Je te donnerai des trésors cachés,
Des richesses enfouies,
Afin que tu saches
Que je suis l'Eternel qui t'appelle par ton nom,
Le Dieu d'Israël.
Pour l'amour de mon serviteur Jacob,
Et d'Israël, mon élu,
Je t'ai appelé par ton nom,
Je t'ai parlé avec bienveillance, avant que tu me connaisses." (Esaïe 44:28 - 45:4)

 

Par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur - Publié dans : Parolevivante - Communauté : le coeur du Père
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Mardi 18 mai 2010 2 18 /05 /Mai /2010 18:12

 je suis venu jeter un feu sur terre dit Jésus, Pentecote en est la manifestation. Ce message fait suite au précédent 

 

Des siècles plus tard nous retrouvons le peuple d'Israël, installé en terre promise. La nation d'Israël est divisée en deux : d'un côté nous trouvons la partie du nord, composée de 10 tribus avec Samarie pour capitale et lieu de culte. Et de l'autre côté la partie nommée Juda, composée par deux tribus avec Jérusalem comme capitale et lieu de culte. C'est le lieu de culte choisi par Dieu.

 À cette époque le roi d’Israël, Achab, épousa la fille d'un roi Sidoniens adorateur de Baal et d'Astarté. Son épouse se nomme  Jézabel. Elle établi le culte de ses dieux en Israël. Elle égorge les prophètes de l'Eternel à l'exception  du prophète Élie qui échappe à la tuerie. Elle établit ses propres prophètes, 450 pour Baal et 400 pour Astarté. Dans cette situation le peuple marche à cloche pieds : un pied pour l'Eternel, un pied pour Baal. 1Rois 18-21 :

Alors Elie s’approcha de tout le peuple, et dit : Jusque à quand boiterez vous des deux côtés ? Si l’Eternel est Dieu, allez après lui, si c’est Baal allez après lui ! le peuple ne lui répondit rien.

Élie demande au roi de convoquer le peuple sur le mont Carmel, après trois années de sécheresse, ainsi que les prophètes de Baal et les prophètes d'Astarté. Élie va sortir ce peuple, de cette situation, par l'épreuve du feu. Élie demande de préparer deux holocaustes. Élie dit aux prêtres de Baal : offrez un holocauste à votre dieu ou Baal et moi j'offrirai un holocauste à l'Eternel, et le Dieu qui répondra par le feu, ce sera le vrai.

1 Rois 18-24 : puis invoquez le nom de votre dieu, et moi, j'invoquerai le nom de l'Eternel. Le dieu qui répondra par le feu, c'est celui là qui sera Dieu. Et tout le peuple répondit, en disant : C'est bien !

Elie  dit aux prophètes de Baal : choisissez pour vous un taureau  préparez le les premiers, car vous êtes les plus nombreux, et invoquez  votre dieu mais ne mettez pas le feu. Depuis le matin jusqu'à midi, ils disaient : Baal répond-nous ! Mais il n'y eut ni  voix, ni réponses. Et ils sautaient l’autel devant qu’ils avaient fait. À midi Elie se moqua d’eux, et dit : criez à haute voix, puisqu'il est votre dieu, peut-être qu’il dort. Ils crièrent à haute voix, et Ils se firent, selon leurs coutumes, des incisions avec des épées et avec des lances, jusqu'à ce que le sang coule. Lorsque midi fut passé, ils prophétisèrent jusqu'au moment de la présentation de l'offrande. Mais il n'y eut ni voix, ni réponse, ni signe d'attention.

Alors Élie prépara son holocauste, son offrande pour l'Eternel : il dit alors à tout le peuple :

1 Rois 18 -- 30 Approchez vous de moi ! Tout le peuple s'approcha de lui. Et il y rétablit l'autel de l'Eternel, qui avait été renversé. Il prit 12 pierres d'après le nombre des tribus des fils de Jacob, auxquels l'Eternel avait dit : Israël sera ton nom. Et il batit avec ces pierres un autel au nom de l'Eternel il fit autour un fossé  de la capacité de 2 mesure de semences qu’il remplit d'eau à trois reprises. L’eau coula autour de l’autel, et l’on remplit aussi d’eau le fossé.

Au moment de la présentation de l'offrande, Élie le prophète, s'avança et dit : 1 Rois 18- 36 et 37 :

 « Eternel, Dieu d'Abraham, d'Isaac et d'Israël, aujourd'hui que l’ont sache que tu es Dieu en Israël,  que je suis ton serviteur, et que j'ai fait toutes ces choses par ta parole !  Réponds-moi, Eternel répond-moi afin que ce peuple reconnaisse que c'est toi, Eternel qui est Dieu, nous que c'est toi qui  ramènes leur cœur ! « 

 

Le feu de l'Eternel tomba, et il consuma l'holocauste, le bois, les pierres, la terre, il absorba l'eau qui était dans le fossé. Quand tout le peuple vit cela, ils tombèrent sur leur visage et dirent : c'est l'Eternel qui est Dieu ! C'est l’Eternel qui est Dieu !

 Le feu de Dieu chasse les ténèbres et la confusion, ouvre les yeux, donne le discernement, la crainte de Dieu.

 Saisissez les prophètes de Baal leur dit Élie, qu'aucun n’échappe !  Et Ils les saisirent. Élie les fit descendre au torrent de Kison. Ou il les égorgea.

 Là encore nous trouvons l'œuvre du feu accompagné de la parole. Ce feu ouvre les yeux du cœur du peuple, il lui donne le discernement, la crainte de l'Eternel, et l'adoration pour  Dieu.

Mais tout comme au mont Sinaï, l'œuvre du feu et sa manifestation reste extérieure à la vie du peuple, des personnes et cela ne change pas leur coeur. Le peuple est touché. Mais cela reste momentané. Il  faudra attendre l'accomplissement de la prophétie de Joël, et la l’œuvre de Jésus à la croix, pour voir l'œuvre du feu et de la parole dans le coeur des croyants :

 Joël 2-28 « Après cela, je répandrai mon esprit sur toute chair, vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards auront des songes, vos jeunes gens auront des visions. Même sur les serviteurs et les servantes, dans ses jours la je répandrai mon Esprit. »

 Mais avant que cela ne se réalise dans la vie des croyants, il leur faudra rentrer dans une nouvelle alliance, et  changer de coeur :

Jérémie 31 – 33 et 34 : « Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël, après  ses jours la, dit l'Eternel, je mettrai ma loi au-dedans d’eux, je l’écrirai dans leur coeur et ils seront mon peuple. Celui-ci n'enseignera plus son prochain, ni celui là son frère, en disant : connaissez l'Eternel ! Car tous reconnaîtront depuis le plus petit jusqu'au plus grand que je suis l'Eternel, car je pardonnerai leur iniquité et je ne me souviendrai plus de leur péché.

Ezekiel 36 -- 26 et 27 : « je vous donnerai un coeur nouveau, et je mettrai en vous un Esprit nouveau, j'ôterai de votre corps le coeur de pierre, et je vous donnerai un coeur de chair.

Je mettrai mon Esprit en vous et je ferai en sorte  que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez qui et pratiquiez  mes lois. »

Cela se précise avec les paroles de Jean Baptiste : Matthieu 3-11 :

«  Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance, mais après moi vient celui qui vient est plus puissant que moi, et je ne suis pas digne de porter ses souliers. Lui il vous baptisera d’Esprit-Saint et de feu. »

 Actes 1 : 4 et 5 Jésus, avant de retourner vers le Père et retrouver la gloire, recommande à ses disciples de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre ce que le père a promis, ce que je vous ai annoncé leur dit-il. Car Jean a baptisé d’eau, mais vous dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit.

Verset 8 : Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem dans toute le Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre. Pierre obéit et attend la promesse avec 120 personnes environ. La promesse s’accompli dans le chapitre 2 des actes au verset 1 à 4. Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous assemblés dans le même lieu. Tout à coup vient du ciel un bruit, comme celui d’un vent impétueux et  il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues semblables à des langues de feu, leur apparurent séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler d’autres langues.

Tous ceux qui les observaient étaient dans l’étonnement pour deux raisons :

Ce jour là, il y avait à Jérusalem des Juifs de toutes les nations venues célébrer, comme Dieu l'avait ordonné, l'anniversaire de la remise de la loi sur le nom Sinaï. Cette fête se nomme Shaouvot et pour nous : Pentecôte. C'est ce jour là que Dieu a choisi pour faire descendre le Saint Esprit, baptiser dans le Saint Esprit et de feu.

 Tous les juifs qui étaient à Jérusalem étaient     dans   l'étonnement et la surprise, et ils se disaient les uns aux autres Voici, ces gens qui parlent ne sont-t-il pas tous ceux galiléens ?

Et comment les l'et entendons-nous dans notre propre langue à chacun, dans notre langue maternelle ?

Comment les entendons-nous parler dans nos langues, des merveilleux de Dieu ?

Ils étaient tous dans l'étonnement, et, ne sachant que penser, ils se disaient les uns aux autres : que veut dire ceci ?

Mais d'autres se moquaient, et disaient : ils sont pleins de vin doux.

 Alors Pierre, se présentant avec les 11, éleva la voix, et leur parla en ces termes : Hommes Juifs, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, sachez  ceci, et prêtez l'oreille à mes paroles !

Ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez, car c'est la troisième heure du jour.

Mais c'est ici ce qui a été dit par le prophète Joël :

Dans les derniers temps, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair.

 Des milliers de personnes accourent vers ce lieu. Nous constatons tout  de suite la transformation des disciples et plus particulièrement de Pierre. Devant cette foule Pierre se leva et ne craint pas d’annoncer Jésus mort et ressuscité. Dans cette foule, les paroles de Pierre touchent le cœur de 3000 personnes qui font l’expérience de la repentance pour leurs péchés, acceptent Jésus comme Seigneur de leur vie, et passent par le baptême. Ils ont certainement, également, été baptisés d’Esprit et de feu, et sont retournés dans leur pays avec un cœur nouveau, et rempli du Saint et de feu. Certainement qu’une grande joie s’est manifestée dans le cœur de Jésus, ce jour là : le feu du Saint-Esprit allait commencer à se répandre sur toute la terre. Avant qu’il ne la recouvre comme l’eau, le fond des mers.

Nous voyons là, la réalisation de l’annonce faite par Jean-Baptiste : Mat 3 : 11 Moi, je vous baptise d’eau, pour vous amener à la repentance, mais lui (Jésus) il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu. Jésus sait que nous avons besoin de cette expérience avec le feu de l’Esprit pour répondre à son commandement. Mat.28 : 19 Allez faite de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom de père, du fils et du Saint-Esprit.

Les 120 reçurent le courage de devenir des témoins avec la capacité de démontrer la puissance de Dieu : Actes 1 :8 : « Vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous et vous serez mes témoins… jusqu’aux extrémités de la terre ». La puissance du feu qui est alors descendue sur eux va descendre sur tous ceux qui aujourd’hui l’accueilleront ou croiront.  Car nous aussi, nous avons besoin de ce feu pour être des témoins… dans nos familles, nos lieux de travail, nos collèges ou lycées, dans notre pays et jusqu’aux extrémités de la terre.

Nous aussi nous avons besoin de ce feu qui révèle la parole ou qui

 donne sa puissance, de ce feu qui épure, ébranle ce qui est ébranlable, tranche, donne la crainte de Dieu et non la peur, fortifie, éclaire, ouvre les yeux, permet d'expérimenter la puissance de Dieu, celle qui manifeste sa gloire, celle qu'il donne à ses intimes.

Lors de la pentecôte, nous constatons cette association parole et Esprit dont nous avons parlé précédemment : les langues de feu et le changement intérieur des 120 qui proclament la parole que le Saint-Esprit met dans leurs cœurs et qu’ils libèrent avec hardiesse. Ils ne sont plus dans crainte, ni la peur.

Nous savons et croyons que Dieu ne fait rien par hasard. Nous sommes émerveillés de voir comment Dieu avait prévu que le Saint-Esprit serait répandu dans les nations. Quinze siècles avant la pentecôte, sur le mont Sinaï Dieu donne sa loi à son peuple, Israël. Ce jour devient Shavouot et l’une des trois fêtes que Dieu demande, à son peuple, de célébrer à Jérusalem, chaque année. Avant de retourner vers le Père, Jésus ordonne à ses disciples de ne pas commencer leur mission, avant d’avoir reçu ce que le Père avait promis : le Saint-Esprit. ET Dieu choisi le jour de Shavouot, le jour où des juifs de toutes les nations, sont présents à Jérusalem, pour accomplir sa promesse. Tout Jérusalem accourt vers la chambre haute, où le Saint-Esprit s’est manifesté sur les 120 qui sot en prières et dans l’attente. Pierre annonce la bonne nouvelle du salut, ainsi que l’accomplissement de la prophétie de Joël. 3000 personnes se convertissent, elles sont baptisées d’eau et d’Esprit, parmi elles il y a ces juifs de toute nation. Ces juifs retournent dan leur pays, ils y emportent le feu du Saint-Esprit, qu’ils ont reçu. Certainement qu’ils l’ont transmis, propager par la suite.

Le feu doit être entretenu dans nos vies

L’onction doit accompagner le feu. Lévitique 8-16 la graisse (ou l’onction) doit être brûlée par le feu.

Romains 12-11 Ayez du zèle et non de la paresse. Soyez fervents (ou brûlants) d’esprit. Servez le Seigneur.

Ephésiens 5-18-21 les plaisirs du monde, la colère, la désobéissance à Dieu font baisser le feu. Quand le feu baisse dans nos vies, la lumière baisse et l’indécision prend place. Les ténèbres reviennent, les motivations nous quittent ainsi que le discernement. Il faut ranimer le feu dans nos vies par le souffle de Dieu, c'est-à-dire le Saint-Esprit, le vent impétueux de la Pentecôte, qui agit comme la forge du forgeron. Il faut enlever les cendres qui se déposent constamment sur l’autel de nos cœurs. Pour cela nous avons besoin de la louange communautaire.

 

Actes  4  Pierre   et   Jean  viennent   de connaître  la prison  à   cause de  leur  foi  en  Jésus  et notamment  la guérison d’un malade. Après avoir été relâché, ils allèrent vers les leurs. Verset 23 à 31. Ensemble ils louèrent  Dieu et le Saint Esprit les renouvela avec  puissance. Le feu de l’Esprit  enlève  la  peur  des  menaces  et des  tribulations,  des  conséquences  qui  entraînent l’engagement à l’obéissance.
Le  feu  doit  être  continuellement  entretenu  par la  prière,  la  louange,  l’adoration  communautaire, la mise en pratique des lois du royaume, l’amour, la paix la communion avec le Père, avec Jésus par le Saint-Esprit.

2  Timothée 1-6 Paul  encourage Timothée  à  ranimer  la  flamme  du don (de l’Esprit) qu’il a reçu  par  l’imposition  des mains. Cela  s’appelle  entretenir  le feu. Dieu confirme  son appel dans la vie d’un croyant par la présence de son feu.

Pour entretenir le feu de l’Esprit, il faut du sel dans nos vies

 

Marc 9-49 car tout homme sera salé de feu.

Marc 9-49 version parole vivante : en effet chacun doit être purifié par le feu et préparé pour Dieu comme on prépare l’offrande du sacrifice avec du sel.

Le sel active le feu. Le sel est brûlant.

Lévitique 2-13 Tu mettras du sel sur toutes les offrandes, signe de l’alliance de ton Dieu. Tu ne laisseras point ton offrande manquer de sel.

Le sel c’est le feu de Dieu dans nos vies. Le feu de Dieu dans la vie d’un chrétien, c’est le signe de l’alliance de Dieu avec ce chrétien. Une des significations du mot sel, en Hébreu, c’est inviolable. Oui l’alliance de Dieu est inviolable. Le feu est dans l’alliance. Dieu confirme son alliance dans la vie du chrétien par le feu. Nous sommes le Temple du Saint-Esprit et Dieu y met son feu.

Le feu de Dieu a du goût, le goût du royaume. Le feu de Dieu a le goût de l’évangile. Il a le goût de la sainteté, de la repentance, il a le goût de l’amour.

Pour entretenir le feu de Dieu soyons en paix les uns avec les autres.
Marc 9-50 le sel est une bonne chose, mais si le sel devient sans saveur avec quoi l’assaisonnerons-nous ?

Ayez du sel en vous-même et soyez en paix les uns avec les autres.

Le feu de Dieu dans la vie du croyant c’est un gage de sa divine présence. Ne négligeons rien de ce que Jésus nous a acquis à la croix car tout cela nous est donné par grâce.

Veillons à ce que la grâce ne soit vaine dans nos vies. Ne méprisons pas la grâce, ne jouons pas avec le feu ou l’onction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Fils d'Abraham en Jésus mon sauveur - Publié dans : la puissance de feu de Dieu - Communauté : le coeur du Père
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